2010 août | Mes-idées

Mes-idées.com

Mes créations et points de vue

L’”aventure” n’aura pas du durĂ© longtemps, moins de 2 mois. Le site avait Ă©tĂ© achetĂ© le 2 juillet (cf ce post), et le voilĂ  dĂ©jĂ  revendu. Pourquoi ?

Beaucoup de raisons, en fait. En premier lieu, et ce fut ma plus grosse erreur, je pense, c’est que je ne me suis jamais vraiment penchĂ© sur les sites de jeux. Ce secteur ne m’a jamais intĂ©ressĂ©. Lorsqu’on m’a proposĂ© l’achat du site, j’ai Ă©tĂ© appâtĂ© par les gains engendrĂ©s. Sauf que je ne savais mĂŞme pas ce qu’il y’avait Ă  gĂ©rer…

Donc, dès le dĂ©part, je ne gĂ©rais pas vraiment le site. J’avais confiĂ© la tâche Ă  une autre personne, qui ne me demandait rien, et qui voulait gĂ©rer tout cela, sans rien en retour : je m’Ă©tais dit “cool, je le payerais si il est efficace”. Sauf que.
Premier gros problème : Ă  peine le site achetĂ©, j’ai eu des demandes de cadeaux lĂ©gèrement abusĂ©s, genre… Une tĂ©lĂ© O_O
Sauf que je n’avais plus assez de fonds… L’autre personne, sachant cela, s’est alors dĂ©menĂ© pour trouver des nouveaux fonds, sauf qu’il a un peu trop poussĂ© les choses, ce qui a un peu (beaucoup) nuit Ă  l’image du site…
Cadeau bonus : un soir, le site se fit hacker, dès la seconde semaine après le rachat. Cool.
Et les demandes continuaient, sans pour autant recevoir de l’argent derrière. Le premier concours que j’avais organisĂ© se finissait, et paf, tout plein de lots supplĂ©mentaires Ă  payer :/

Et les critiques pleuvaient “pas assez transparent”, “les gagnants sont bidons”, “le hack c’Ă©tait du vent”, “la boutique est vide”…
Malgré plusieurs nouveautés en préparation et sorties (forum, design, jeu) et malgré des paiements rapides, le site continuait de subir des critiques. Je décida alors de le revendre. Un mois après, le voilà revendu.

Je suis soulagĂ© d’un cĂ´tĂ©, mais dĂ©goĂ»tĂ© de l’autre : les gens sont vraiment très capricieux sur ce genre de site, et la moindre erreur est sanctionnĂ©e. Toutes mes mesures entreprises qui ont fait progressĂ© le site n’ont jamais Ă©tĂ© saluĂ©es, Ă  aucun moment. A l’opposĂ©, chaque erreur Ă©tait relevĂ©e en moins de 12 heures (et encore, je suis large).
Non pas que je fais des sites pour qu’on m’en fĂ©licite, ni pour m’en mettre plein les poches au dĂ©triment des membres (on me l’a faite celle la, une blague très drĂ´le, surtout quand je recompte tout ce que j’y ai perdu), mais il y’a des limites. Comme je l’ai toujours dit et le dit toujours, je suis totalement ouvert sur les critiques, mais les critiques constructives, et non pas les dĂ©nonciations systĂ©matiques agrĂ©mentĂ©es de suppositions sans fondement.

Je suis donc soulagĂ© de ne plus avoir ce fardeau financier (et comptable :s), mais dĂ©goutĂ© par l’image que j’ai pu transmettre via ce site. Oui, parce que, du coup, c’est un peu sur moi que toute la faute retombe. Je ne fais pas mon calimĂ©ro, mais c’est un peu le sentiment que j’en retire.

Je ne prĂ©tends pas non plus que kdochoco est devenu, ou Ă©tait, un site pourri, il reste encore un site sympathique, le souci, c’est que ce genre de site ne m’intĂ©resse pas grandement.
En fait, professionnellement, ce genre de site n’a que peu d’intĂ©rĂŞt ; Ă  part si, comme prizee par exemple, des moyens Ă©normes y sont dĂ©posĂ©s, et lĂ  encore, je ne sais pas si ils y gagnent tant que ça (d’ailleurs, dernièrement, ils font payer les frais de port, comme quoi, ils devaient pas gagner Ă©normĂ©ment).
Pour une gestion personnelle, c’est sympa comme site : ça prend quotidiennement du temps, et pas qu’un peu, et pas trop de souci au niveau de la gestion externe.
Gestion externe ? Je veux parler de la tva Ă  reverser, des CGV qui doivent ĂŞtre conformes (+ frais d’avocat), des jeux concours sous huissier (+ frais), de la gestion de la comptabilitĂ© difficile (devoir mettre je ne sais combien de centaines d’euros en cadeau aux clients, que de gĂ©nĂ©rositĂ© :\).

Bref, bye kdocho, bonne continuation ! Et moi, je vais pouvoir me (re)concentrer sur des projets plus sérieux (et plus longs :s ), genre co-nature (bientôt, promis !!) et un autre, un nouveau, encore :)

Popularity: 4% [?]

Oui, j’ai clairement repris le titre de “Pourquoi Umineko est moins bien que Higurashi ?“, mais vous remarquerez une inversion des valeurs, comme quoi, non, je ne me suis pas contentĂ© de me repomper :p

Alors, pour commencer, oui, nous sommes en 2010, FF8 est sorti en 1999 (plus de 10 ans !) et FF9 est sorti en 2000 (je vous donne les dates japonaises, pour l’Europe, rajouter un an). Quel intĂ©rĂŞt d’en parler maintenant, alors mĂŞme que leur support, la Psone, ou plutĂ´t, la Playstation n’existe plus depuis belle lurette ? Nous en sommes Ă  la PS3, et vla t’y pas que je viens baragouiner sur des jeux de l’Ă©poque ; peut ĂŞtre mĂŞme que certains lecteurs ne savaient mĂŞme pas parler lorsqu’ils sont sortis (et vlan dans ta gueule, le coup de vieux).
Alors, pour me faire comprendre, soyons clair : je n’ai jamais fait les final fantasy dans l’ordre. J’ai commencĂ© par le 7, sorti en 1997 ; Ă  l’Ă©poque, j’avais eu le jeu rapidement, donc en 1998 je crois (lors de sa date de sortie europĂ©enne, suivez un peu mieux !). Comme tout les joueurs de l’Ă©poque, qui ne connaissaient pas la saga, je pris une claque monumentale et FF7 reste encore dans mon cĹ“ur (Aerith surtout), et Ă  l’Ă©poque, je ne dĂ©sirais qu’une chose : les autres opus. Sauf que les prĂ©cĂ©dents n’Ă©taient jamais sortis en Europe… Et certains n’ont mĂŞme jamais Ă©tĂ© traduits en anglais (pour le français, remplacez “certains” par “aucun”). A l’Ă©poque, oĂą, bref rappel, internet en Ă©tait Ă  ses balbutiements, les roms Ă©taient disponibles que dans des endroits connus de 3 geeks du coin, hors internet, et il fallait en outre ĂŞtre un bidouilleur de première et ne pas avoir peur de bousiller plusieurs consoles avant d’arriver Ă  tes fins. J’exagère un peu, toujours est-il qu’Ă  l’Ă©poque, mĂŞme si google dĂ©butait, faire une recherche “roms ff5″, par exemple, n’aboutissait Ă  rien. Et tu pouvais toujours multiplier les recherches, ce genre de pages n’existaient pas.

Bref, lors de la sortie de l’opus 8, j’Ă©tais dĂ©jĂ  dans une phase descendante en tant que joueur : j’avais passĂ© ma boulimie de jeux vidĂ©os, et le 8 me gava bien vite, en fait. Je crains que ce n’Ă©tait surtout parce que, comparĂ© au 7, les personnages Ă©taient “sĂ©rieux”, rigides,le système avait totalement changĂ© (il faut avouer que le système des materia reste parfait), et puis bof, quoi.
Je ne vais pas continuer Ă  raconter ma vie, dĂ©jĂ  qu’il ne reste plus qu’un lecteur (allez, lectrice)… Donc pour rĂ©sumer, j’ai effectuĂ© les Final fantasy dans cet ordre :
7, 3, 4, 9 puis 8.

Fort heureusement, les FF se suivent dans leurs chiffres, mais sont tous diffĂ©rents : peu importe l’ordre, au final. Les 4 et 5, je les ai fait dans leur version DS, et il faut bien avouer qu’ils sont tout simplement gĂ©niaux, Ă  tout les niveaux, ou presque.
Je vous explique ceci parce qu’il faut bien comprendre que, quelques mois Ă  peine après avoir fini les 3 et 4, sur DS, je me suis mis sur le 9.
Donc partant de ce fait, 2 soucis majeurs, qui ont peut ĂŞtre influencĂ©s mon avis, sont Ă  noter : en premier lieu, les temps de chargement. Très franchement, je n’ai pas souvenir que je les ai trouvĂ© longs dans le 7, mais alors, le 9, ouah. Objectivement, cette impression doit surtout ĂŞtre renforcĂ©e parce que je venais de me taper deux FF de 27 heures et de 37 heures sans aucun temps de chargement, et paf, retomber dans les chargements Ă  outrance m’a clairement dĂ©goĂ»tĂ©.
Cela dit, toujours en restant objectif (je crois), je pense vraiment que les temps de chargement de FF9 sont plus longs que ceux de FF7 et de FF8, mais bon, c’est la PSone, faut pas trop lui en vouloir.

Note importante : je ne me suis pas retenu sur les spoilers, vu que plus de 10 ans ont passĂ©, j’ai estimĂ© que je n’avais pas besoin de les Ă©voquer dans le dĂ©tail. Si vous voulez y jouer sans que votre plaisir n’y soit gâchĂ©, ne lisez qu’après avoir fini les deux jeux.

Le second point dĂ©favorisant très clairement FF9, c’est que… En fait, j’avais toujours lu qu’il Ă©tait gĂ©nial. Surtout gĂ©nial par rapport au 8, et qu’on retrouvait les Ă©lĂ©ments si cher au 7.
Alors forcĂ©ment, j’ai lancĂ© le jeu, j’Ă©tais aux anges “ouais, retrouvez la mĂŞme âme que le 7, youpi”.
Ben, perdu. J’ai rapidement dĂ©chantĂ©. En plus des chargements, les personnages m’ont vite gavĂ©s (je dois carrĂ©ment chercher les noms pour m’en souvenir :/) : Djidane a le charisme du roi Louis (je parle du livre de la jungle), il se croit drĂ´le et beau gosse, il est en rĂ©alitĂ© gavant et sa coupe de cheveux est pire que la mienne dans mon Ă©tat “cheveux longs/au rĂ©veil/pas coiffĂ©/la tĂŞte dans le fondement”.
Vient ensuite Steiner. Il m’a gavĂ© aussi rapidement que Djidane, en fait. Je n’arrive pas Ă  comprendre pourquoi les dĂ©veloppeurs lui ont donnĂ© cette double personnalitĂ©, Ă  savoir, garde royal super loyal et chef de troupe, mais aussi… Gaffeur, et au QI d’une huile qui va se faire gober. Pourquoi lui avoir donnĂ© un rĂ´le de bouffon ? Cela dit, j’aimais bien le diriger pour le bruit qu’il faisait avec son armure. Maigre consolation, oui.
Grenat. Enfin, Dagga. Enfin, la princesse. Autant dans FF4 et 5, il y’a une princesse, autant elles ont un rĂ´le vraiment excellent, autant dans FF9, son rĂ´le est un amas de clichĂ© qui Ă©nerve. La princesse qui rejette les idĂ©es de sa maman mais qui ne sait pas quoi faire pour finir par faire sa petite crise puis se remettre d’aplomb en coupant ses cheveux, pitiĂ©, au secours, n’en rajouter plus. Et merde, si, ils en rajoutent : elle va tomber amoureuse de Djidane, et inversement. Quelle retournement de situation, dis donc.
Vivi. Un personnage qui se veut mignon, mais sans visage et totalement noir avec des yeux qui brillent, on a déjà vu mieux. Son questionnement sur son existence est légitime mais il va un peu passer tout le jeu dessus, sans vraiment avoir de réponse, ce qui est un peu lourd, en fait. Un personnage intéressant mais pas assez exploité, je trouve.
Freyja, j’aime bien. Mais son rĂ´le est minime et son histoire tient en une ligne : elle cherche son maĂ®tre, et va suivre Djidane, alors mĂŞme qu’elle est censĂ©e se la jouer solo. Logique.
Kweena, ou le personnage dont on se serait volontiers passer. Son but est inutile, et ses raisons de nous suivre digne d’un enfant de 5 ans “je veux goĂ»ter toutes les bonnes choses de ce monde” ; oui oui, quand tu seras grand, retourne jouer dans ta chambre.
Eiko est un personnage vĂ©ritablement intĂ©ressant, car bien que gamine, c’est, je crois, le personnage la plus mature du jeu. Dommage qu’elle ne soit pas plus mise en avant.
Et pour finir, Tarak. Un peu le pompom. Un mĂ©chant Ă  l’honneur intact qui, une fois battu en duel, va suivre le hĂ©ros pour tenter de le comprendre “mais pourquoi il m’a pas tuĂ© ?”. Je doute qu’on puisse faire pire, au niveau clichĂ©s.

Oh, alors, je vous vois bien venir, bande de chenapans : vous allez me rĂ©torquer que Final Fantasy 8 ne fait pas forcĂ©ment mieux. Et bien, moi je trouve que si. Je ne prĂ©tends pas du tout que ce soit le cas pour tous, mais FF8 s’en tire pour trois raisons majeures : les personnages sont moins nombreux, les principaux protagonistes sont vĂ©ritablement charismatiques et surtout, en fait, les 4 personnages de fond n’ont mĂŞme pas l’ambition d’ĂŞtre mis en avant : ils sont rapidement dĂ©finis comme des sous fifres, point final. Cela n’excuse pas leurs traits exagĂ©rĂ©s, cela dit, nous sommes d’accord. En voici un rĂ©sumĂ©, imagĂ© s’il vous plait (par ordre d’apparition) :

Squall
Squall FF8

Certaines personnes le trouve antipathique voir reloud. Je ne trouve pas. Certes, le fait que ses pensĂ©es sur le monde l’entourant rejoignent un peu les miennes font que je n’ai peut ĂŞtre pas un avis très objectif sur ce personnage. Certes, certaines de ses actions sont incomprĂ©hensibles (le must restant : “je vais te sauver au pĂ©ril de ma vie !” *un temps plus tard* “mince, dĂ©solĂ©, je peux pas t’aider, c’est d’accord, allez la tuer” *5 minutes plus tard* “je viens te sauver !!” O_O).
Mais son cĂ´tĂ© antipathique est largement comprĂ©hensible, quand on voit les personnes qui l’entoure. Entre Zell le chiant, Seifer et ses deux toutou qui fait que le dĂ©fier, son “instructrice” qui lui fait les yeux doux, tu m’Ă©tonnes qu’il a pas envie de s’impliquer.
Et mĂŞme sans cela, moi j’aime bien avoir mon intimitĂ© aussi :)

Linoa
Linoa FF8

En effet, ce n’est pas une princesse. Et pourtant, elle enfonce Dagga sur tout les points. Joueuse, enjouĂ©e, taquine, sachant ce qu’elle veut, ne supportant pas ĂŞtre mise de cĂ´tĂ©, son caractère est juste gĂ©nial (si une Linoa passe sur ce blog, appelles moi). Plus que d’ĂŞtre gĂ©nial, il me paraĂ®t authentique, au mĂŞme titre que celui de Squall, et j’ai vraiment apprĂ©ciĂ© Linoa.

Zell
Zell FF8

Non, ne cherchez pas, ce n’est pas vraiment l’aperçu de Zell… En fait, j’ai pensĂ© illustrer les prochains personnages selon leur vĂ©ritable personnalitĂ©. Zell me fait donc penser Ă  Raoul. Raoul ? Qui que c’est ? Regardez, et vous comprendrez.
Zell est donc une sorte de personnage qui n’a pas d’intĂ©rĂŞt. Il sert Ă  assister le hĂ©ros, point barre. Il se dit fonceur, mais Ă  aucun moment, il ne le sera. Ce qui est gĂ©nial avec lui, c’est qu’il n’a ni ambition, ni histoire, et il ne s’en cache pas :/
A noter cependant quelques prises de positions et d’actions qui, Ă  chaque fois, m’Ă©tonna, ce qui rehausse un peu son intĂ©rĂŞt.

Quistis
Quistis FF8

Il va falloir m’expliquer. Non, franchement. La prof, sexy, ok. La prof jeune et sexy, ok. La prof jeune, sexy, qui aime le fouet, euh, pourquoi pas. Mais la prof sexy, jeune, qui aime le fouet, qui est au niveau de l’Ă©tudiant, qui en est amoureuse et qui va le suivre, faut peut-ĂŞtre pas poussĂ©, si ?
Si, apparemment. Quistis est donc une femme prof qui aime Squall et qui va le suivre comme un toutou parce qu’elle l’aime. Et son mĂ©tier ? Bah, non, il ne faut plus en parler, on s’en fout un peu, c’est secondaire. Et ses ambitions ? Ça veut dire quoi, dĂ©jĂ , “ambition” ?

Selphie
Selphie FF8

Comme Zell, en pire. Elle n’a ni passĂ©, ni ambition. Son atout ? ĂŠtre “Ă©nergĂ©tique”. Oui donc, juste montrer qu’elle est motivĂ©e pour tout et n’importe quoi. Sinon ? Rien de rien. Ah si, elle sait piloter (dès le premier essai s’il vous plait). Je crois que c’est lĂ  son seul rĂ©el intĂ©rĂŞt pour l’Ă©quipe. En tout cas, l’image de la cruche l’illustre fort bien.

Irvine
Irvine FF8

Irvine, je l’aimais bien. Au dĂ©but… Non, ok, je plaisante. En rĂ©alitĂ©, lors de son arrivĂ©e, je me suis dit “ah ! Il a l’air d’avoir la classe, celui-la”. Ce qui fut le cas, pendant au moins 4 secondes. Le temps qu’on ne dĂ©couvre que c’Ă©tait un pseudo dragueur Ă  la manque. Par la suite, son rĂ´le est inexistant. Ah, si, pardon. On dĂ©couvre qu’en plus d’ĂŞtre un dragueur Ă  la con, cerise sur le gâteau, c’est une poule mouillĂ©e (d’oĂą l’image du coq, “fier comme un coq”, mixĂ© Ă  la poule, il fallait y penser, hein ! Que je suis ingĂ©nieux, n’est ce pas les filles ?!.. Merde, je crois bien qu’il a dĂ©teint sur moi :/)

Bref, que 6 personnages, mais uniquement deux réellement intéressants. Car, si ! Squall et Linoa sont intéressants.
En fait, je crois avoir compris le principe du changement notable des FF, il peut se rĂ©sumer en un mot : l’amour. Je vous explique. Et rajoute immĂ©diatement que c’est une supposition, dĂ©coulant de 5 FF effectuĂ©s sur les 13 existants, donc possible que je me plante.
Bref, apparemment, jusqu’au 6, les FF se focalisaient sur la quĂŞte, et l’amour Ă©tait clairement mis de cĂ´tĂ© : un hĂ©ros, une princesse (ou une dame), les deux sont amoureux, point Ă  la ligne.
Le 7 a instillĂ© un changement, qui allait se renforcer par la suite : exit les amours certains et profonds, FF7 instaure, en plus de l’aventure principale, un cĂ´tĂ© romantique, couplĂ© Ă  une situation assez pointue, Ă  savoir, un choix cornĂ©lien sur sa dulcinĂ©e.
HonnĂŞtement, FF7 avait superbement rĂ©ussi son coup, et bien que l’histoire d’amour avait une place assez importante, Ă  AUCUN moment, elle ne prit le dessus par rapport Ă  l’aventure.

FF8 va pousser ce cĂ´tĂ© romantique, pour quasiment le mettre au devant de l’histoire principale. Personnellement, je trouve que, pour le cĂ´tĂ© romantique, FF8 tire son Ă©pingle du jeu, et la relation Squall-Linoa, mĂŞme si elle paraĂ®t Ă©vidente dès le dĂ©part, est loin d’ĂŞtre jouĂ©e d’avance : les non dits de Squall le mette souvent en mauvaise situation, et heureusement que le caractère enjouĂ© de Linoa lui permet de revenir, parce qu’une nana comme Tifa, par exemple, lui aurait dĂ©jĂ  mis son poing dans la tronche depuis un moment :D
J’ai trouvĂ© ce rapprochement touchant, et vraiment bien rĂ©alisĂ©. Et mĂŞme si l’histoire d’amour ait un grand rĂ´le dans ce FF, l’histoire principale avance honorablement, juste dommage qu’elle soit si mal ficelĂ©e (j’y reviendrais).

FF9, lui, enfonce davantage le clou de la romance, mais le fait d’une façon assez maladroite, je pense. Commençant par un drame et des “problèmes” pour les deux hĂ©ros, les Ă©loignant totalement du sujet au dĂ©part (Dagga et ses regrets, ses remords, ses responsabilitĂ©s ; Djidane… Euh… Son rĂ´le qu’il s’est lui-mĂŞme crĂ©e ?), pour les lancer subitement en plein dedans (”mince, on se verra plus… Bouhouhouh, je crois bien que je l’aime”), mettant, pendant cette phase, en retrait l’aventure principale… Et Ă  ce que j’ai compris, les FF suivants sont du mĂŞme ressort, Ă  savoir : une histoire d’amour qui a plus d’importances que l’histoire principale. Je trouve cela un peu dommage, mĂŞme si un peu d’amour pimente n’importe quelle histoire, je n’ai pas vraiment envie qu’on se retrouve face Ă  des sĂ©ries Z oĂą machin va trahir truc pour l’amour de bidule, parce que l’amour a une force surpuissante que personne ne peut battre, pas mĂŞme le Mal, qui sera forcĂ©ment vaincu par un bisou bien baveux, mĂŞme si le Mal venait d’achever sa dernière arme qui arrive Ă  dĂ©truire une planète.

Bref, depuis le 8, changement sur le fond.
Comme je l’ai mentionnĂ© plus haut, au niveau du 8, je n’ai pas trouvĂ© cela vraiment dĂ©rangeant. L’histoire d’amour est travaillĂ©e, et va crescendo. Squall ne tombe pas amoureux d’un coup, et on sent que Linoa prend de plus en plus d’importance dans son cĹ“ur.
Linoa, elle, prend au dĂ©but un malin plaisir Ă  taquiner Squall qui ne sait plus oĂą se mettre, et cette complicitĂ© (dont Squall se serait bien passĂ©, au dĂ©but ^_^) va peu Ă  peu lui faire rĂ©aliser qu’elle ne se contente pas de le taquiner : elle recherche sa prĂ©sence, elle le veut. Exit l’amourette de Seifer, qui l’a surtout impressionnĂ© plus qu’autre chose.
De plus, la puissance de leur amour est rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  un moment crucial, alors mĂŞme que Linoa est en mauvaise situation, puis en danger de mort. J’ai vraiment adorĂ© la scène de l’espace, avec une Linoa qui dĂ©pĂ©rit peu Ă  peu, jusqu’au moment oĂą elle retrouve la bague de Squall, qui lui redonne un zeste d’espoir. C’est, Ă  coup sĂ»r, clichĂ©, mais c’est drĂ´lement bien rĂ©alisĂ©. La rĂ©cupĂ©ration de Linoa est gĂ©niale, et j’avoue avoir Ă©tĂ© surpris par Squall, si renfermĂ©, qui n’hĂ©site pas, Ă  ce moment, Ă  se jeter dans l’espace, au risque de se perdre Ă  tout jamais (dans tout les sens du terme).
A ce propos d’ailleurs, lors d’un Pandecast (comment ? Vous ne connaissez pas ? C’est de renommĂ©e internationale pourtant :p ), Pande nous avait avouĂ© qu’elle execrait le thème phare de cette sĂ©quence, c’est Ă  dire Eyes on me. Ayant Ă©coutĂ© la musique avant d’avoir jouĂ© au jeu et subit la fameuse sĂ©quence, je dois avouer que c’est un thème un peu “soupe populaire”, et il est vrai que c’est Ă©trange qu’il soit considĂ©rĂ© comme le thème majeur de FF8, qui fait pourtant partie d’une grande saga. Rien Ă  voir avec le thème d’Aerith qui, lorsqu’il intervient, ferait pleurer une madeleine.

Ça, c’est pour l’avis hors contexte. Or, durant la fameuse sĂ©quence, il faut bien admettre que la musique a un impact bien plus grandiose. Après avoir subit plusieurs rĂ©vĂ©lations, après que le monde de la lune s’attaque Ă  la Terre, qu’Adel fut libĂ©rĂ©, et surtout, surtout, après que la base ait explosĂ©, que des centaines de membres sont morts lĂ  bas, après un dĂ©part prĂ©cipitĂ©, et après avoir vu Linoa sombrer dans l’espace, eu mille difficultĂ©s Ă  se connecter Ă  elle, risquĂ© sa vie pour aller la sauver, LE moment tant attendue des retrouvailles, et des confessions, qui arrive, et bam ! La musique qui va bien avec.
Lors de la scène, Eyes on me EST une bonne musique. En dehors, il est vrai qu’elle n’est pas forcĂ©ment mĂ©morable.
A noter : des fois, Squall est un gros con. Pourquoi il ne lui a pas fait de câlin quand elle lui a demandé ?
A noter bis : vaisseau de mes deux, avec ces saloperies de monstres qui vont par pair, j’ai passĂ© une heure Ă  buter ces saloperies en cherchant partout avant de comprendre qu’il suffisait de revenir sur l’Ă©cran du jaune qui te vire Ă  peine arrivĂ© pour qu’enfin je puisse accĂ©der Ă  l’explication du comment tuer ces saloperies… Et tout ça pour un truc si simple ?! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!

Mais si je parle de l’histoire d’amour, je suis obligĂ© de parler de l’histoire.
Et nous allons donc aborder le premier gros problème de FF8 : le scénario. Il était ambitieux, je pense. Mais mal ficelé.
Ambitieux, parce que la mĂ©chante de dĂ©part, Edea, a un charisme de 300% : elle est stylĂ©e, s’en tape des vies d’autrui, paraĂ®t surpuissante. Rajoutons Ă  cela Seifer, un mĂ©chant compagnon qui se la pète, qui parait plutĂ´t fort et qui possède deux larbins -toujours utile, et vous obtenez un dĂ©part satisfaisant, ou tout du moins, qui laisse des possibilitĂ©s allĂ©chantes.
Dommage que ça ne suive pas. Ok, comme expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, l’histoire d’amour est plutĂ´t intĂ©ressante. Je ne vais pas dire que c’est la meilleure histoire au monde, ce n’est pas le cas, mais elle est bien ficelĂ©e, bien maĂ®trisĂ©e, et bien amenĂ©e : tout les ingrĂ©dients sont bons, de ce cĂ´tĂ©.
Pour le reste, par contre, et malgrĂ© des personnages intĂ©ressants au premier abord, nous allons rapidement sombrer dans le “wtf ?”

DĂ©jĂ , un premier bĂ©mol avec Seifer qui se fait capturer par Edea. Pourquoi ? On ne sait pas. Et pourquoi Seifer se range Ă  ses cĂ´tĂ©s ? Pour ĂŞtre son “chevalier”, pardi. Quel logique. Mais sinon, des ambitions ? “Non non”, nous rĂ©pond Seifer. “Ah, si. Mon rĂ´le est juste de faire chier Squall”.
Ok, merci, au revoir. Et les 2 larbins ?
“Ah, ben nous, c’est pas pareil… On adule Seifer, alors on le suit, on est obligĂ©s. “
Ah oui ? Et pourquoi Ă  plusieurs reprises, vous doutez de lui, allant jusqu’Ă  l’abandonner ?
“…”
Tiens, Ă©tonnant, on a perdu le contact. Quel dommage, j’Ă©tais certain qu’ils avaient une bonne explication.

Enfin, Seifer, ce n’est que le dĂ©but du naufrage scĂ©naristique, en fait. Parce qu’après ça, Ă©norme rĂ©vĂ©lation : TOUT les personnages, mis Ă  part Linoa, se connaissent de longue date. Quel heureux hasard. MĂŞme la mĂ©chante, Edea, leur gouvernante alors.
A ce moment, un mot, une interrogation traversa mon esprit : “pourquoi ?”. Oui, pourquoi cette fatalitĂ© qui, au final, n’apporte rien Ă  l’histoire ? Il aurait Ă©tĂ© un peu plus profond, je pense, d’avoir des origines diverses et variĂ©es, plutĂ´t que de tout rĂ©unir dans un orphelinat oĂą les gens s’oublient, en plus.

Nous apprenons donc, Ă  cet instant, que la grande mĂ©chante est Ultimecia, une sorcière du futur qui se sert de rĂ©ceptacles pour pouvoir agir sur l’Ă©poque actuelle. Cette version est plausible et recherchĂ©e, j’aime bien. Mais franchement, hein. Juste un peu dommage que pour grand ennemi final, on doit se coltiner un personnage qu’on aura jamais vu, ni entendu (enfin, lu), durant 95% du jeu.

Après cette rĂ©vĂ©lation assez sympathique (trouvais-je), on se retrouve subitement avec des personnages trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès importants, mais dont on n’avait aucune idĂ©e jusqu’Ă  prĂ©sent.
Ellone en premier lieu. Oui, ok, on l’avait vu Ă  divers moment, lors des flashback de Lagune.
Soit dit en passant, ces flash back, bien qu’assez incomprĂ©hensibles, sont agrĂ©ables Ă  jouer : de leur dĂ©paysement, de leur humour, de leurs musiques (les musiques de combats, j’adore).
Bref, de petite fille dont on ne connaĂ®t aucun de ses pouvoirs, on apprend en deux temps trois mouvements, que c’est elle qui nous envoyait ces flash back, qu’elle est recherchĂ©e par la grande mĂ©chante, Ultimecia, et surtout… Qu’elle se trouve dans la BGU. Le monde est petit, dis donc.
Et d’ailleurs, en parlant du monde, c’est un chtit peu du foutage de gueule, non ? 3-4 BGU, 4-5 villes, et vla t’y pas la carte du monde ! En plus de quoi, la très grande majoritĂ© des villes n’ont d’intĂ©rĂŞt qu’une seule fois. Nous sommes Ă  des annĂ©es lumières des 3 mondes du FF4…

Bref, après Ellone, le must : Adel. Subitement, on nous informe qu’un grand mĂ©chant a Ă©tĂ© enfermĂ© il y’a de cela 17 ans parce qu’il terrorisait… Une ville ?! Hein ? MĂŞme pas le monde ? Pas d’ambitions destructrices ? Non non, il Ă©tait le maĂ®tre d’une ville, parce qu’il Ă©tait puissant, voilĂ  tout. Excellente raison pour l’enfermer entre la Terre et la lune, quoi.
Mais pour Adel, sitĂ´t arrivĂ©, sitĂ´t tuĂ© : il ne fera pas bien long feu, Ă©trangement. En mĂŞme temps, au vu de son design et son charisme, il valait mieux…

Bref, beaucoup de cafouillages dans le scĂ©nario, qui en fait, au final, quelque chose d’assez chaotique : pas totalement pourri, pas totalement Ă  jeter, mais ayant de grosses lacunes. Je pense, comme dit, que l’accent a Ă©tĂ© mis sur l’histoire d’amour ; de ce cĂ´tĂ©, c’est rĂ©ussi, mais c’est un peu dommage pour le reste.

Tant que j’en suis dans les dĂ©fauts de FF8, je vais vous citer les autres petits dĂ©fauts, qui, cumulĂ©s, sont bien Ă©nervants : la maniabilitĂ©, d’abord. Globalement, elle est bonne. Mais des fois… Des fois ! Les touches directionnelles donnent une direction diffĂ©rente de ce que le personnage prend. Il n’est pas rare que je suis retournĂ© Ă  l’Ă©cran prĂ©cĂ©dent par manque de clartĂ©. Pas rare que je me suis retrouvĂ© coincĂ© sur un Ă©lĂ©ment du dĂ©cor. J’ai compris le truc, cela dit : en fait, il faut diriger Squall selon sa direction finale : avant d’affronter Adel, il faut monter une petite Ă©chelle, qui se trouve Ă  droite de l’Ă©cran. Pour y accĂ©der.. Il faut appuyer sur bas pendant un moment. Pas logique, et assez Ă©nervant.
Dans le mĂŞme registre, les points de sauvegarde. “pour sauvegarder, aller dans le menu”. Tu valides, tu vas dans le menu. “Sauver” en grisĂ©. Gni ? Et oui, en fait, certains points de sauvegardes ne marchent que sur certaines zones. Rageant, surtout que le 7 ne le faisait pas…
Un peu plus grave : la lenteur du jeu, Ă  certains moments. Pour descendre/monter une Ă©chelle ou un ascenseur, le jeu bloque et nous dĂ©taille les mouvements de chaque personnage, et en plus, pour l’ascenseur, ils attendent que la porte se referme… Certains dialogues aussi sont assez longs, car de vĂ©ritables trou dans le dialogue se font sentir, des silences. Dans le contexte, c’est une bonne idĂ©e et pour peu qu’on soit un minimum impliquĂ©, ce n’est pas trop grave, mais il faut avouer que des fois, c’est un chouĂŻa reloud. Sur ce point, FF9 est bien plus rapide (pour descendre les Ă©chelles notamment : quel bonheur).

A l’opposĂ© de ces petits dĂ©fauts, citons quelques petites qualitĂ©s : le jeu de carte, simple et pourtant gĂ©nial (sauf la règle AlĂ©atoire, quelle plaie). Les musiques sont excellentes, et j’aime particulièrement le thème d’Edea (que je mettrais bien au dessus d’Eyes on me ^^).
Et puis, j’avais pu lire je ne sais plus oĂą que FF8 manquait de mini jeux.
Certes, par rapport Ă  FF7, il y’en a moins, et ils sont centrĂ©s sur des missions, pas vraiment sur de l’amusement. Mais pourtant… Moi, j’ai adorĂ© le jeu du train vers le dĂ©but du jeu. Le combat de la BGU, bien que stressant, Ă©tait aussi amusant. La rĂ©cupĂ©ration de Linoa Ă©tait encore plus stressante, mais plaisante au final.
De bons jeux, quoi, qui arrivent sans problème Ă  jouer leur rĂ´le : dĂ©payser le joueur, et l’amuser. Juste dommage qu’on ne puisse pas y rejouer, mais bon, ça augmenter leur intensitĂ©, au final.

Concernant FF9, le scĂ©nario est mieux ficelĂ©, les personnages sont tous clairement dĂ©finis et n’apparaissent pas n’importe comment, mais par contre, il manque de profondeur, je trouve.
Ben oui : une sorte de vaisseau qui dirige le monde, une conspiration par un de ses hommes, et une reine en quĂŞte de pouvoir qui fait n’importe quoi. Et forcĂ©ment, le conspirateur va finir par devenir LE grand mĂ©chant, et forcĂ©ment seul Djidane et les autres vont le contrer, en tombant amoureux en passant bien Ă©videmment. OriginalitĂ© : 1. Pas zĂ©ro, car il est vrai que, vers la fin, le changement notable du mĂ©chant, qui, Ă  l’origine, voulait devenir plus ou moins le maĂ®tre du monde, en apprenant que lui aussi a une fin de vie prĂ©dĂ©terminĂ©e, va changer ses plans pour vouloir anĂ©antir, en mĂŞme temps que lui, toute la galaxie, rien que ça. A peine pas Ă©gocentriste.

Pour le reste, FF9 ne propose rien de vraiment novateur : le jeu de cartes est le mĂŞme que F8, et, plus gĂ©nĂ©ralement, les mini jeux dĂ©coulent aussi du 8, Ă  savoir, des mini jeux durant le jeu, notamment lors du concours oĂą l’on doit faire le plus de points possibles, concours fort sympathique que j’ai fini par gagner, non mais !

Globalement, je dirais que le scénario est de qualité égale pour FF8 et FF9.
Mais un bon jeu, ce n’est pas uniquement l’histoire, on le sait bien, ni ses personnages. Je veux dire, par exemple, mario bros, son hĂ©ros, Mario, est un ĂŞtre au charisme des plus discutable, et l’histoire… Bah, elle tient en une ligne : sauvez la princesse.
Et pourtant, les jeux mario, encore aujourd’hui, sont idolâtrĂ©s par certaines personnes, grâce notamment Ă … Quoi ? Oui, vous avez trouvĂ© (on va faire comme si) : nous allons nous attaquer au gameplay.

Le principe du jeu en lui-mĂŞme reste identique aux FF : les 2 opus sont des RPG-aventure, avec des combats au tour Ă  tour, et un peu d’exploration sur la carte du monde. De ce point de vue, rien de bien neuf.
Par contre, en creusant un peu, on réalise que FF9 est bien plus classique dans son déroulement, à comprendre : HP, MP, objets, invocations, arme, armure, accessoire.
Le seul cĂ´tĂ© original, c’est que toutes les magies et invocations sont directement liĂ©es Ă  certains objets : il faudra donc rĂ©gulièrement changer d’Ă©quipement pendant un bout de temps si vous dĂ©sirez apprendre des nouveaux sorts, de nouvelles invocations.
L’idĂ©e est sympa, mais je trouve que c’est un peu simpliste. Certes, chaque nouvelle arme liĂ©e Ă  une invocation doit ĂŞtre portĂ©e pendant un lap de temps important pour que la magie ou l’invocation associĂ©e soit apprise dĂ©finitivement, mais ça reste, je trouve, assez lĂ©ger. Et puis, il suffit d’aller dans un endroit qui fournit beaucoup d’expĂ©rience pour rapidement apprendre dĂ©finitivement les magies et les invocations, pour ensuite se concentrer sur des armes, amures et Ă©quipements les plus puissants.

FF8, lui, est plus discutable. Car beaucoup plus original. FF8 surprend, en premier lieu : pas de MP. Pas d’arme, pas d’armure, pas d’accessoire, pas d’invocations. Les magies se volent uniquement, les armes ne font que s’amĂ©liorer, au mieux, et les invocations sont remplacĂ©es par des G-force, une entitĂ© indĂ©pendante des personnages, qui a sa propre Ă©nergie.
MĂŞme si assez dĂ©stabilisant, et mĂŞme si le vol de magie est assez redondant, j’ai bien aimĂ© ce système, au final, parce que, tout en limitant d’Ă©plucher des pages et des pages de statistiques pour savoir quelle arme va mieux avec telle armure, elle laisse malgrĂ© tout, grâce aux associations, un vaste champ d’action pour upgrader ses statistiques. En fait, on peut influencer sur les statistiques du personnage par l’intermĂ©diaire des magies stockĂ©es, et pour avoir le maximum de possibilitĂ©s d’upgrade, il faut savoir gĂ©rer ses G-force et les donner intelligemment, selon leur nature (par exemple, Shiva (glace) et Ifrit (feu) ne sont pas vraiment compatibles).

Un assez grand bĂ©mol, cependant : les G-force qui ont une importance vraiment très Ă©levĂ©e. Étant donnĂ© que les G-force ont leur propre barre de vie, et qu’en plus ils causent de grands dĂ©gâts sur tout les ennemis, il devient rapidement Ă©vident, pour en finir le plus vite possible, d’user et d’abuser des G-force. En effet, en comparaison, en prenant un joueur moyen vers le dĂ©but du jeu, les dĂ©gâts infligĂ©s seront de cet ordre :
- personnage : 100, une seule cible
- magie : 500, une seule cible généralement
- G-force : 2000 voir 3000, tout les ennemis

Le choix est vite fait, n’est-ce pas ? Et comme dit, il faut ajouter que le temps de l’invocation, ce n’est plus le personnage mais bien la G-force qui subit les dĂ©gâts. Dès lors, en plus de s’assurer la survie de son personnage, on s’assure une victoire facile, et c’est un peu dommage.
En parlant des g-force d’ailleurs, il faut noter un fait assez important : dans le prĂ©cĂ©dent opus, FF7, pas mal de joueurs ont râlĂ©s parce qu’on ne pouvait pas zapper la cinĂ©matique d’invocation.
Il est vrai que c’Ă©tait un problème assez important, dans la mesure oĂą, ok, les premières fois, on s’Ă©bahit devant tant de beautĂ© graphique (Ă  l’Ă©poque, je prĂ©cise), et on s’Ă©merveillait devant l’ingĂ©niositĂ© des dĂ©veloppeurs pour lancer des attaques Ă©lĂ©mentaires par l’intermĂ©diaire de leurs crĂ©atures. Mais après, en gros, 10 lancer, on aimerait bien pouvoir zapper. Sauf que ce n’est pas possible.
Et dans FF7, l’invocation ultime, les chevaliers de la table ronde, durait plusieurs minutes ! C’Ă©tait clairement abusĂ©.
FF8, alors ? HĂ©las, on ne peut pas les couper non plus… Les dĂ©veloppeurs n’ont pas Ă©coutĂ© les joueurs ? Si, pourtant. En effet, ils ont inclus dans une bonne partie des G-force, la possibilitĂ© d’updater l’attaque de la bĂŞbĂŞte : en laissant appuyer select et en bourrinant le bouton carrĂ©, il est possible d’augmenter les dĂ©gâts de l’attaque jusqu’Ă  150%. Le dĂ©compte commence Ă  75, Ă  ce que j’ai compris, si vous arrivez en deça de 100, votre attaque sera affaiblie.
Le principe est sympathique, et ça pourrait ĂŞtre une bonne idĂ©e. Sauf que… Elle se contente d’ĂŞtre une idĂ©e sympa, sans plus. Parce que si vous dĂ©sirez vraiment augmenter de manière rĂ©gulière les dĂ©gâts, il faudra faire mieux que Track and field Ă  l’Ă©poque ; en clair, vous bousillez le doigt Ă  force de tapoter de plus en plus vite. Tendinites assurĂ©es. Et tout cela, pour un rĂ©sultat assez mĂ©diocre, dans la mesure oĂą, la plupart du temps, il est n’est pas vraiment nĂ©cessaire d’augmenter les dĂ©gâts… Il aurait mieux valu donner la possibilitĂ© de couper les cinĂ©matiques d’invocation au final.

FF9, par contre, ne permet ni d’augmenter les dĂ©gâts, ni de couper les cinĂ©matiques. DĂ©cevant (encore).

Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©e, les limites. FF8, encore une fois, innove, par rapport aux limites classiques.
Les limites classiques, dont se targue FF7 notamment, se parent d’une barre de limit : chaque coup reçu augmente la jauge (l’augmentation se fait selon la puissance de l’attaque par rapport aux HP), et lorsqu’elle est remplie, la limit arrive.
FF8, ce n’est pas ça. Peu importe le nombre de coups reçus, la seule condition pour avoir une chance de lancer sa limit, c’est d’ĂŞtre dans “le jaune” ; Ă  comprendre, une fois que votre personnage atteint un seuil limite de HP (genre 10%, je ne connais pas le chiffre exact [flemme de chercher]), les limits peuvent se dĂ©clencher, selon un certain pourcentage de chances, qui prend en compte les changements d’Ă©tats, les alliĂ©s morts, les points de vie notamment.
Bon, j’avoue que, d’un point de vue logique, c’est un peu contradictoire : ce serait Ă  moitiĂ© mort qu’on est plus fort ? :D
Mais d’un point de vue stratĂ©gique, c’est sympathique : en effet, mieux vaut-il avoir sa barre de vie bien remplie en ayant aucune chance de lancer sa limite mais en Ă©tant plus ou moins couvert si l’ennemi attaque, ou mieux vaut ĂŞtre Ă  moitiĂ© mort et avoir la possibilitĂ© d’assener des coups mortels ?
Et le pire ! C’est que ce n’est pas tout. FF7, par l’intermĂ©diaire de Tifa ou Cait Sith, proposait, durant la limite, un “jeu” : pour Tifa, une roulette, pour Cait sith, un jeu de dĂ©. Dans les deux cas, il faut bien avouer qu’il Ă©tait un peu rageant de tomber sur des coups Ă  la con, alors qu’il est si difficile d’arriver Ă  la limite.
Mais FF8, en reprenant le concept des limites, a bien pris en compte cet aspect, et l’a renforcĂ© : plusieurs personnages vous donnent la possibilitĂ©, en temps rĂ©el, d’influencer sur leur limite : Squall et Irvine avec des tirs, Zell avec des combinaisons qui peuvent ĂŞtre dĂ©vastatrices, Quirtis en choisissant l’attaque, Selfie aussi (mais sa limite est moisie) ; seule Linoa donne encore une limite alĂ©atoire qui, souvent, ne donne pas ce qu’on veut, mais bon, ce n’est pas trop grave, et puis, certaines de ses limites sont juste surpuissantes (Selenite et je-sais-plus qui donne une dizaine de gros coups).
Et j’avoue, ces limites sont excellentes :)

FF9, par contre, niveau limites… Ça ne s’appelle pas limites d’ailleurs, mais “transe” : on revient Ă  la barre qui se remplit au fil des coups, et lors de l’arrivĂ©e de la transe… On ne sait pas. Non, sĂ©rieusement. Le personnage se transforme, on s’attend donc Ă  quelque chose de grandiose, et en fait… Rien. Il faut tout tester (ou lire sur le net :p) pour comprendre l’amĂ©lioration apportĂ©e.
En plus d’ĂŞtre très alĂ©atoire, la transe apporte vraiment peu au jeu : il est rare qu’on rentre en transe contre un boss, et mĂŞme si c’est le cas, on ne sait pas quoi en fait. Si on tombe en transe face Ă  un ennemi, il sera tellement vite battu que ce n’est pas terrible du tout.

FF8, lui, donne la possibilité de contrôler les limites, et de les lancer que si on le désire vraiment : quoi de plus énervant que de devoir lancer une attaque qui perd 9999 HP à un ennemi qui a même pas 20 HP ?

Encore une victoire de FF8, dirais-je.

En parlant de HP…FF8 innove, encore une fois, par rapport aux niveaux. En effet, il est relativement aisĂ© d’atteindre le niveau 100 Ă©tant donnĂ© qu’Ă  partir du niveau 40 environ, chaque changement de niveau ne requiert que 1000 exp environ.
Bémol 1 : les ennemis ne donnent pas énormément de exp.
BĂ©mol 2 : les ennemis n’ont pas de niveau fixe. Le niveau des ennemis est en relation avec le votre.

D’un cĂ´tĂ©, je comprends les dĂ©veloppeurs. FF7 l’avait aussi fait, mais uniquement pour le boss final, et ils se sont sĂ»rement dit “ce n’est pas bĂŞte, autant le faire pour tout les ennemis pour Ă©viter les abus”. Et cela entravait aussi les otaku quant Ă  leur quĂŞte du niveau 100, qui est donc relativement simple Ă  acquĂ©rir.
Sur le fond, je trouve que c’est une excellente idĂ©e. Ça met un peu de piment et ça ne complique pas vraiment la tâche, les premiers ennemis, arrivĂ© au niveau 100, restent simples Ă  tuer.
Cependant, un petit problème survient : certains ennemis sont vraiment très forts. Non seulement pour les tuer, ça en devient ridicule (on doit enchaĂ®ner les limites ou les g-force, pour un ennemi Ă  la con, qui a plus de 20000 voir 30000 HP), mais en plus, certains arrivent Ă  nous laminer très facilement. Je pense notamment Ă  la plante Ă  la con, Xylomid , qui Ă©tait aussi dans le 7, dans la carcasse de l’avion… Que je la hais. Première attaque : une poudre qui envoie sur tout vos personnages furie, folie, poison, silence, cĂ©citĂ©, sommeil, lenteur : si vous n’ĂŞtes pas immunisĂ©, mieux vaut recommencer directement.
Le dragon rouge est pas mal non plus dans son genre, avec son souffle Ă  la con qui tue systĂ©matiquement TOUT votre groupe : c’est quoi l’intĂ©rĂŞt d’une telle attaque ? Si votre personnage a 6000 HP, il perdra 7000, et si il a 9999… Ben… 9999 dans ta tronche, super.

Bref, les niveaux en relation avec les votre : une idée discutable, mais pas forcément mauvaise.

Passons rapidement au cĂ´tĂ© graphique. Je dis “rapidement”, car il me semble Ă©vident que 10 ans après, avec les technologies actuelles, il est difficile de se prononcer. Je dirais “Ă©galitĂ©” pour ma part, mais Ă  l’Ă©poque, je crois me souvenir que le 9 Ă©tait encensĂ© comme L’aboutissement final de la Psone, donc on va dire que FF9 l’emporte sur ce point, mĂŞme si je trouve personnellement que les personnages sont beaucoup plus jolis dans FF8 que dans le 9, la diffĂ©rence se voyant surtout dans les cinĂ©matiques : Dagga et ses joues gonflĂ©es ne font pas le poids face Ă  Linoa.
Et ne venez pas me dire que Dagga est plus rĂ©aliste car moins fine, que les jeux vidĂ©os (et les films et les animes et tout en fait) vont Ă  l’encontre du fĂ©minisme parce qu’il idĂ©alise la femme et que bla bla bla… Je ne suis pas en train de dire : “c’est mieux quand les filles sont anorexiques”, Linoa ne l’est pas, je dis simplement que Dagga est moche parce que mal modĂ©lisĂ©e, en tout cas, sur les cinĂ©matiques. Enfin, je trouve. Et ce n’est pas que Dagga, en fait, Djidane aussi est pas top top. Je trouve.
Dans tout les cas, 10 ans sont passĂ©s, et comme j’ai moins apprĂ©ciĂ© FF9, mon jugement peut ĂŞtre influencĂ© par cet Ă©tat, c’est bien connu que quand on aime pas quelque chose, on a tendance Ă  lui trouver tout les dĂ©fauts possibles.

Sinon… Que reste t-il Ă  dire ? Ah ouais, la fin, ou plutĂ´t, la finalitĂ© de l’histoire, du scĂ©nario.
Bon… FF9, j’ai pas trop aimĂ©. Le grand mĂ©chant qui pète un câble parce qu’on lui dit qu’il va, comme tout le monde, finir par “mourir”, et qui dĂ©cide, pour terminer en beautĂ©, d’anĂ©antir non pas son ennemi, non pas son crĂ©ateur, non pas sa ville natale, non non… L’univers entier ! Rien que ça. Un peu pathĂ©tique, je trouve, et un peu disproportionnĂ©.
Le reste, ben, rien Ă  signaler : une fois le monde sauvĂ© (que dis-je, l’univers), tout le monde revit sa vie, aucun changement notable.

J’ai, encore une fois, prĂ©fĂ©rĂ© celle de FF8… On va finir par croire que je hais FF9, ce n’est pas forcĂ©ment le cas, mais il reste le FF que j’ai le moins aimĂ©.
Bon, sur la finalitĂ© des mĂ©chants, c’est un ratage complet, il faut l’avouer : Seifer nous combat jusqu’Ă  la fin pour une raison qui semble lui Ă©chapper Ă  lui aussi (je soupçonne de la jalousie vis Ă  vis de Squall voir de l’amour pour Linoa (quand il veut la jeter sur Adel, il hĂ©site longuement jusqu’Ă  ce que Squall arrive ; mais ça reste une raison vraiment pourrie) ; Adel… Il sert Ă  quoi, lui, en fait ?
Et Ultimecia… Ok, elle veut compresser passĂ©, prĂ©sent et futur… Mais pourquoi ? On ne le saura pas… A la fin, elle parle de l’enfance, j’ai alors pensĂ© qu’on aurait LA rĂ©vĂ©lation… Ben non, que dalle.
Et Ultimecia, d’ailleurs, en ennemie, est assez chiante Ă  combattre : 4 formes + une finale, un ptit peu longuet, nan ? MĂŞme au niveau 100, j’ai du recommencer 3 fois (bon ok, au dĂ©but, je n’Ă©tais arrivĂ© que sur sa seconde forme, je ne savais donc pas trop comment aborder ses autres formes. Et j’avais lu que les morts pouvaient pas ĂŞtre ressuscitĂ© : n’importe quoi. Ils disparaissent au bout d’un moment, mais durant ce lap de temps, on peut les ressusciter, ça m’apprendra Ă  lire avant de faire [mais sur certains points, ça m'a aidĂ©, j'avoue] :/).

Mais en dehors des aspirations des mĂ©chants totalement Ă  chier, j’ai bien aimĂ© la fin. La dispersion des personnages dans un espace temps bizarre, ce fut un peu longuet et chiant, mais surtout parce que les personnages ne nous intĂ©resse pas. Bah oui, Selphie, Quisis, Irvine, Zell qui s’interrogent sur ce qu’ils vont faire : on s’en fout, vous n’ĂŞtes que des putains de figurants ! :p
Bref, on arrive Ă  Linoa vite fait, puis Squall. Qui retombe en enfance (enfin…). Il va voir la rencontre entre Edea et Ultimecia. Ok, elle n’apporte rien, et je me demande d’ailleurs pourquoi il est arrivĂ© dans le passĂ©, mais bon.
Ensuite, on arrive au moment crucial, parce que, oui, ils ont sauvĂ© le monde, l’univers, le passĂ©, le prĂ©sent et mĂŞme le futur, mais on s’en fout un peu, en fait, ça a Ă©tĂ© tellement mal menĂ© qu’autant se concentrer sur la partie rĂ©ussie, ce qu’ils font (bien heureusement) : Squall et Linoa.
Et pis, encore une fois, c’est classique mais rondement bien menĂ©. C’est touchant, vraiment. Et puis, les cinĂ©matiques sont vraiment superbes. Sur l’Ă©criture de fin, j’aime bien la mise en scène des personnages, qui filment leurs dĂ©boires. J’ai pas trop compris si Irvine finissait avec Quistis, avec Selphie ou seul dans la salle de bain, mais bon, ce n’est pas trop grave.

Seifer reste pathĂ©tique jusqu’Ă  la fin, il finit pĂŞcheur bredouille, mais, ouf, ses deux esclaves sont toujours la pour lui (pourquoi ? On ne le saura jamais).
On y voit aussi Ellone et Laguna, Ă  nouveau rĂ©unis, plus ou moins heureux…
A ce propos, j’ai pu lire “faut vraiment ĂŞtre aveugle ou dĂ©bile pour pas avoir remarquĂ© que Lagune Ă©tait le père de Squall”.
Merde, je suis aveugle, ou dĂ©bile… Je n’ai vu aucune allusion, et cette rĂ©vĂ©lation m’a beaucoup surprise, parce que je n’ai rĂ©ellement rien vu qui allait dans ce sens.

… Bon, ok, j’ai plus aimĂ© certainement parce que j’ai plus accrochĂ© Ă  FF8 en gĂ©nĂ©ral, et les deux fins doivent se valoir plus ou moins.

Cela dit, pour moi, au vu de cet argumentaire (et du titre), vous l’aurez compris : j’ai prĂ©fĂ©rĂ© FF8 Ă  FF9. Sur quasiment tout les points.
Je le clame haut et fort parce que FF8 me paraĂ®t injustement boudĂ©, surtout parce qu’il augure trop de changements par rapport aux concepts de la saga : c’est vrai, ça dĂ©stabilise un peu, mais d’un autre cĂ´tĂ©, ça apporte de la fraĂ®cheur Ă  la saga. En dĂ©finitive, je ne garderais, en critique, qu’un scĂ©nario mal exploitĂ©, et des personnages n’ayant pas assez de consistance pour la plupart ; on remarquera que l’un va avec les autres, et c’est la faiblesse des personnages qui rend le scĂ©nario si moyen.

FF9, quant Ă  lui, renoue avec les origines, mais sans rien apporter : je le trouve bien fade, rien ne m’a fait s’accrocher Ă  lui.

Pour conclure, je dirais que Linoa s’est hissĂ©e aux cotĂ©s d’Aerith dans mon cĹ“ur, et qu’il me sera difficile de dĂ©partager les deux.
Comment ça, c’est une conclusion Ă  la con ? Bah soyez contents qu’il y’en ait une ; en tout cas, fĂ©licitations et merci de m’avoir lu jusqu’au bout (ces fĂ©licitations et remerciements ne comptent pas si vous avez sautĂ© des paragraphes, et encore mois si vous ĂŞtes directement allĂ©s Ă  la conclusion, vilains).

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Souvenez vous, ce dĂ©but d’annĂ©e. Non, je ne parle pas de la fabuleuse cuite du nouvel an qui vous a scotchĂ© aux toilettes pendant 2 jours. Je ne parle pas non plus de vos rĂ©solutions que vous avez tenu -un nouveau record- en tout et pour tout 6 jours.
Non, un peu plus tard, fin du mois. Un vĂ©ritable buzz avait enflammĂ© la communautĂ© française de fansub, avec une new d’une team assez Ă©norme (la new, pas la team), qui disait que certains de leurs membres allaient intĂ©grer Dybex et que Dybex allait proposer du fansub (enfin, du coup, ce n’est plus du fansub, du prosub plutĂ´t :p).

Le buzz était constitué de 3 parties :
a) info ou intox ?
b) quel est l’intĂ©rĂŞt pour une sociĂ©tĂ© professionnelle comme Dybex de subber un anime, surtout avec des amateurs ?
c) le travail sera t-il rémunéré ?

Donc, il s’est avĂ©rĂ© que c’Ă©tait bien de l’info. Ce fut assez difficile Ă  croire, dans la mesure oĂą le site de ladite team est assez… Euh… Voyant ?
Avec pop up, couleurs criardes et diffĂ©rentes couleur dans la mĂŞme new, ça pique les yeux, et on pouvait dĂ©cemment se demander comment Dybex ait pu choisir “cette” team. Je mets des ” parce que ce n’est pas la team toute entière qui a Ă©tĂ© choisie, mais uniquement 2 de ses membres, la nuance est importante.
Les deux lascars ont bien dit qu’ils Ă©taient payĂ©s et tout et tout, mais si vous dĂ©sirez plus d’information, au lieu de vous retranscrire toute l’histoire, allez jetez un coup d’Ĺ“il sur ce lien, ce sera plus simple.

Bref. L’affaire est retombĂ©e depuis, et de l’eau a coulĂ© sous les ponts (et submergĂ© des habitants, mais ceci n’a rien Ă  voir). 6 mois après, qu’en est-il ? Quel est le bilan de cette dĂ©marche commerciale (parce que c’est du marketing, Ă  n’en pas douter) ?

J’en ai un peu parlĂ© ici, toujours est-il que depuis, une sĂ©rie majeure a Ă©tĂ© terminĂ©e, une autre sympa a Ă©tĂ© terminĂ©e rĂ©cemment, la dernière n’a plus eu de nouveaux Ă©pisodes depuis un certain moment, et une autre sĂ©rie, assez attendue, a dĂ©butĂ© : Highschool of the dead.
Bilan ? MitigĂ©, dirais-je. Je vais vous expliquer pourquoi. En fait, en dehors des sous titres des plus classiques, Arial blanc aux arĂŞtes noires (je me plains de la non originalitĂ© de la chose, mais il faut bien avouer que des fois, certaines polices, bien que jolies, sont totalement illisibles Ă  lire pour peu que tu recules un peu l’Ă©cran ou que tu regardes ton Ă©pisode sur la tĂ©lĂ© ; sur ce point, l’Arial classique est somme toute un bon choix, mais toujours un peu dĂ©cevant dans la mesure oĂą classique), on peut y dĂ©celer pas mal de petites fautes.
Et lorsque je dis “pas mal de petites fautes”, je parle Ă  tout les niveaux, hĂ©las. Que ce soit une orthographe des fois dĂ©faillante, des lettres inversĂ©es ou mĂŞme, plus grave, des mauvaises traductions ou des subs carrĂ©ment laissĂ©s en anglais, un comble.
Je ne vais pas faire mon intellectuel qui sait couramment parler japonais, parce que ce n’est pas le cas, mais disons que je peux comprendre globalement certains dialogues, et c’est d’autant plus Ă©nervant quand lesdites traductions proviennent vraisemblablement de l’anglais, alors qu’il nous Ă©tait dit que le traducteur traduisait directement du japonais.

Alors d’autant venant d’une team, on s’en fout un peu, mais venant d’un Ă©diteur, c’est tout de suite plus dĂ©licat. Bien sĂ»r, on nous dira que, dans les coffrets, les fautes seront corrigĂ©es (encore heureux), et il est vrai que ça peut ĂŞtre un bon point puisque les bĂŞtas testeurs de la traduction sont nombreux et souvent très pointilleux : de ce cĂ´tĂ©, ça doit ĂŞtre plus Ă©conomique que de payer autant de correcteurs :D

Mais sinon, il faut avouer que nous, leecheurs consommateurs de ce support qu’est l’anime, on y perd rien. Contrairement aux teams classiques, on a pas l’Ă©pisode sur le disque dur, mais honnĂŞtement, je m’en fous un peu, surtout que je dois bien supprimer les 3/4 après les avoir regardĂ©s. De plus, Dybex a su nous prouver que, contrairement aux nombreuses teams, il pouvait agir en professionnel (encore heureux, me direz vous), notamment en sortant un Ă©pisode par semaine, suivant le rythme japonais, sans aucun retard.

Maintenant, il y reste quelques soucis de traductions qui donnent la fâcheuse impression que Dybex n’y met pas vraiment les moyens, pour se rĂ©server pour le coffret. Ce n’est pas vraiment une critique, c’est bien normal, au fond, mais ça entache un peu, je pense, leur rĂ©putation.

Donc, en tant que leecheur, je suis globalement satisfait de ce service. Mais en m’effaçant de mon rĂ´le premier, et en me mettant Ă  la place de Dybex, j’aimerais rĂ©ellement savoir si cette stratĂ©gie est efficace : augmente t-elle les ventes ? Un buzz se crĂ©e ? Et surtout : comment peuvent-ils mesurer ça ? Par exemple, les premiers coffrets de Brotherhood sont en vente.
Mais sachant que l’Ĺ“uvre est somme toute majeure, comment pourraient-ils savoir si le sub a aidĂ© les ventes ? Et dans quelle mesure ?

Mais en plus, autant pour des sĂ©ries comme Brotherhood ou Highschool, Dybex ne prends pas trop de risques et, sans aucun doute, les ventes des dvds seront honorables. Mais pour Vampire bund, par exemple ? La sĂ©rie a essuyĂ© un flop relativement rapidement, le seul intĂ©rĂŞt Ă©tait Mina Tepes, la loli-vampire-dĂ©nudĂ©e, et son rĂ´le est rapidement tombĂ© dans le sigle du “juste aguicheuse, rien derrière”. Alors comment ils vont gĂ©rer cela ?
N’est-ce pas une entreprise risquĂ©e et couteuse, pour un rĂ©sultat des plus moyens ?
L’intĂ©rĂŞt majeur semble ĂŞtre de pouvoir devancer les fansubbeurs et piocher dans un marchĂ© totalement libre (professionnellement parlant) en France : le sub rapide. Mais cela vaut-il l’achat de la licence ? Je me demande.

Bien sĂ»r, ceci ne me concerne pas et il me semble Ă©vident que si l’opĂ©ration se solde par un Ă©chec, Dybex laissera tomber, mais je m’interroge tout de mĂŞme.
Dybex continuera t-il sur sa lancĂ©e ? D’autres Ă©diteurs s’engouffreront dans la brèche ? Ou tout cela va retomber et le “monde” du sub va retrouver ses amateurs habituels ? L’avenir nous le dira.

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Oui, je sais, j’avais dĂ©jĂ  poster un sujet ici, mais il ne concernait que la sortie de l’Ĺ“uvre, pas son contenu.

Oui, je sais aussi que c’est le 4ème sujet que je post sur Higurashi, après la comparaison avec Umineko, le dĂ©tail des tomes 1 et 2 puis l’annonce de la sortie des tomes 3 et 4.
Je vous le dit tout de suite : il y’aura encore au moins 2 autres sujets, si ce n’est 4 (pour le dĂ©tail des 2 derniers volets, tomes 5 & 6 et tomes 7 & 8, et Ă©ventuellement l’annonce de leur sortie).

Je pense qu’il me faut commencer par un rĂ©capitulatif du dĂ©tail des tomes :
Tomes 1 et 2 :
a) Enlevés par les démons
b) La purification du coton

Tomes 3 et 4 (à noter que ce dvd contient en réalité les tomes 1 à 4 !) :
c) Malédiction meurtrière
d) Pour tuer le temps

Pour commencer, je dirais que je suis vraiment déçu. Mais vraiment. Autant Ă  la lecture des tomes 1 et 2, ça allait, mais la… Je parle du fait d’avoir vu l’anime avant d’avoir lu le visual novel… Parce que, autant dans les tomes 1 et 2, l’histoire Ă©tait quasiment la mĂŞme dans l’anime que dans le visual novel, autant les tomes 3 et 4 sont justes 10 fois plus explicatifs et immersifs… Je n’ose mĂŞme pas imaginer les 2 prochains tomes, les rĂ©ponses, comment elles seront plus fouillĂ©es ><
Car oui, je ne sais pas si je vous l’avais dit, mais sur les 8 chapitres, la moitiĂ©, donc 4, donc les deux dvds disponibles actuellement, posent les problèmes, selon plusieurs points de vue, qui donnent chacun d’entre eux de prĂ©cieux indices qui peuvent vous faire rĂ©soudre le grand mystère auquel fait face Hinamizawa. Les 4 suivants vont rĂ©soudre toutes les interrogations. Le principal intĂ©rĂŞt de la sĂ©rie, c’est d’essayer de comprendre ce qui se trame rĂ©ellement dans cette ville. Le souci, c’est qu’honnĂŞtement, il Ă©tait quasiment impossible de trouver la cause des problèmes dans l’anime, enfin je pense. Or, lĂ , avec moult dĂ©tails autrement plus croustillants, je pense qu’il est plus aisĂ© de trouver la solution, ou tout du moins d’avoir de sĂ©rieuses pistes.
Je dis cela parce que je connais la fin, j’avoue, et je sais bien que, sur le visuel novel, seul 1% des gens ont pu rĂ©soudre l’Ă©nigme, c’est dire la difficultĂ© de l’affaire :-)

Revenons en Ă  nos moutons. Que vaut ce tome 3 & 4 ? En dehors du fait qu’il contient en rĂ©alitĂ© les 4 chapitres, ce qui est plutĂ´t intĂ©ressant d’un point de vue financier, il y’a pas mal de choses Ă  dire par rapport au premier opus. Ne vous mĂ©prenez pas, le fonctionnement y est totalement similaire, Ă  savoir, du texte, du texte et encore du texte, agrĂ©mentĂ© de musiques et de dessins, lĂ  n’est pas la nouveautĂ©.
Non, en fait, il faut noter l’apparition de nouveaux personnages, autant en dessin (la prof par exemple est dĂ©jĂ  prĂ©sente dans le tome 1 et 2 mais n’est pas dessinĂ©e) qu’en nouveaux personnages Ă  proprement parler. En plus de cela, de nouveaux dĂ©cors, et de nouvelles musiques, qui raviront votre appareil auditif, encore une fois.
Les nombreux bonus sont encore prĂ©sents, et bien d’autres vous attendront :)
A ce sujet, je me permets d’Ă©mettre une critique sur le bien fondĂ© des jeux bonus. Autant le premier jeu, avec Rena qui fout des tartes, Ă©tait bien dans le contexte du reste de l’Ĺ“uvre (mais n’avait qu’un petit intĂ©rĂŞt, il faut bien l’avouer), autant le reste part un peu dans le n’importe quoi, en plus d’ĂŞtre inutile. Certes, un grand cĂ´tĂ© fan service se fait ressentir, et c’est de voir Ă  tout va Rika en neko ou Shii en tenue de maid, mais honnĂŞtement, les jeux n’ont vraiment pas d’intĂ©rĂŞt. En fait, j’y ai jouĂ© Ă  tous uniquement pour voir ce que c’Ă©tait, mais je n’ai jamais rejouĂ© Ă  un seul jeu. Et je ne parle mĂŞme pas du fait qu’aucune explication sur le fonctionnement du jeu n’est donnĂ©e, gĂ©nĂ©ralement.
En fait, plus gĂ©nĂ©ralement, les bonus, bien que donnant un intĂ©rĂŞt supplĂ©mentaire Ă  l’Ĺ“uvre, la dĂ©nature un peu, je trouve. Les scènes de fin (quand tout les personnages se rĂ©unissent en dehors du “tournage”) restent sympathiques Ă  lire, mais il n’y a plus vraiment de thĂ©ories mises en avant.
Par contre, si vous arrivez Ă  la fin du 4ème tome, une jolie surprise vous attend : toutes les musiques du jeu disponibles Ă  l’Ă©coute :o Et ça, c’est bien :)

Revenons en au principal, si vous le voulez bien (vous n’avez guère le choix, en fait) : les tomes 3 et 4. Bien sĂ»r, je ne peux pas vraiment donner de dĂ©tail au risque de spoiler et de tuer l’intrigue, mais je peux vous parler globalement de la chose.
Le chapitre 3 est dĂ©tonnant. Pour celles et ceux qui ont vu l’anime, le chapitre se rĂ©fère Ă  Satoko. Il est dĂ©tonnant pour plusieurs raisons. D’abord, sa longueur. Je vous avais parlĂ© de 6 heures environ pour les chapitres prĂ©cĂ©dent ? Comptez en 8-10 pour le tome 3 !
Le chapitre n’est pas seulement long, il est intĂ©ressant sur bien des points, et ce, mĂŞme si vous avez vu l’anime. La relation de Keiichi-Satoko y est bien plus intense, profonde et riche que dans l’anime, et le cĂ´tĂ© horreur y est non seulement bien plus travaillĂ©, long, riche, mais aussi et surtout, mettra mal Ă  l’aise bien des personnes. La fin de cet arc est tout bonnement abominable, autant dans le sens dĂ©rangeant que monstrueux, mais je n’en dirais pas plus.

Le tome 4, lui par contre, fait environ 6 heures, je dirais… Dommage qu’il n’y ait pas indiquĂ© le temps passĂ© Ă  la lecture :/ Moi je me base sur un chapitre par jour environ, un chapitre faisant, environ lĂ  aussi, 30 minutes tout de mĂŞme. Mais j’avoue, sur la fin, j’en lisais plusieurs Ă  la suite :o)
Celles et ceux qui osaient me parler de prix Ă©levĂ©, ne peuvent plus rien dire : 20€ pour entre 30 et 40 heures de lecture, sans parler des bonus, et sans parler des Ă©ventuelles thĂ©ories que l’on peut mettre en place, je doute que grand monde puissent se plaindre.
Le tome 4, donc, est nommĂ© comme “interlude”. Au dĂ©part, j’avoue avoir eu un peu peur de cette appellation, pensant Ă  un pseudo chapitre HS qui n’ait rien Ă  voir avec la sĂ©rie, mais je me trompais lourdement. Pour celles et ceux qui ont vu l’anime, ce chapitre correspond tout simplement Ă  l’agent spĂ©cial, qui s’est rendu Ă  Hinazawa avant le commencement des meurtres…
Sauf que lĂ , exit les Ă©pisodes vite torchĂ© de l’anime : on a affaire Ă  une vĂ©ritable histoire, avec la petite Rika (miiiiii) mise en avant, et tout un pan de l’histoire rĂ©vĂ©lĂ©, ne laissant aucun doute sur un aspect bien sombre de l’histoire du village. LĂ  encore, je n’en dirais pas plus :o)

Plus globalement, par rapport Ă  l’anime (dĂ©solĂ© de revenir Ă  chaque fois lĂ  dessus, mais j’avais d’abord vu l’anime, et comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, difficile de parler du Sanglot des cigales sans spoiler), le visual novel est bien plus fouillĂ©, bien plus immersif. Je m’y attendais cela dit, c’est souvent le cas, mĂŞme lors de retranscription manga/anime, mais je ne m’attendais pas Ă  ce point. Et il est clair que ces chapitres 3 et 4 nous mettent une bien bonne tarte dans la poire.
Avec bien sĂ»r, des pans de l’histoire qui ne sont pas inclus dans l’anime, mais aussi des rĂ´les relativement diffĂ©rent pour quelques des personnages rencontrĂ©s. Par exemple, Irie, très peu prĂ©sent dans l’anime au dĂ©part, par exemple (mais je n’en dirais pas plus, encore une fois).

VoilĂ  voilĂ , donc au final, vous aurez compris que j’ai adorĂ©. Je remercie vraiment le crĂ©ateur (RyĂ»kishi 07, il garde un pseudo pour ne pas ĂŞtre trop connu) de la sĂ©rie et le traducteur (pbsaffran, lui on peut trouver son nom si jamais vous avez Ă  traduire quelque chose :p), qui continue de se dĂ©mener pour finir la traduction :)
Petite parenthèse pour parler de la traduction, justement. Eh bien, Ă  vue de nez, Ă  la hauteur des 2 premiers chapitres : excellent. Il reste 3-4 fautes que j’ai pu dĂ©celer, mais il me semble qu’il y’en a moins que dans le premier opus.
Petit bĂ©mol (rien de très grave cela dit) : j’ai trouvĂ© que les tome 3 Ă©tait assez “agressif” au niveau du langage, un peu trop de “gros mots”, un peu de variation aurait Ă©tĂ© bienvenue. Cela dit, vu le contexte, c’est un peu “normal”, et ça ne dure pas très longtemps, donc ce n’est qu’un dĂ©faut mineur en vu du reste qui a Ă©tĂ© accompli, mais je me devais de le signaler. Pas que je sois sensible sur le sujet, mais je trouve que ça ne correspond pas trop Ă  l’Ĺ“uvre, ça rend le passage un peu style “racaille” (”bâtard” notamment).
On me dira “oui mais Keiichi est jeune, c’est pour coller Ă  son âge”, oui, enfin, ne confondons pas “jeune” et “racaille”, je connais bien des jeunes qui ne traitent pas Ă  tout va ^^
Mais je me rĂ©pète : ce n’est pas long dans tout les cas, je fais juste mon chiant sur ce point prĂ©cis, mais la traduction est nickel le reste du temps, fouillĂ©e et tout et tout.

Cette Ĺ“uvre est tout bonnement gĂ©niale, que ce soit l’anime, mais bien plus le visual novel, innovant, original, attachant, le nombre de qualitatifs pour encenser Higurashi est long, mais il est clair que c’est une vĂ©ritable bouffĂ©e d’oxygène par rapport au nombre incalculable de sĂ©ries/mangas/Ĺ“uvres basĂ©s sur le mĂŞme modèle, le mĂŞme scĂ©nario, la mĂŞme intrigue. Ainsi, bon nombre de visual novel sont des vulgaires pseudos simulations de rencontres et autres Ĺ“uvres Ă  tendance Ă©rotique (si ce n’est pas carrĂ©ment pornographique) ; Le sanglot des cigales explose les prĂ©jugĂ©s Ă  l’encontre de ce support, en nous proposant un scĂ©nario bien plus novateur et complexe que bon nombre de films blockbusters, ou le seul intĂ©rĂŞt est de proposer le plus d’action possible, d’explosion, de cascades, et d’amour.
Ici, non seulement il n’y a pas vraiment d’action, pas vraiment d’amour, mais il y’a ce que refuse de montrer bien des Ĺ“uvres, par peur de choquer, pour avoir une audience (et des $) toujours plus large ; Higurashi, ce n’est pas ça. Il ose entrer de plein grĂ© dans le mystère, dans l’horreur, et tant pis pour les âmes sensibles.
Rien n’est gratuit, tout s’explique, et c’est surtout lĂ  la grande force d’Higurashi.

Je vous rappelle le site officiel du visual novel français : http://www.hinamizawa.fr/
Et sur ce, je finis par une petite salve d’images ; j’essaye de mettre le moins de texte pour ne rien gâcher :)

J’aime bien quand ils vannent Satoko :x
Le sanglot des cigales

Satoko et Rika
Le sanglot des cigales

Rika ressemble vraiment Ă  un chaton des fois :x
Le sanglot des cigales - Miaou

Un mafieux ? Nan nan ^^
Le sanglot des cigales

La prof, enfin visible ! Oui, elle ressemble fortement Ă  un personnage de Tsukihime :x
Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Shion a de grands atouts…
Le sanglot des cigales - Shion

o_O
Le sanglot des cigales

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Qui ne connait pas Dragon ball ? La sĂ©rie date de 1986 (en anime, le manga de 1984), et pourtant, la sĂ©rie n’a jamais vraiment arrĂŞtĂ© de faire parler d’elle.
Pourquoi ? Pour plusieurs raisons, je pense. D’abord parce que la sĂ©rie est de qualitĂ©, mĂŞme si, au fond, ce n’est qu’un gros bon shonen, force est de constater que les combats, le cĹ“ur de l’anime, y excellent.
Ensuite, parce que la sĂ©rie a su Ă©voluer : d’abord plutĂ´t tournĂ© humour, la sĂ©rie laisse peu Ă  peu place aux combats plus sĂ©rieux (quand des mĂ©chants viennent pour bousiller la planète, ca devient moins drĂ´le, forcĂ©ment).
De plus, les personnages suivent l’Ă©volution des gens : d’abord enfant, Goku grandit plus ou moins dans la mĂŞme pĂ©riode que ses fans, et si des plus jeunes arrivent, pas de souci, ses fils assurent la relève Ă  tout moment.
Pour finir, le nombre d’Ă©pisodes impressionnant et les rediffusions incessants ont finir par ratisser très large ; couplĂ© cela avec, en France, très peu d’autres animes Ă  cĂ´tĂ©, et vous en ferez une sĂ©rie phare qui aura sĂ©duit des millions de n’enfants (dont moi).
La sĂ©rie a en prime Ă©tĂ© très très loin, en dehors des Ă©pisodes HS vis Ă  vis du manga, pour continuer la saga, de nombreuses Ĺ“uvres ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s : GT, OAV, remake d’oav, etc, etc.

Et puis, maintenant, Kai. Qu’est ce que c’est ? Pour faire simple, ce n’est pas la suite de dbz, simplement son remake. Vous aviez adorĂ© dbz mais le nombre d’Ă©pisodes et les longueurs vous ennuyait ? Dbz kai est fait pour vous. En effet, la sĂ©rie commence Ă  l’arrivĂ©e des Sayens, jusqu’Ă  la fin, c’est Ă  dire Boo (information Ă  confirmer encore, mais vu que la fin de la sĂ©rie a Ă©tĂ© annoncĂ© pour mi-2011 (au Japon of course), c’est très plausible.

Je ne vous ferais pas l’affront de vous raconter l’histoire, tout le monde la connait je pense.
A noter que lorsque j’ai entendu parler de la sĂ©rie, je m’Ă©tais dit “pfff, inutile de regarder, encore une sĂ©rie pour pomper le fric”.
C’est le cas très certainement, ne nous leurrons pas. Mais la curiositĂ© m’a emportĂ© et j’ai finis par dĂ©buter la sĂ©rie. Et rapidement, je suis tombĂ© dedans : sans les nombreux HS, que c’est bon. On va cette fois Ă  l’essentiel, et chaque Ă©pisode couvre au moins 2 Ă©pisodes de la prĂ©cĂ©dente saga : je me demande comment on a pu tenir devant tant de longueurs Ă  l’Ă©poque, franchement.

Donc lĂ , nous sommes dĂ©jĂ  Ă  l’Ă©popĂ©e cyborgs, et Cell va dĂ©jĂ  faire parler de lui. Ça va très vite :)
Et vous savez quoi ? Y’a pas de censure. Et ça, c’est bien. Parce qu’Ă  partir de l’Ă©popĂ©e Cell, la censure est arrivĂ©e et des scènes clĂ©s ont Ă©tĂ© entièrement coupĂ©s (par exemple, quand Bejita/Vegeta se fait casser le bras : avec censure, c’est Ă  rien n’y comprendre).

Bref, tout ça pour vous dire que Kai, c’est bien. Mais en rien indispensable. Les personnes qui ont lu le manga n’y verront qu’un produit marketing de plus, les autres, qui ont vu l’anime et qui s’en sont satisfait, ne verront rien de bien neuf, Ă  part quelques scènes redessinĂ©es (et de nouveaux gĂ©nĂ©riques, mais tellement classique qu’on l’oubliera vite).
Les fans ultimes, eux par contre seront aux anges, et ceux qui ne connaissent pas du tout la série (il en existe encore ?) pourront débuter par Kai, bien plus direct que les 500 et plus épisodes dont la moitié sont des longueurs ou des HS.

Je termine par vous donner 2 images du seul personnage fĂ©minin qui a vraiment du charme dans la saga : C18. HĂ©las, elle Ă©cope d’un nom Ă  la con, qui sera jamais changĂ©. Et quand on sait qui finira avec, y’a de quoi pleurer :(

C-18

C-18

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Dybex est sympa.
Après ses coffrets bien chers, il s’est dĂ©cidĂ© Ă  proposer une alternative au fansub, le fansub professionnel et lĂ©gal.
Bon, je ne vais rien dire sur la qualitĂ© des sous titres, qui, de temps en temps, laisse Ă  dĂ©sirer (oubli de traduction, fautes de cohĂ©rence), ce n’est pas le sujet, et l’initiative reste une excellente idĂ©e, si elle reste bien menĂ©e.

Ainsi, après avoir commencĂ© sur les chapeaux de roues avec Fullmetal Alchimist Brotherhood (d’ailleurs, on peut voir que les Ă©pisodes jusqu’au 26 ne sont plus disponibles : le coffret a du sortir…), et en ayant rapidement incorporĂ© Dance in the Vampire bund et Durara, Dybex s’est lancĂ© dans un tournant intĂ©ressant, Ă  mes yeux, mais seulement Ă  plusieurs conditions.
Par exemple, Vampire bund a l’air d’ĂŞtre, au mieux, dĂ©laissĂ©, au pire, abandonnĂ©. Certes, la qualitĂ© de l’anime est des plus discutables. Certes, le nombre de fans doit y ĂŞtre assez faible, et certes, Ă  traduire, ça doit ĂŞtre assez chiant Ă  faire.
Mais si l’objectif est de licencier uniquement pour museler le fansub “traditionnel”, Ă  comprendre, illĂ©gal, qui tente de faire dĂ©couvrir gratuitement des animes, ce n’est pas la peine non plus. Je veux dire, autant pour les excellents animes, comme FMA justement, il est clair que le fansub peut ĂŞtre un frein aux ventes ; mĂŞme si je pense que c’est assez relatif (ceci est un autre sujet), mais autant pour des animes Ă  la qualitĂ© discutable, et Ă  l’intĂ©rĂŞt marketing quasiment nul, franchement, museler le fansub est inutile.
Enfin, je dis ça, mais je pense que le plus gros perdant, sur cette affaire, est Dybex lui-mĂŞme, puisqu’il a payĂ©…

Bref, je m’Ă©gare. Revenons au sujet. Donc, Dybex a Ă©ditĂ© et “fansubbĂ©” 3 sĂ©ries dans un lap de temps très rapide, avec un gros forcing sur l’anime le plus populaire -logique-, j’ai nommĂ© FMA, qui pourtant possède 64 Ă©pisodes. Et depuis quelques semaines, FMA a Ă©tĂ© (brillamment) terminĂ©. Encore merci Ă  Dybex, il faut bien noter que c’est la première fois, en France, qu’un Ă©diteur a suivi avec seulement une semaine de retard le lancement original, ce qui est excellent, dans la mesure oĂą mĂŞme les fansubbeurs (français en tout cas) rĂ©alisent rarement cet exploit : souvent, ils commencent surexcitĂ©s et surmotivĂ©s, et sortent les Ă©pisodes dès le lendemain de la diffusion japonaise, talonnant mĂŞme des fois les subs anglais, mais de semaine en semaine, gĂ©nĂ©ralement, la sortie de la vostf prend peu Ă  peu plus de retard. Ce n’est pas spĂ©cialement une critique hein, dans la mesure oĂą ca reste du travail de fan, gratuit qui plus, juste une constatation, pour bien appuyer le fait que Dybex a assurĂ© sur ce coup.
Donc, une fois la sĂ©rie terminĂ©e, qu’a fait Dybex ? Simplement, remplacer la sĂ©rie par une autre. A noter en passant que Durara, assez sympathique, est bientĂ´t terminĂ© lui aussi (reste 2 Ă©pisodes), ainsi que Dance vampire (3 Ă©pisodes, mais ça fait un bon moment que plus rien n’est sorti).
A noter aussi, que Dybex a “bien” choisi ses subs : un blockbuster, une bonne sĂ©rie, et un navet : comme ça, y’en a pour tout le monde :)
Mais j’imagine que le navet, Vampire bund, a Ă©tĂ© choisi pour son cĂ´tĂ© provocateur, une loli vampire Ă  moitiĂ© habillĂ©e, en pensant sĂ»rement que ça attirerait les otakus en manque ; perdu, l’anime n’a rien de moe, il n’a rien d’otaku non plus, mais tout le monde peut se tromper, et il faut bien avouer que c’est dommage, dans la mesure oĂą l’hĂ©roĂŻne avait du potentiel.

Je m’Ă©gare encore :(
Cette fois, promis, j’aborde le sujet principal.
FMA Brotherhood terminĂ©, il a Ă©tĂ© remplacĂ© non pas par un blockbuster (ils ne sont pas fait Ă  la chaine :3), mais par un anime qui a un peu fait parler de lui avant sa sortie, j’ai nommĂ© High School of the Dead. Voici sa playlist.
Yeeeeehaaaaaaa, j’ai lancĂ© le sujet !

J’avais vu le trailer un peu avant sa sortie, et franchement, je n’Ă©tais pas emballĂ© pour un centime. Pour rĂ©sumer le plus simplement possible : des grosses poitrines qui rebondissent, des zombies, des carnages. Youhou.
Mais l’anime a de la chance, actuellement, je regarde beaucoup de sĂ©ries Ă  la frontière du moyen/mauvais, donc chaque nouveau anime me donne espoir de passer du meilleur temps. Je ne vous l’avais pas dit ? J’essaye de terminer tout anime dĂ©butĂ©, mais Ă  force, je pourrais renommer le blog par “le blog de la loose : tout les animes que personne ne regarde tant ils sont pourris”, avec comme premier post une description dĂ©taillĂ©e de mon Ă©tat d’esprit totalement grotesque sur le sujet, oĂą j’expliquerai que non, je ne suis pas sm, et que je n’y peux rien, j’ai commencĂ© parce que je pensais que c’Ă©tait bien suite Ă  la lecture du synopsis, mais ça s’est avĂ©rĂ© totalement pourri, hĂ©las, enchaĂ®nĂ© Ă  mon concept, j’ai du continuĂ© et mĂŞme finir.
Au moins, je peux me targuer de regarder les animes les plus atypiques. Ben oui, ca fait mieux de dire “atypiques” que “tellement pourri que j’en ai vomi”.

Mais j’exagère, en fait. Autant le post prĂ©cĂ©dent, sur les animes les plus pourris, Ă©tait une vĂ©ritable ode sur la nullitĂ© de certains animes (je rĂ©pète par ailleurs que pour Melody of Oblivion, ce n’est pas tant que l’anime soit pourri ; celui-ci est vĂ©ritablement atypique, bizarre, Ă©trange, la nuance est importante. Enfin, je dis cela, mais je conseillerais cet anime qu’Ă  peu de gens ^^), autant celui-ci parle d’un anime que je qualifierais de moyen le plus absolu, qu’on oubliera aussitĂ´t après l’avoir regardĂ©.
Le thème : après les vampires et les loups garous (dance in the vampire bund, pour celles (on peut toujours rĂŞver) et ceux (les bots ?) qui ne suivent pas), il manquait quoi ? Allez, vous devez savoir ! Un clichĂ© des films d’horreurs ? Non, pas l’homme Ă  la tronçonneuse, mais presque. Oui ! Les zombies !

Donc voici l’histoire : Takashi est notre hĂ©ros un peu concon, qui s’est disputĂ© avec sa copine d’enfance -la garce, tout ça parce que, enfants, elle lui avait fait promettre qu’ils seraient amoureux pour la vie. Et devinez quoi ? Takashi, 10 ans (?) plus tard, l’aime encore ! Sauf que Rei (l’amie d’enfance, donc), un peu sal*pe sur les bords, a larguĂ© comme un excrĂ©ment (pour rester poli) Takashi, pour aller vers Hisashi (je pense qu’elle a choisi un prĂ©nom similaire pour ne pas trop perdre ses repères).
Et donc, Takashi se sent mal, on le comprend un peu en fait, bien qu’on puisse s’Ă©nerver qu’il se fait ouvertement draguer par l’intello-canon du coin (qui ressemble Ă  deux gouttes d’eau Ă  Mina… Mais si, l’hĂ©roĂŻne de Dance in the vampire, comme quoi, tout se recycle, par contre, elle est beaucoup plus habillĂ©e, ah ben oui, dommage) sans qu’il ne remarque quoi que ce soit -mais pourquoi les hĂ©ros sont toujours des boulets ?
Bref, il est en train de se morfondre sur son escalier, à sécher les cours et à faire des bulles.
Quand soudain -et lĂ , le suspens est Ă  son paroxysme- il rĂ©alise qu’il y’a du grabuge au portail. En effet, un homme bizarre tente mollement de forcer l’entrĂ©e.
Comprenez moi bien : quand je dis “un homme bizarre”, il faut imaginez un homme Ă  moitiĂ© pourri, avec les yeux rĂ©vulsĂ©s, dĂ©goulinant de sang, qui bave et qui semble tout sauf vivant. Un zombi, quoi. Sauf que les profs, très Ă  cheval sur les règles de l’Ă©cole (il est vrai qu’un homme qui pousse mollement de son corps un portail, ça fait un sacrĂ© boucan, nous sommes d’accord), arrivent sur leur cheval blanc (en fait, avec l’Ă©pĂ©e en bois), et lĂ , quand ils remarquent que l’homme ne rĂ©agit pas, que font-ils ? Je vous le donne en mille : ils s’Ă©nervent (enfin, juste un), et forcĂ©ment, l’empoigne. Le zombi mord, et FORCEMENT, genre 10 minutes après, l’Ă©cole est Ă  feu et Ă  sang, avant que les hĂ©ros ne rĂ©alisent que c’est toute la ville qui est dans cet Ă©tat.

Bon. Reprenons. Un anime basĂ© sur les zombies. Une animation sympathique, de l’action, des gros seins (je suis obligĂ© de le mentionner tant on les mets en avant), des culottes (idem), un design sympa. Mais une histoire qui, dès le dĂ©part, commence mal, beaucoup trop clichĂ©e. Et je pense sincèrement que l’anime ne va pas dĂ©coller. Je peux me tromper, mais j’ai plus l’impression qu’on va aller de clichĂ©s en clichĂ©s, sans aucune innovation. L’anime est agrĂ©able Ă  regarder, c’est un bon passe temps, mais je crains vraiment que ce ne soit rien de plus.
Et puis, je crois que le problème premier, c’est le thème : les zombies.
Je vais vous expliquer pourquoi.

Trois grandes lĂ©gendes existent Ă  propos des ĂŞtres surnaturels : les vampires, les loups garoux, les zombies (on pourra aussi noter les sorcières, et tout plein d’autres, comme les troll, les dragons, les dĂ©mons etc, etc).
Vu que ce sont des lĂ©gendes existantes depuis des siècles, aborder le thème est dĂ©jĂ  un clichĂ©, dans la mesure oĂą tout a Ă©tĂ© dit sur eux. Les diffĂ©rentes Ĺ“uvres existantes sur les sujets peuvent apporter des points de vue diffĂ©rents, amener de nouveaux Ă©lĂ©ments (aie ! Mais aie ! ArrĂŞtez de me jeter des pierres. J’ai bien aimĂ© les livres, alors, pouet), mais dans le fond, rien de vraiment novateur n’intervient. Mais il est tout Ă  fait possible d’en faire de bonnes Ĺ“uvres, Entretiens avec un vampire a marquer bien des gens (dont moi).

Sauf que… A mon goĂ»t, les zombies partent avec un sacrĂ© dĂ©savantage : le rĂ©alisme.
Pour illustrer cela, prenons les autres clichés en exemple, et retranscrivons les dans la réalité.
Les vampires : des ĂŞtres surpuissants, qui n’Ĺ“uvrent que de nuits, qui Ă©vitent de se montrer, très rapides, qui attaquent les proies isolĂ©es en leur suçant le sang, les affaiblissant jusqu’Ă  la mort. Qui plus est, leur force est supĂ©rieure Ă  celle d’un ĂŞtre humain. Il y’a de quoi en avoir peur. A l’opposĂ©, seul quelques armes sont efficaces contre un vampire : l’eau bĂ©nite, le pieu dans le cĹ“ur principalement, et, accessoirement l’ail et le crucifix. Dans tout les cas, difficile d’en venir Ă  bout.

Les loups garous : eux sont plus dans la force brute. Discrets la plupart du temps, arrivĂ© Ă  la pleine lune, ils se dĂ©chainent vĂ©ritablement, et leur mode d’attaque, de nuit, ne fait pas dans la demi mesure : une force brute gigantesque, jusqu’Ă  grotesque tant ils sont surpuissants. Ainsi, mĂŞme face Ă  30 hommes, ils vont attaquer de front. Un mur de pierre ? Ils le dĂ©fonce. Une barricade ? Ils sautent au-dessus. Échapper Ă  ces monstres est quasiment impossible. La seule arme efficace ? De l’argent (pas la monnaie, le mĂ©tal t_t). Et lĂ  encore, non seulement ils peuvent Ă©viter les coups de par leur agilitĂ©, mais en plus, il faut ĂŞtre suffisamment fort pour entamer leur peau, voir, survivre Ă  leur contre attaque.

Je peux continuer longtemps comme cela : les sorcières. De frĂŞles personnes, en gĂ©nĂ©ral, physiquement. Le souci Ă©tant qu’elles Ĺ“uvrent Ă  distance, parfois Ă  plusieurs lieues. Ses sortilèges peuvent tout vous faire, du rhume Ă  la pneumonie en passant Ă  la lèpre mais aussi, vous geler, vous bruler, etc.
Seul le feu peut tuer une sorcière dans certains esprits, mais, plus gĂ©nĂ©ralement, en entravant la libertĂ© de la sorcière, elle ne peut plus vraiment faire quoi que ce soit, encore faut-il l’attraper.

Bref, je vais m’arrĂŞter lĂ  au niveau des dĂ©tails des lĂ©gendes, sinon, plus personne ne va croire que je parle d’un anime.
Tout cela pour vous dire que, pour la grande majorité des légendes existantes, la peur qui existe pour ces êtres surnaturels est légitime (si ils existaient), dans la mesure où leur supériorité physique, mental, intellectuelle, voir numérique est écrasante.
Mais les zombies ? Je n’ai jamais pu vraiment adhĂ©rer au principe des zombies, en rĂ©alitĂ©.
Cela dit, j’ai adorĂ© les Resident Evil, et j’ai bien aimĂ© 28 jours plus tard, preuve que je ne suis pas non plus totalement allergique au concept.
Mais tout de mĂŞme. Un zombi, c’est quoi ? Un ĂŞtre humain infectĂ© par un autre zombi. L’origine est souvent indĂ©terminĂ©, genre “une erreur de manipulation” ou “un accident de laboratoire”.
Mais… Un zombi, en plus d’ĂŞtre en dĂ©composition, c’est tout sauf crĂ©dible. Certes, il est plus costaud qu’un ĂŞtre humain normal. Il a une bonne ouĂŻe aussi. Mais, au niveau des qualitĂ©s… C’est tout. Mais vraiment, hein. Les zombies sont ainsi, très lents. A se demander comment une ville toute entière peut ĂŞtre submergĂ© par des machins qui sont aussi rapides qu’une mĂ©mĂ© de 90 balais qui a des problèmes aux genoux et aux hanches. En plus de cela, les zombies sont aveugles. Ils ne ressentent rien, qui plus est, ce qui veut dire que tu peux trĂ©bucher dedans sans qu’ils te remarquent. Ok, ce cĂ´tĂ© “je ne ressens rien” les rend immortels, et ils ne craignent pas trop le feu non plus.
Mais, excusez moi, ça reste très abordable Ă  tuer. Oh, bien sĂ»r, lĂ , vous allez me rĂ©torquer “oui mais c’est difficile de faire face Ă  un proche transformĂ©”, eh bien, moi je vous rĂ©ponds : nan.
Je veux dire, tu vois un amas de chair en dĂ©composition, qui te “fonce” dessus, sans aucune conscience, les yeux rĂ©vulsĂ©s -quand ce n’est pas tombĂ©s, la peau flĂ©trit, avec des intentions claires de meurtres, et toi, Ă  ce moment, tu aurais une prise de conscience ? “oh non, mince, c’est albert, mon voisin du dessus, je peux pas lui faire ça” ?
NAN. A ce moment, dans le pire des cas, tu le repousses et tente de fuir, et dans le meilleur, tu prends la première chose qui te tombes sous la main et tu le lui écrase dans sa tronche. Faut pas abuser, quoi.
Et quand je vois, systĂ©matiquement dans ces Ĺ“uvres de zombies, qu’une villa-ville-mĂ©tropole-mĂ©galopole-rĂ©gion-pays-monde entière est contaminĂ©e par ces zombies, moi je dis stop, faut arrĂŞter de se foutre de nous.
Allez, soyons magnanimes, on va dire que l’infection peut se propager jusqu’Ă  une ville complète. Admettons. Il faisait nuit, les gens dormaient, les voitures flambaient, mais, de nos jours, c’est tellement habituel que personne n’a fait le lien. Ok. Et le lendemain, Ă  tout plein de seuil de portes, les gens ont Ă©tĂ© attaquĂ© par surprise et la propagation a rapidement progressĂ©. ADMETTONS.

Mais il y’a forcĂ©ment des gens qui n’ont pas Ă©tĂ© eu. Et ces gens lĂ  vont tenter d’alerter la police dans un premier temps. Ensuite, ils vont tenter de se rĂ©unir, de fuir la ville. Et non pas d’aller voir si tout va bien chez papa-maman qui habitent au cĹ“ur de la ville, screugneugneu. Et de la, l’armĂ©e peut rapidement intervenir. Et justement, dans l’armĂ©e. Ok, les gens de l’armĂ©e sont pas forcĂ©ment des gens qui arborent un 180 de QI bien senti. Mais quand mĂŞme. Ils rĂ©aliseront bien vite que les balles dans le corps ne font rien aux zombies. Et vont vite rĂ©aliser que seul une, ou quelques balles logĂ©es dans le crâne arrivent Ă  bout de ces zombies.
Alors, s’il vous plait : cessez de prendre les gens pour des jambons, quoi. Bien sĂ»r, je comprends que pour l’auteur, une ville dès le dĂ©part, ou en tout cas très rapidement infestĂ©e est bien plus intĂ©ressante scĂ©naristiquement qu’une propagation rĂ©aliste : je veux dire, si la dizaine de zombies se fait butter par le premier char d’assaut qui arrive, y’a pas le temps d’en faire un film. Je le conçois. Mais soyez crĂ©atifs, alors. C’est votre boulot, non ? Parce que j’en ai assez de voir une ville se transformer en moins de 24 heures en un champs de ruine oĂą les zombies sont partout, tout cela Ă  cause d’une propagation inconnue, d’un virus ou d’un problème de laboratoire.

Et puis… Il y’a le mode de propagation, aussi. Je ne peux que protester ! C’est la mĂŞme chose que pour les vampires, oui : une morsure. Et, pareil que les vampires, ils peuvent soit manger, soit convertir (les religieux devraient essayer cette mĂ©thode, rĂ©sultats garantis). Sauf que pour les vampires, il y’a une vĂ©ritable logique : les vampires sont des ĂŞtres censĂ©es, qui pensent, qui rĂ©flĂ©chissent, aux capacitĂ©s intellectuelles au moins Ă©quivalentes aux nĂ´tres, voir supĂ©rieures. Ainsi, si il a faim, il va sucer le sang de sa victime jusqu’Ă  la dernière goutte, et si il se sent seul, si il apprĂ©cie la personne ou si son espèce est menacĂ©e (il est intelligent je rappelle, donc il peut le planifier), il va convertir la personne et la faire rejoindre le cĂ´tĂ© sombre.
Mais les zombies ? Je rappelle qu’ils sont aveugles, qu’ils n’ont pas d’ordre, n’obĂ©issent Ă  personne, et ont un QI qui frĂ´le le zĂ©ro. Et pourtant ? Comme par hasard, ils sĂ©lectionnent leurs proies Ă  merveille. A comprendre : les connards et les gens pas importants seront bouffĂ©s, PAR CONTRE, les gens importants, vous pouvez ĂŞtre surs qu’ils ne seront que mordus.
Mais rĂ©flĂ©chissons un peu : un zombie, ça ne rĂ©flĂ©chit pas, non ? Ça n’a pas de sentiment non plus. Alors pourquoi ils transformeraient des gens en un des leurs ? Il n’y a aucune raison logique.

Je vais mĂŞme aller plus loin dans ma critique des zombies (finalement, le titre du sujet n’a pas Ă©tĂ© approfondi très longtemps :p ) : comment les zombies se reconnaissent entre eux ? Pourquoi ils ne se mangent pas ? Et d’ailleurs, pourquoi ils ont besoin de manger ? Ils sont pourris, leurs fonctions vitales sont arrĂŞtĂ©es, alors, pourquoi ?

Bref, les zombies, je déteste ce concept. Faites en moi un nouveau si besoin, mais arrêtez avec ces clichés totalement absurdes.

Concernant High School of the Dead -youpi, je reviens dessus- j’en suis Ă  l’Ă©pisode 4, je vais certainement continuer Ă  suivre (je peux bien trouver 20 minutes par semaine), mais je n’attends pas grand chose pour sa suite.
D’ailleurs, pour dĂ©tailler un peu l’anime, je vais vous faire une rapide prĂ©sentation des personnages, en tout cas les premiers rencontrĂ©s (bravo la prĂ©sentation Ă  la fin :/) :

Takashi : notre hĂ©ros de l’histoire, mĂ©lancolique et amoureux de Rei au dĂ©but. Après l’accident, il sera toujours amoureux de Rei et soit disant dĂ©faitiste (propos tenus par Rei, juste après qu’ils aient contemplĂ©s une ville en ruine infestĂ©es de zombies : c’est clair que dans ces moments, il vaut mieux ĂŞtre optimiste -_-)

Rei : une garce qui va ouvertement tromper l’homme qu’elle a fait promettre de ne jamais la tromper. Assez hystĂ©rique dans son genre, qui plus est.

Hisashi : le copain de Rei. (attention spoil du premier Ă©pisode) ForcĂ©ment, il va la sauver et forcĂ©ment, il va ĂŞtre mordu. Et forcĂ©ment, Takashi va devoir lui remettre les idĂ©es en place (ou plutĂ´t : la cervelle hors de sa tĂŞte), et ce malgrĂ© l’imbĂ©cilitĂ© de Rei qui va croire qu’Hisashi ne sera pas transformĂ©, lui (je vous avais prĂ©venu que l’anime Ă©tait un amas de clichĂ©s).

Hirano : le gros otaku Ă  lunettes du coin. Ouf, il se rĂ©vĂ©lera ĂŞtre un otaku des armes. Bien pratique de pas ĂŞtre tombĂ© sur un otaku du cosplay, de l’informatique ou des figurines, il aurait pas eu la mĂŞme utilitĂ©.

Saya : la fille Ă  couettes amoureuse du hĂ©ros (mais on s’en doute pas, hein) autoritaire Ă  lunettes tsundere (aux seins qui pendent quand elle se penche). Oui, je vous avais prĂ©venu : y’a du clichĂ©, et du bon.

Busujima : pour faire simple : une kendoka.

La meilleure pour la fin :

Marikawa (l’infirmère) : alors, la ! Respect. Non, franchement. Pensez mettre une infirmière Ă  gros seins, blonde de surcroit, tout le monde y aurait pensĂ©, certainement. Mais oser rajouter dans ses traits de caractères “cruche” ainsi que “très naĂŻve” et “maladroite”, il fallait oser, vraiment. Ben oui, parce que non content de trĂ©bucher sur de la poussière, elle va tenter de soigner les premiers zombies qui se prĂ©sentent Ă  elle “viens la mon petit que je te soigne, t’as l’air souffrant” T_____T

VoilĂ  voilĂ , c’Ă©tait donc, High School of the Dead, un anime qui vous fera passer un peu de votre temps, mais qui ne restera dans les mĂ©moires de personne, je pense. A part l’opening peut ĂŞtre.

A noter que j’en suis Ă  l’Ă©pisode 4, et que dans cet Ă©pisode, j’ai rĂ©alisĂ© que pour couronner le tout, la sĂ©rie est censurĂ©e… On n’y voit mĂŞme pas les mamelles dĂ©nudĂ©es se faire grassement tripoter alors qu’on les a pourtant fait pendouiller habillĂ©es durant 3 Ă©pisodes durant, nous forçant Ă  n’avoir que cette idĂ©e que de les prendre Ă  pleines mains pour les tâter comme des melons -que dis-je, des pastèques. Un scandale.
[Nota ben pour les féministes qui passeraient pas hasard par ici (% de chance : 0,1) et qui auraient lu l'article jusqu'au bout (% de chance : -1) : je plaisante, je n'ai -je crois, pas l'esprit aussi mal tourné que cela, mais force est de constater que les généreuses poitrines sont souvent mises en avant]



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