2009 juin | Mes-idées

Mes-idées.com

Mes créations et points de vue

Oups là, je triche un peu, parlons un peu de ma vie privée. Juste un peu.

En fait, j’en ai marre. Marre ? Oui, marre. Des vĂ©tĂ©rinaires. Vous savez, ces mĂ©decins pour animaux.
Afin de comprendre mon ras de bol, je vais devoir vous conter depuis le début.
Il y’a des annĂ©es, on avait une chatte. Très solitaire, on ne l’emmenait que lors de nĂ©cessitĂ© absolue (du genre, plomb dans l’estomac…) chez le vĂ©tĂ©rinaire, et lorsqu’on y allait, on n’avait rien Ă  redire, il faisait les choses bien.

Mais voilĂ , il a arrĂŞtĂ© pour je ne sais quelle raison, et pendant un moment, notre ville n’avait plus de vĂ©tĂ©rinaire. Un jour, son remplaçant arrive. Notre chatte est alors morte, mais nous avons un chien et un chat (l’un de ses fils).
Un jour, le chien va très mal, on va donc chez le vĂ©tĂ©rinaire qui nous proscrit une opĂ©ration d’urgence. Il s’avère que c’est sa prostate qui fait dĂ©faut. Après l’opĂ©ration, notre petit toutou redevient comme d’habitude, et lĂ  aurait du s’arrĂŞter l’histoire.
Oui mais, quelques temps plus tard, pour un contrĂ´le de routine sur notre chat, paf, opĂ©ration lĂ  aussi, de la prostate, nous sommes tous Ă©tonnĂ©s de ce rĂ©sultat alors qu’il semblait bien aller.
Quelques temps plus tard, le vĂ©tĂ©rinaire s’envoler pour les Ă®les. Ce n’est qu’Ă  ce moment qu’on appris par diffĂ©rentes sources qu’il opĂ©rait systĂ©matiquement, sans mĂŞme faire de facture (ça on l’avait vu directement mais bon). En gros, il a amassĂ© le plus d’argent possible en se servant des animaux. Enfin, laissons lui un (petit) bĂ©nĂ©fice du doute, surtout que pour le chien, je pense que ce fut utile.

C’est lĂ  que ça devient marrant ! N’ayant plus de vĂ©tĂ©rinaire dans la ville, on se dĂ©cide Ă  en trouver un autre, tiens, dans la ville d’Ă  cĂ´tĂ©. Oui parce que quelques annĂ©es après, notre chien va de plus en plus mal. Il a du mal Ă  marcher et dort encore plus que d’habitude. On va donc d’urgence chez la vĂ©tĂ©rinaire. Bilan : il est trop gros, il lui faut des croquettes spĂ©cial minceur.
Ce qui n’arrange Ă©videmment en rien le problème. Son cas s’aggrave, jusqu’au point oĂą il s’Ă©croulait pendant qu’il marchait, obligeant mon frère Ă  le porter jusqu’Ă  la voiture pour l’emmener chez le vĂ©tĂ©rinaire. LĂ , on nous dit qu’ils vont le garder pour l’observer, et le lendemain, forcĂ©ment, ne reste plus que l’euthanasie.
Attention, sur son cas, il Ă©tait clair qu’il Ă©tait obèse. Le problème Ă©tant que lorsqu’on amène un animal Ă  un vĂ©tĂ©rinaire lui disant qu’il va mal, il serait normal qu’il se pose d’autres questions que celle du poids, non ?

Bref, nous reste le chat. Quelques années plus tard, un chat errant vient se greffer dans notre famille.
Étant donné son origine incertaine, on se décide à aller le faire ausculter par un vétérinaire, pour voir quel âge il a environ et voir si tout va bien. Forcément, on ne va plus dans le même que précédemment,et nous voici en route pour un autre vétérinaire.
Le chat, en temps normal, est très câlin et pas du tout mĂ©chant. Mais le stress du voyage et de l’inconnu en font un autre chat. A peine arrivĂ© lĂ  bas, il Ă©met de gros miaulements, les yeux tout noirs, mais sans griffer aucunement. La vĂ©tĂ©rinaire, stagiaire ou je ne sais quoi, ne le toucha mĂŞme pas. Par contre, elle toucha le coĂ»t de la sĂ©ance, forcĂ©ment. Encore un autre vĂ©tĂ©rinaire Ă  Ă©viter.

Mais ça ne s’arrĂŞte pas lĂ  : quelques annĂ©es plus tard, l’autre chat va mal. Depuis quelques temps, il a adoptĂ© un comportement bizarre, qui ne fait que s’amplifier. Autre vĂ©tĂ©rinaire, encore. Bilan : du tartre aux dents.
LĂ  encore, son Ă©tat ne s’amĂ©liore pas du tout, il empire. C’est Ă©vident. Il nous parait bizarre, son comportement change, et pourtant, on nous dit que c’est du tartre. Comme si ça allait changer le comportement. Mais que voulez vous dire ? Les vĂ©tĂ©rinaires sont soit disant compĂ©tents et s’y connaissent, nous sans aucun savoir dans le domaine ne pouvons rien dire de plus. On leur fait confiance.
Quelques semaines après cependant, son Ă©tat empire. C’est un samedi soir qu’il cracha du sang. ForcĂ©ment, on parti directement dans un vĂ©tĂ©rinaire de garde. C’est lĂ  bas qu’on apprit ce qu’il avait : les globules blanches qui s’attaquaient aux rouge. Et forcĂ©ment, Ă  ce stade, il n’y a plus grand chose Ă  faire, Ă  part artificiellement le maintenir en vie. On prĂ©fĂ©ra l’euthanasier pour mettre fin Ă  ses souffrances. MalgrĂ© plusieurs demandes pour savoir si, en dĂ©terminant plus tĂ´t sa maladie, il aurait Ă©tĂ© possible de le sauver, certainement dans un souci de prĂ©server ses collègues, le vĂ©tĂ©rinaire de garde n’a rien voulu me dire, prĂ©fĂ©rant dire “on ne peut pas dire”.
Sauf que moi, je me sens coupable dans un certain sens. Et si on l’avait amenĂ© plus tĂ´t Ă  un vĂ©tĂ©rinaire compĂ©tent, aurait-il Ă©tĂ© sauvĂ© ? Et si… Mais c’est trop tard.

Nouveau chat, nouveaux problèmes : on tente encore un nouveau vĂ©tĂ©rinaire. J’y suis allĂ© deux fois. Par deux fois, je me suis cru dans une chaĂ®ne. On regarde ses paupières, ses dents, et paf, c’est terminĂ©, Ă  la caisse, suivant !
Et attention, quand on lui pose des questions du genre “comment c’est possible qu’il ait cette dent quasiment foutue alors qu’il n’a qu’un an ?”, la rĂ©ponse est cinglante : “je constate juste, je ne sais pas”. Que voulez vous rĂ©pondre ? Bien sĂ»r, on lui demande pas ce qu’il s’est passĂ© exactement, il est Ă©vident qu’il n’en sait pas plus que nous, mais par son Ă©tat de vĂ©tĂ©rinaire, en ayant certainement dĂ©jĂ  vu des cas similaires, il aurait pu au moins nous donner des pistes, des idĂ©es !

De par ce billet, j’aimerais Ă©voquer un grave souci au niveau des vĂ©tĂ©rinaires. Je pense bien que je ne suis pas tombĂ© sur le bon, et j’essaye de ne pas dĂ©sespĂ©rer.
Mais il y’a plusieurs problèmes. Que l’on ne soit pas remboursĂ©, je comprend tout Ă  fait. C’est notre responsabilitĂ© que de prendre un animal, les soins engendrĂ©s ne peuvent ĂŞtre remboursĂ©s par une mutuelle, ils ont dĂ©jĂ  bien assez de souci comme ça.
Le souci, c’est que lorsqu’on va chez le mĂ©decin et qu’il nous soigne pas ou mal, non seulement on est remboursĂ©, mais en tant qu’ĂŞtre humain, on peut aller râler et prendre l’initiative de changer de mĂ©decin. Mais l’animal ? Ne pouvant pas parler, on ne sait pas si le vĂ©tĂ©rinaire est compĂ©tent ou non. Et mĂŞme si il n’a absolument rien fait sur l’animal, il faut payer, souvent le prix fort.
Et bien souvent, les vétérinaires tentent de nous faire acheter croquettes et accessoires au prix fort, parce que ce soit dans les grandes surfaces ou dans les pharmacies, leurs produits sont pourris et pas adaptés. Logique.

Et lorsque l’animal meurt ? Eh bien, rien. Étant donnĂ© qu’un vĂ©tĂ©rinaire, c’est censĂ© s’y connaitre dans le domaine, on ne va pas lui demander des comptes. Bien Ă©videmment, comme un mĂ©decin ou comme n’importe quel mĂ©tier, il est possible de commettre des erreurs, je ne le nie pas.
Le souci, c’est que par mon expĂ©rience, j’ai l’impression que les vĂ©tĂ©rinaires ont Ă©tĂ© amenĂ© a rĂ©pĂ©tĂ© moults fois les mĂŞme gestes, les mĂŞmes traitements. Étant donnĂ© que les gens amènent leur animal pour tout et n’importe quoi, souvent des choses bĂ©nignes qui ne mĂ©riteraient mĂŞme pas qu’on les soigne, les vĂ©tĂ©rinaires se sont adaptĂ©s et ne se content plus qu’un examen de routine : paupières, dents, tempĂ©rature Ă©ventuellement, et lĂ  encore, ce n’est pas sur. Et basta. Et, au vu de leur forte expĂ©rience, ils ne prennent mĂŞme plus l’avis des gens en compte.
D’un certain cĂ´tĂ©, je peux comprendre. Mais de l’autre, j’ai la dĂ©sagrĂ©able impression d’avoir perdu 2 compagnons trop tĂ´t, par leur incapacitĂ© Ă  Ă©valuer si le cas est vraiment en danger ou non. Et les deux sont morts dans les salles froides et austères des vĂ©tĂ©rinaires, mĂŞme pas chez eux, dans leur environnement.

Alors, que faire ? On ne peut rien faire en rĂ©alitĂ©, juste se contenter de payer. Bien sĂ»r, la solution ultime serait de tester tout les vĂ©tĂ©rinaires du coin afin de trouver le meilleur. Mais au prix de la consultation, et au vu de ce qu’ils font en gĂ©nĂ©ral, non merci.

VoilĂ , c’est un billet de pure rage, j’en suis conscient, mais il faut dire les choses comme elles le sont.
Alors, pourquoi aujourd’hui ? Je reviens du vĂ©tĂ©rinaire. Mon chat tousse depuis 3 jours, est très maigre, voit son nez rose pâlir certains jours et semble collectionner les blessures qui cicatrisent mal.
Bilan : une dent irritĂ©e. Pour la dent et la blessure Ă  la joue qu’il a, je suis d’accord, je pense que c’est bien ça. Mais le reste ? “non, il n’est pas maigre”. “la toux, c’est une touffe de poil, elle va partir. ”
… J’ai peur. J’ai peur qu’encore une fois, on ne perde un animal bĂŞtement, sauf que cette fois ci, il n’a qu’un an. Mais je ne peux rien dire, comme d’habitude. Ah et oui, voulant nous vendre un anti parasitaire qu’on a refusĂ©, le vĂ©tĂ©rinaire s’est quasiment Ă©nervĂ© en nous certifiant que c’est le meilleur anti parasitaire et le plus vendu au monde, que la pharmacie, qui nous avait dit qu’il Ă©tait trop fort et plutĂ´t nocif, n’y connaissait rien.
Seulement, le round up Ă©tait aussi considĂ©rĂ© comme le meilleur, c’est le plus vendu au monde, et on disait mĂŞme qu’il Ă©tait Ă©cologique (enfin, pas on, eux-mĂŞme). Et pourtant, il s’avère que c’est du poison pour toute forme de vie, qui s’infiltre dans la terre et va polluer nos rivières pour des annĂ©es.
Seulement voilĂ , lorsque l’on a des produits Ă  vendre, on est plus ou moins obligĂ© d’en faire de la bonne publicitĂ©, non ? Et nous revoilĂ  dans le monde impitoyable des vĂ©tĂ©rinaires, qui doivent souvent payĂ© leur secrĂ©taire, et pour ça, le coĂ»t exorbitant des sĂ©ances ne suffit pas, voyons ! Allez allez, on paye, la carte bancaire, c’est mieux, tu pourras payer de plus gros montants.

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