2010 septembre | Mes-idées

Mes-idées.com

Mes créations et points de vue

Jigoku Shoujo

Jigoku shoujo, ou la fille de l’enfer. Un titre qui intrigue, un anime tout aussi intriguant. L’histoire est simple : en se connectant sur un site spĂ©cifique (y’a pas d’url par contre, dĂ©solĂ© :x) Ă  minuit prĂ©cise, il nous est possible de se connecter sur le chat de l’enfer. A ce moment prĂ©cis, si votre haine dĂ©borde, vous pourrez rencontrer la fille de l’enfer, qui vous donnera une poupĂ©e, qui possède un fil rouge : si vous le dĂ©nouez, la personne maudite atterrira immĂ©diatement en enfer. La contre partie, c’est qu’au terme de sa vie, la personne qui a envoyĂ© la malĂ©diction ira elle aussi en enfer.
2 vides se crĂ©ent lorsqu’on maudit une personne, il faut bien les combler : la victime et l’auteur.

La première saison est sortie en 2005. Son côté mystérieux était sympathique, et la série, à chaque histoire, nous surprenait davantage, en créant des situations nouvelles, originales, et forcément issues de la vraie vie.
Certes, certaines mauvaises personnes mĂ©ritent l’enfer, mais, pour les autres ? Certaines n’ont rien fait de spĂ©cial, et finissent malgrĂ© tout en enfer, Ă  cause de la rancĹ“ur de leurs proches ou pire, d’une jalousie stupide.
On s’interroge donc Ă  chaque Ă©pisode sur les raisons de l’envoi en enfer, tout en se demandant ce qui se cache derrière tout cela, derrière la fille de l’enfer notamment. HĂ©las, la saison 1 s’arrĂŞte sans aucune explication. Au final, cette saison 1, de 26 Ă©pisodes, est divertissante mais sans plus.
Son personnage principal, Enma Ai, n’est en rien expliquĂ©, et ça nous laisse sur notre fin.

Enma Ai

A noter l’excellent ending, beau, sublime, magnifique, surpuissant (au niveau de la musique et des dessins), que j’Ă©coute toujours en subissant des frissons de plaisir.

Un peu longue, donc (13 Ă©pisodes auraient suffis), et nous laissant sur notre fin. La seconde saison, composĂ©e elle aussi de 26 Ă©pisodes, enfonce en tout point la saison 1, la rendant pratiquement obsolète, car oui, on retrouve les mĂŞme composantes que la saison 1, la mĂŞme trame de fond, les mĂŞme minis histoires, sauf qu’en plus de cela, un journaliste va se pencher sur la fille de l’enfer, et traquer son passĂ©.
On aura ainsi enfin droit aux rĂ©vĂ©lations du pourquoi du comment ; qui est la fille de l’enfer, pourquoi elle est si jeune, pourquoi elle tient ce rĂ´le. Son histoire est dĂ©chirante, et l’anime tout entier vaut le coup, du dĂ©but Ă  la fin. Fin qui, d’ailleurs, clĂ´t vĂ©ritablement la sĂ©rie, après la mise en bouche, l’explication, on a droit Ă  une finalitĂ© par rapport Ă  la fille de l’enfer, et je pensais alors “c’est une bonne saga finalement, la saison 1 Ă©tait un chouĂŻa longue, mais elle reste regardable, et la saison 2 est excellent en tout point”.

Jigoku Shoujo 2

Tant que j’y suis, jusqu’Ă  prĂ©sent, je vous ai dit que l’ending de la saison 1 Ă©tait sublime, certes, ça reste la meilleure musique de la saga, mais les autres thèmes ne sont pas en reste : l’ambiance musical durant la sĂ©rie est tout Ă  fait appropriĂ©e. Et pour en revenir sur les op/ed, en plus de leur qualitĂ© sonore, il ne faut pas oublier leur qualitĂ© visuelle, d’un haut niveau, et leur dĂ©roulement est tout Ă  fait admirable : des gĂ©nĂ©riques comme on en veut plus souvent ^^
Rajouter à cela une bonne animation, et des dessins vraiment jolis, et vous obtenez, techniquement, quelque chose de très sympa.

Jigoku Shoujo

Et le drame survint. Alors que personne ne l’attendait, au vu de la fin de saison 2, une saison 3 arriva.
Je me suis alors dit que si les producteurs s’Ă©taient dĂ©cidĂ©s Ă  sortir une saison 3, c’Ă©tait que soit ils avaient une bonne raison pour continuer, soit le succès de la sĂ©rie les a forcĂ© Ă  en faire une saison 3, quitte Ă  en faire du caca.
HĂ©las, c’est la seconde option, apparemment. D’une sĂ©rie agrĂ©able et mystĂ©rieuse, on passe rapidement Ă  une sĂ©rie grotesque et chiante. Une vĂ©ritable descente en enfer, sans mauvais jeu de mot, mais on a la fâcheuse impression que la saison 3 s’est elle-mĂŞme maudite, tant sa qualitĂ© est discutable.
Sur le plan technique, ok, rien Ă  redire, on ne change pas une Ă©quipe qui gagne. Mais pour le reste… Horrible. Les nouveaux personnages introduits sont non seulement inutiles, mais insupportables, et grotesques : la palme revient Ă  la petite fille (dont j’ai oubliĂ© le nom, comme vous le remarquez), grande gueule, pleurnicheuse, et surtout, surtout… Que l’on doit remonter rĂ©gulièrement. Oui oui, remontĂ©, avec une clĂ©, pour qu’elle puisse continuer Ă  faire du vĂ©lo. Pitoyable. Absurde. IncohĂ©rent. Stupide.
L’histoire, Ă  la base, bien que poussive, la fille de l’enfer qui se rĂ©incarne via le corps d’autre fille, aurait pu sauver le tout. Que nenni. Ladite fille est une collĂ©gienne tout ce qu’il y’a de plus conventionnel, et pour lui Ă©viter de devoir changer sa vie, quasiment tout les Ă©pisodes sont en relation avec son collège, et tout les Ă©pisodes auront lieu dans la mĂŞme ville : très sympa pour les scĂ©naristes qui ne doivent plus se creuser la tĂŞte, mais diablement chiant pour le spectateur.
Et puis, le dĂ©roulement de l’histoire est poussif : on reprend les mĂŞme et on rererecommence, sauf qu’au bout de la troisième fois, on est totalement lassĂ©. Le fond des histoires est ainsi identiques aux 2 prĂ©cĂ©dentes saisons, aucune originalitĂ© ne sera ajoutĂ©e.
Et ce n’est pas le nouveau pseudo personnage principal qui va me faire changer d’avis.
Pendant plusieurs Ă©pisodes, au dĂ©but, son seul rĂ´le est de contenir Enma Ai en elle, ne se posant pas plus de questions que cela. Bien obligĂ©e par la suite, elle va tenter, forcĂ©ment, de rĂ©soudre les problèmes afin que les gens abandonnent leur vengeance. Évidemment, ça ne va pas marcher, alors que va t-elle faire ? Tenter d’ignorer tout cela. Jusque la, nous sommes dans le clichĂ© total, originalitĂ© : 0.

Jigoku Shoujo

Mais arrivé à ce niveau, on se retrouve à la fin de la série. Vite, les réalisateurs doivent quand même trouver une conclusion à ce désastre. Alors, hop là, on construit vite fait la fin.
Je vais spoiler la fin, donc sauter ce paragraphe si vous désirez regarder la saison 3 (ce que je ne vous conseille pas).

Subitement, l’hĂ©roĂŻne va se retrouver inconnue de tous. Raison invoquĂ©e ? En fait, il se trouve qu’elle est morte depuis une dizaine d’annĂ©es, et que toute sa vie depuis n’Ă©tait qu’illusion. Euh ?..
Non non, ce n’est pas tout. Elle va donc endosser le rĂ´le de la fille de l’enfer, faisant disparaitre Enma Ai (pour une raison non indiquĂ©e), son premier boulot sera de donner la poupĂ©e au père de sa meilleure amie, envoyĂ©e en enfer pour une raison totalement dĂ©bile. On pourrait demander alors “mais euh, c’est sa meilleure copine dans le monde illusoire qu’elle a crĂ©e, mais en vrai, en fait, elle reprĂ©sente quoi pour l’hĂ©roĂŻne ?” mais on va s’abstenir de cette question, je redoute que les scĂ©naristes n’en savent rien non plus.
Bref, elle va vouloir devenir la fille de l’enfer mais uniquement pour les cas qu’elle jugera juste : en gros, elle se prend pour une divinitĂ© d’un coup. Sauf que, forcĂ©ment, l’araignĂ©e dont on ne saura rien de plus (idem pour la grand père, absente de cette saison, mais dont on ne sait rien), ne va pas laisser faire ça, et va vouloir la punir. Et la, tadam ! Enma Ai rĂ©parait, et endosse la responsabilitĂ©. Sa punition : devoir rester la fille de l’enfer pour l’Ă©ternitĂ©. Quand on sait son “pĂ©chĂ©” originel, on est en droit de se dire que leur loi est lĂ©gèrement pourrie tout de mĂŞme, la pauvre, son destin est tragique, et en plus, elle endosse la responsabilitĂ© de la mĂ©chancetĂ© des gens, c’est dingue.
Bref, la dernière question que l’on peut se poser : pourquoi Enma Ai a fait tout ça ? Rassurez vous, on y rĂ©pond. “Parce que tu es moi”. Ahhhh, oui, ok. Ok. Tu te foutrais pas de ma gueule par hasard ?
Les deux filles ne se ressemblent en rien au niveau de leur histoire personnelle, et leur personnalitĂ© me semble tout aussi diffĂ©rente. Enfin, bon. Ça permet de faire disparaitre l’hĂ©roĂŻne, de clore l’histoire et de terminer sur une touche yuri qui va tenter de nous faire oublier tout le reste.
Ah ! Oui. Concernant l’histoire de l’hĂ©roĂŻne, elle est triste mais pas vraiment intense. Je dirais mĂŞme qu’elle est plutĂ´t poussive, et ne fais que nous rappeler la connerie des gens (ah, c’est peut ĂŞtre pour ça qu’Ai dit qu’elles sont similaires… Mais ĂŞtre similaires par procuration des gens alentours, ahem). Bof quoi.
Jigoku Shoujo

Donc au final, la saison 3 est un Ă©chec. Vraiment.
Honnêtement, si vous vous intéressez à cette série, regardez uniquement la saison 2. La saison 1 est pas mal mais très linéaire, sans finalité. La saison 1 reste un bon divertissement mais ans plus.
La saison 2 par contre est une série à la hauteur, et mérite un bon 8/10, je pense.
Par contre, oubliez la saison 3 : dĂ©jĂ , si vous n’avez pas vu la saison 2, vous n’y comprendrez rien, donc vous ĂŞtes obligĂ©s de regarder la saison 2. Ensuite, elle n’apporte strictement rien Ă  la saga. Au contraire, mĂŞme : elle la discrĂ©dite.

Bref, Jigoku shoujo est une bonne sĂ©rie, mais trop longue. Au lieu de vaquer Ă  des histoires qui n’apportent rien, elle aurait mieux fait de se concentrer sur une trame principale, ce qui l’aurait rendu incontournable ; lĂ , on termine avec une bonne sĂ©rie, mais sans plus, et pour peu qu’on s’arrĂŞte Ă  la saison 2.

Popularity: 21% [?]

Tu sens la diffĂ©rence ? En disant juste “Starcraft”, le mot est bon, mais n’a pas assez d’impact. Son extension, “Broodwar”, est encore meilleur, et te donne une consistance très satisfaisante.

Mais en disant “Starcraft… Deux” ou “Starcraft… Two”, les deux se valent, je trouve, lĂ , tout de suite, on ressent une surpuissance Ă©manant du jeu. Oui bon ok, la plupart des suites rajoutent “deux” puis “trois” “quatre” etc Ă  leurs suites, mais pour Starcraft, ça le fait, alors pouet.

Bref. Starcraft 2, qui fait suite au premier opus (je sais, sans moi, vous ne l’auriez jamais devinĂ©).
Starcraft fut, Ă  l’Ă©poque, une vĂ©ritable rĂ©volution dans le domaine des jeux de stratĂ©gie, notamment grâce Ă  son scĂ©nario bien ficelĂ©, ses 3 races, et surtout, surtout, son Ă©quilibre ; parce que tout le monde sait bien que si un jeu de stratĂ©gie est mal Ă©quilibrĂ©, l’intĂ©rĂŞt retombe rapidement, parce qu’il est plus simple de jouer avec la race la plus forte.
Starcraft est sorti en 1998, il y’a 12 ans. Son extension, Brood war, en 1999. A noter que son extension Ă©tait au moins aussi excellent que le jeu original, si ce n’est meilleur, avec un scĂ©nario prolongeant la sĂ©rie, de nouvelles unitĂ©s, de nouvelles maps, etc, alors que bien souvent, les add on misent simplement sur de nouvelles cartes et/ou unitĂ©s.
Le jeu eut un succès Ă©crasant, de par le monde entier, et de nombreuses compĂ©titions avaient Starcraft sur leur liste. Mais il faut avouer que ce qui a permis Ă  Starcraft d’ĂŞtre encore plus populaire et jouĂ© aujourd’hui, c’est grâce Ă  la CorĂ©e du Sud : des vĂ©ritables progamers ont Ă©mergĂ©s, et des compĂ©titions locales, dĂ©bordant rapidement sur le monde entier par le biais du net qui se dĂ©mocratisait alors, furent lancĂ©s.
Pourquoi un tel engouement ? Je pense qu’il y’a deux raisons essentielles : de une, aucune ligue retransmis tĂ©lĂ©visuellement n’existe en Europe, ou alors, donnez moi la chaĂ®ne. Certes, des LAN et autres compĂ©titions sont rĂ©gulièrement pratiquĂ©es, mais ces compĂ©titions restent strictement cadrĂ©es dans un environnement de connaisseurs (je n’utiliserais pas le mot geek, il m’Ă©nerve. Eh merde), et au niveau de la retransmission, que ce soit au niveau mĂŞme local, il n’y a rien : aucune brève dans les journaux, que dalle. Ce genre de compĂ©tition, pour nos journalistes, restent des hobby en marge de la sociĂ©tĂ©.
Les corĂ©ens, non seulement, les duels sont retransmis, mais en plus de quoi, ils nous affublent de commentateurs et d’un public, totalement passionnĂ© :o

Secondo, le niveau des joueurs : alors qu’en Europe, le niveau Ă©tait restĂ© plutĂ´t amateur, en CorĂ©e, vu que les progamers sont payĂ©s pour jouer, et reconnus pour cela, ils jouent Ă©normĂ©ment plus, et ça se voit du premier coup d’Ĺ“il : leur maitrise est absolue, leur crĂ©ativitĂ© est gĂ©niale, et leur heures de jeux… VoilĂ , quoi. Il suffit de vĂ©rifier ça dans un classement reconnu, genre Iccup.

Et cet engouement corĂ©en a reboostĂ© tout les autres joueurs ; le niveau a ainsi sensiblement montĂ© vers le haut, jusqu’Ă  atteindre les hautes sphères : le niveau du jeu n’a plus rien Ă  voir avec ce qu’il s’y faisait Ă  l’Ă©poque. Il suffit de comparer des vidĂ©os de 2005 avec celle de 2009 : la diffĂ©rence est palpable.

Bref, Starcraft 2, de par le succès du petit frère, fut longtemps espĂ©rĂ©, attendu. Et c’est donc au mois de juillet 2010 qu’il est enfin sorti (en France en tout cas, je crois qu’il Ă©tait disponible plus tĂ´t en CorĂ©e du sud). Alors, vaut-il l’attente ?

Oui. Enfin, globalement, oui. Le jeu n’est pas parfait. Je vais commencer par le plus gros des dĂ©fauts : seule la campagne Terran est disponible, alors que pour Starcraft et Broodwar, 3 campagnes Ă©taient disponibles.
Certes, le nombre de missions reste Ă  peu près identique : 30 pour starcraft (10 par campagne), 26 pour Broodwar (8 par campagne, sauf les Zerg, 10), et lĂ , on a 27 missions. Sauf qu’on reste un peu sur sa faim, puisque les Terran ne sont pas forcĂ©ment la race que j’apprĂ©cie le plus (enfin, ça se dĂ©fend).
Second gros dĂ©faut, quand mĂŞme assez grave : l’incohĂ©rence de l’histoire. Bon, je ne vais mĂŞme pas parler du changement radical de certains personnages au niveau des traits (surtout Raynor : de ça Ă  ça tout de mĂŞme), mais je parle de leur comportement. Dans Brood war (je vais spoiler), Raynor ne dĂ©sire que tuer Kerrigan, pour la faire arrĂŞter ses massacres et la remettre dans le chemin de l’humanitĂ©, tandis que la… Tout le long du jeu, il dĂ©prime de sa transformation (alors que dans Broodwar, mĂŞme si il Ă©tait encore en pĂ©tard par rapport Ă  ça, il se portait plus sur sa vengeance vis Ă  vis de Mengsk, et surtout, il tentait de survivre) et dĂ©sire ardemment la sauver o_O
Les incohĂ©rences scĂ©naristiques ne sont pas si catastrophiques que ça cela dit, ça reste plausible, mais c’est un peu dommage, surtout au vu du scĂ©nario de Starcraft & bw, beaucoup plus cru et allant au bout des choses. Mais bon, après leur victoire Ă©crasante Ă  la fin de bw, que les zergs se soient retirĂ©s, c’est un chouĂŻa n’imp.
On imagine fort bien que la 4ème race mystère, s’apparentant aux Xel’naga (ou pas) est la cause de tout ceci, mais ça reste dommage.

Sinon, au niveau des dĂ©fauts… Hum… Ah oui ! Les temps de chargement. Pas très très longs, oui, mais assez rĂ©gulier (Ă  chaque dĂ©but et fin de mission), ce qui est un peu dĂ©rangeant.

On passe aux qualitĂ©s ? Parce que la, y’en a un paquet… On va commencer en imaginant que l’on soit un nouveau joueur, en quĂŞte de jeux de stratĂ©gies.
Comme pour le un, les premières missions, plutĂ´t faciles, ont pour but de vous initier au jeu, le plus doucement possible. A noter qu’il y’a un tutoriel que l’on peut faire avant de lancer le jeu, tutoriel totalement inutile pour un joueur vĂ©tĂ©ran aux jeux de stratĂ©gies (et je ne parle mĂŞme pas aux joueurs de sc1), mais fort judicieux et bien pensĂ© pour les autres.
Les premières missions sont donc faciles, et chacune des missions met l’accent sur une unitĂ© en particulier. Autant dans sc1, c’Ă©tait sympa, mais lĂ , vu qu’il y’a pas mal d’unitĂ©s spĂ©cifiques, le nombre de missions basĂ©es sur ce type augmente sensiblement : c’est bien pour apprendre et tout et tout, très intuitif, mais un peu dommage, quand on pige le truc : il suffit de bourrer d’unitĂ©s nouvelles, en omettant totalement les autres, et tu nettoies la carte tranquillos, les mains dans les poches. Sauf dans le mode brutal.
Car oui, et ça, c’est très bien pensĂ© : chaque carte comporte 4 modes de jeu : facile, normal, difficile, brutal.
Il y’a aussi un compteur, qui donne envie de faire pĂ©ter son score pour finir les missions le plus rapidement possible, et les Hauts Faits. Que sont les HF ? Ce sont des ordres supplĂ©mentaires, du genre “trouver tout les marines de la carte”, “finir la mission en moins de 15 minutes”, etc.
Bien que la plupart de ces HF sont faciles Ă  obtenir (notamment les objectifs de missions), d’autres, par contre, sont un peu plus compliquĂ©s, et agrĂ©mentent d’autant plus le challenge du jeu.

En plus de quoi, les entre missions sont jouissives. AgrĂ©mentĂ©es de cinĂ©matiques qui dĂ©potent ; sc1 faisait dĂ©jĂ  du boulot de haut niveau, sc2 surenchère, les entre missions vous proposent tout plein d’interactions très sympathiques, comme par exemple, parler aux gens du vaisseau (Ă  TOUTES les personnes, pas uniquement les personnages clĂ©s), dĂ©couvrir des pans de personnalitĂ© de certains protagonistes, amĂ©liorer ses unitĂ©s, recruter des mercenaires, etc, etc. Jouissif, vraiment.
En plus, on peut choisir l’ordre de ses missions, enfin, on nous le fait croire, certaines missions ne se dĂ©bloquent que si vous en finissez d’autres, et l’ordre est tout de mĂŞme plus ou moins Ă©tabli, mais ça en donne l’illusion, et c’est dĂ©jĂ  très bien :)

Au niveau de l’aspect, en tout cas, sc2 dĂ©pote. C’est clean, c’est beau, c’est bien doublĂ©, c’est ergonomique… MĂŞme si le support d’origine Ă©tait dĂ©jĂ  très bon, sc2, de ce point de vue, enfonce totalement sc1, rendant le jeu facile d’accès pour n’importe qui, en tout cas au niveau des commandes.

Pour le reste, je parle, je parle, mais qu’en est-il du gameplay en lui-mĂŞme ?
Les nouvelles unitĂ©s redĂ©finissent totalement les anciennes stratĂ©gies que l’on pourrait prendre de sc1. On nous propose une toute nouvelle façon de jouer.
Le fer de lance de sc1, c’Ă©tait surtout de proposer des unitĂ©s toutes plus ou moins de mĂŞme force (les unitĂ©s plus fortes Ă©taient plus chères et inversement), et l’importance de la gestion Ă©tait la plus importante : il fallait se mettre en hauteur pour mieux Ă©craser la force adverse, ou gĂ©rer de façon micro ses unitĂ©s, c’est Ă  dire, les gĂ©rer par petits groupes pour maximiser leurs compĂ©tences, voir de façon macro, c’est Ă  dire les gĂ©rer de façon individuelles. Un exemple ? Regardez Boxer.
Starcraft 2, ce n’est plus vraiment ça, ou du moins, le cĂ´tĂ© gestion micro est grandement effacĂ© par rapport Ă  sc1, rendant le jeu plus accessible, au final. Bien sĂ»r, le micro existe encore, mais il n’est plus aussi vital que dans sc1 : le meilleur exemple, dans ce cas, ce sont les peons (vcs, drone et sonde) : dans sc1, leur gestion Ă©tait vital, car si tu mettais les 4 peons de dĂ©part sur un seul minerai, seul un ou deux iront voir un autre minerai libre : dans sc2, plus besoin de s’en faire : ils dĂ©tectent immĂ©diatement si le minerai est libre et si il ne l’est pas, ils vont voir ailleurs.
Bien sĂ»r, la gestion des peons n’est que secondaire, au final. Et la grande diffĂ©rence de sc2 par rapport Ă  sc2, comme je l’ai indiquĂ©, ce sont les nouvelles unitĂ©s : contrairement Ă  sc1 oĂą elles Ă©taient plus ou moins Ă©quilibrĂ©es, ici, certaines unitĂ©s ne valent strictement rien contre d’autres.
Dans sc1, si tu mettais des marines contre des dragons, par exemple, en toute logique, les dragons gagnaient. Mais si tu y mettais le nombre, tu pouvais gagner. Là, le nombre devient accessoire : essayez donc de lancer des marines contre un colosse, par exemple. Le résultat sera sans appel : tout les marines mourront.
Il en va de mĂŞme avec quasiment chaque nouvelle unitĂ©. La micro, Ă  ce moment, n’a plus aucune importance. Starcraft 2 devient donc, avant tout, une guerre d’information. Cela le rend plus plausible (dans une vraie guerre, c’est connu, la clĂ©, c’est l’information), plus accessible, mais, au contraire, le rendant peut ĂŞtre moins pointilleux, moins “pro”.

Au final, il est difficile de se prononcer sur le meilleur système. Les deux se valent, quelque part. A noter que j’ai beaucoup moins jouĂ© Ă  sc2 qu’au 1, je n’ai quasiment pas fait de multijoueurs pour le moment d’ailleurs.

Pour le reste, et pour commenter le jeu en lui-mĂŞme, sc2 est un bon jeu. Son scĂ©nario est sympathique, les Ă©vènements s’accĂ©lèrent rapidement, mais il faut bien admettre que j’en attendais plus. Bien sĂ»r, vu que nous n’en sommes qu’au tiers de l’histoire, on ne peut pas vraiment se prononcer ; dans sc1, la première campagne n’offrait que peu de surprises, sauf que, on attendais mieux. On espĂ©rait mieux, aussi. Il y’a quelques bonnes surprises (Zeratul), mais on sent que les personnages du premier opus se sont vraiment dispersĂ©s, comme si, au final, la menace, durant 4 ans, Ă©tait totalement partie, alors qu’il Ă©tait Ă©vident que les Zergs allaient rĂ©apparaitre. Au lieu de se prĂ©parer Ă  une stratĂ©gie contre eux, ben non, tout le monde revient Ă  son train train quotidien et ses vengeances Ă  deux sous. Et mĂŞme quand Kerrigan revient, on ne sais strictement rien sur elle, du pourquoi elle Ă©tait partie, pourquoi elle revient maintenant, et surtout, ce qu’elle veut faire par rapport aux Terran et aux Protoss. On dirait que son ambition s’est effondrĂ©, qu’elle n’a aucun but. C’est d’autant plus dommage que dans le 1, son ambition paraissait dĂ©mesurĂ©e.
Donc oui, petite dĂ©ception par rapport Ă  l’histoire en elle-mĂŞme, mĂŞme si elle est largement compensĂ©e par le plaisir du jeu en lui-mĂŞme, des cinĂ©matiques et des entre missions.

Au niveau des musiques, j’ai moins accrochĂ© que celles du premier opus ; elles restent sympa, mais pas aussi marquantes que celles de sc1 et de bw, enfin, je trouve.
Les doublages sont plutĂ´t bons, dans l’ensemble, et les voix collent relativement bien, mĂŞme si on peut dĂ©plorer certaines voix remplacĂ©es (j’aimais bien celle du vautour).

Pour parler un peu du mode multijoueurs, pour commencer, il faut bien savoir que certaines unitĂ©s du jeu solo n’apparaissent pas dans le mode multijoueurs. Pourquoi ? Pour Ă©viter les doublons certainement, et pour Ă©viter de se retrouver avec des unitĂ©s genre Scout dans sc1, qui n’Ă©taient jamais utilisĂ©es, ou si peu.
Ensuite, le système du classement a Ă©tĂ© totalement revu et est vraiment agrĂ©able dans son ensemble. Plus de “ladder” qui n’avait que d’autres buts que de te coller un joli chiffre sur ton pseudo, lĂ , l’aspect compĂ©titions est agrĂ©ablement collĂ© au reste, et jouer une partie de compĂ©tition est la mĂŞme chose que jouer une partie normale (sauf au rĂ©sultat, forcĂ©ment : tu gagnes, tu progresses, tu perds, tu rĂ©gresses).
L’optimisation des donnĂ©es est aussi très sympathique, et la possibilitĂ© de trouver des parties que l’on dĂ©sire est très bien trouvĂ©e : tu cliques, tu joues. Plus besoin d’attendre 3 plombes que des joueurs arrivent.
Par contre… Un gros bĂ©mol : la salle de chat a disparu. Bien sĂ»r, quand on y rĂ©flĂ©chit, chater n’est pas jouer, l’intĂ©rĂŞt principal de sc2 Ă©tant le jeu en lui-mĂŞme, le chat n’est qu’accessoire. Mais tout de mĂŞme. Ça rend la communautĂ© solitaire, oĂą chaque joueur n’a que des adversaires face Ă  lui.
Oui, on peut discuter durant la partie, mais personnellement, je ne le fais quasiment pas, ou en tout cas, juste pour guider une stratĂ©gie globale si on est 2 ou plus. Le reste du temps, c’est silence radio.

Tout ça pour dire que sc2, c’est bien, très bien, mĂŞme. Les fans du premier ne pourront qu’adorer, les autres trouveront dans ce jeu est jeu de haut niveau, la crème du jeu de stratĂ©gie, et ils en prendront tout autant plaisir que les vĂ©tĂ©rans.

Sur ce, quelques images. Oui, je n’ai pris que des cinĂ©matiques.

Tu l’as vu mon gros flingue ?
Starcraft 2

Kerrigaaaaaaan
Starcraft 2

Une partie que j’aime bien : les journalistes. Avec, Ă  gauche, le gros vendu qui dit que tout va bien, Ă  droite, la nana qui raconte la vĂ©ritĂ© crue, qui se fait tout le temps censurer. Qui a dit que ça ressemblait Ă  la vraie vie ? :p
Starcraft 2

Un clin d’Ĺ“il sympa : Nova. Pour rappel, Starcraft : ghost Ă©tait un jeu prĂ©vu sur je sais plus quel support, en tout cas une console, et nous aurait mis dans la peau de Nova, une fantĂ´me. Le projet, après bien des annĂ©es de dĂ©veloppement et d’annonces, a Ă©tĂ© annulĂ©, parce que les crĂ©ateurs n’en Ă©taient pas satisfait. En tout cas, on retrouve brièvement Nova. Elle a une tĂŞte bizarre o_O
Starcraft 2 Nova

Si vous dĂ©sirez acheter le jeu, c’est par la
Starcraft 2

StarCraft II: Wings of Liberty (Soundtrack) - Various Artists

Popularity: 13% [?]

Je prends un peu d’avance pour vous annoncer la sortie d’un nouveau site : http://www.ortellielevator.com/

KĂ©saco ? Oui, je m’Ă©carte encore une fois du sujet de ce blog. Mmm… A bien y rĂ©flĂ©chir, je n’ai pas vraiment de sujet sur ce blog, donc je ne m’en Ă©carte pas… Bref.
En fait, vous le remarquerez bien vite, le site parle d’ascenseur privĂ©. Ascenseurs pour riches flemmards ? Non, pas du tout. Avec le vieillissement de la population, et l’accroissement dĂ©mographique, on peut constater deux choses essentielles :
1) il y’a de plus en plus de retraitĂ©s
2) il y’a de plus en plus de personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite/accidentĂ©/handicapĂ©e

Logique, dans la mesure d’un accroissement de la population. Seulement, une fois que la mobilitĂ© est rĂ©duite, on rĂ©alise qu’une des choses qui nous paraissait pratique et rapide devient un vĂ©ritable cauchemar : l’escalier. Ainsi, des milliers de personnes ne peuvent plus accĂ©der ni Ă  la cave, ni aux Ă©tages, et je ne parle mĂŞme pas du grenier. Je suis certain que vous connaissez toutes et tous des personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite : vous ĂŞtes vous dĂ©jĂ  demandĂ© dans quelle genre de maison ou d’appartement ils vivaient ? Et si ils pouvaient y accĂ©der partout ?

Et c’est la que http://www.ortellielevator.com/ intervient.
Bien que le secteur de l’ascenseur privĂ© ait pas mal progressĂ© ces dernières annĂ©es, il faut bien admettre que les produits sont tous identiques, et vous forcent Ă  entreprendre des travaux gigantesques, quitte Ă  refaire toute une partie de la maison. Chez Ortellielevator, pas de cela : l’ascenseur, conçu pour ĂŞtre de sĂ©rie, a Ă©tĂ© optimisĂ© de la meilleure façon qui soit : le rail de l’ascenseur ne fait que 60 cm de large, pas besoin de fosse, entièrement modulable. En clair : quel que soit votre chez soi, il y aura toujours un moyen d’adapter cet ascenseur.

Jetez un coup d’Ĺ“il au site, et n’hĂ©sitez pas Ă  demander un devis pour avoir une idĂ©e un peu plus prĂ©cise de votre projet. Car j’ai failli oublier : le coĂ»t. GĂ©nĂ©ralement, on vous propose l’ascenseur Ă  partir de 20000€, sans compter les travaux qu’il faudra rĂ©aliser autour. http://www.ortellielevator.com/ propose une gamme d’ascenseur Ă  partir de 5000€. Oui, vous avez bien lu. TOUT a Ă©tĂ© optimisĂ©, que ce soit la taille, la hauteur, mais aussi le prix.

Et devinez quoi, pour finir ? Contrairement Ă  tout les autres ascenseurs, Ortellielevator est une marque française, avec du matĂ©riel garanti de qualitĂ©. Que demandez de plus ? N’hĂ©sitez pas Ă  en parler autour de vous, Ă©normĂ©ment de personnes dĂ©sireraient un tel ascenseur mais n’osent plus demander, ayant fait le tour des offres existantes.

A noter : site mis à jour en février 2016. Ce même jour, un commentaire a été supprimé, non pas par censure, mais pour éviter une polémique qui ne concerne pas ce blog en particulier.

Popularity: 29% [?]