2011 janvier | Mes-idées

Mes-idées.com

Mes créations et points de vue

Plus communĂ©ment appelĂ© Ore no imouto, voir Oreimo, le titre signifie, en gros “c’est pas possible que ma sĹ“ur soit si mignonne”.
Pourquoi j’en parle ? Parce que ce fut un peu l’anime Ă©vènement de la fin de l’annĂ©e 2010, adulĂ© par beaucoup, notamment les geek et autres otaku. L’histoire est super simple : nous suivons Kyousuke, un lycĂ©en totalement banal, qui traine avec son amie d’enfance (pas terrible et coconne), qui est moyen partout. Sa famille est banale, elle aussi, avec une mère effacĂ©e, un père autoritaire… Et une petite sĹ“ur, Kirino, qui l’ignore totalement. Il s’est fait Ă  cette vie, ses parents s’occupant plus de la petite sĹ“ur que de lui, et pour cause : c’est un gĂ©nie (ou presque). DouĂ©e en sport, douĂ©e dans les Ă©tudes, bien sous tout les aspects, et, cerise sur le gâteau, son boulot Ă  mi-temps consiste Ă  jouer les mannequins (au Japon, il existe des magazines entièrement dĂ©diĂ©s aux lolita).
Un jour, Kyousuke va dĂ©couvrir la face sombre de sa sĹ“ur… MalgrĂ© toutes ses qualitĂ©s, il se trouve que c’est une otaku qui collectionne les doujin et autres ero games !
A partir de la, une sorte de lien va se crĂ©er entre eux, Kyousuke le type normal qui n’y connait rien dans le domaine, et Kirino la fille parfaite qui cache son hobby aux yeux des autres pour ne pas ĂŞtre ruinĂ©e socialement.

Vous l’aurez devinĂ©, la sĂ©rie est clairement faite pour les otaku, pour les geek, pour les fans de doujins et d’ero games, et on a tout mis en place pour qu’ils ne soient pas déçus : un chara design du tonnerre (Ayase je t’aime), des graphismes et une animation aux petits oignons, et forcĂ©ment, tout plein de fan service avec de jolies lolis qui aiment leur passion, avec des lieux qui leurs sont cultes, tout ça pour les rendre heureux en leur faisant croire que leur passion n’est pas si honteuse que ça, et que, si, il existe des femmes qui s’intĂ©resse Ă  ça ! Oui, toi aussi, geek boutonneux, tu peux trouver le grand amour, rĂ©unis par un ero game qui finit en partouze lubrique.
Et si on est ni otaku, ni geek, ou qu’on ne s’en revendique pas ?

Ben la, tout de suite, l’intĂ©rĂŞt de la sĂ©rie en prend un grand coup… Alors, je suis pas contre ce genre d’anime, j’aime bien, et j’avais bien aimĂ© NHK ou Genshiken -surtout Genshiken, en fait- le soucis, c’est qu’on sens la surenchère “pour les fans”, et que l’intĂ©rĂŞt mĂŞme de l’anime retombe lourdement…
Jugez plutĂ´t. La petite sĹ“ur, Kirino, est super kawaii. Jusque la, tout va bien. Le souci, c’est qu’elle est tsundere. Je n’ai absolument rien contre les tsundere, et j’idolatre Shana, par exemple. Seulement, lĂ , ils ont enfoncĂ© le bouchon beaucoup trop loin : c’est pas une tsundere, c’est le niveau au dessus. Je dirais plutĂ´t que Kirino est caractĂ©rielle, chiante, Ă©goĂŻste, une vraie hystĂ©rique, elle fait que gueuler, et rien ne semble la calmer. Perso, j’arrive pas Ă  la supporter bien longtemps. Surtout que dans 99% des cas, c’est totalement injustifiĂ©, et elle fait plus office de sale gamine Ă©goĂŻste qui pavane sur ses grands chevaux que fille qui cache derrière son caractère un cĹ“ur gros comme ça.

L’autre souci, comme indiquĂ© plus haut, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’histoire. On nage dans la vie quotidienne, avec des “Ă©vènements”, du genre “Kirino va chercher des copines geek”, “Kirino veut passer NoĂ«l Ă  faire les courses avec son frère”, “la copine de Kirino chercher un cadeau”…
Bref, le genre de scĂ©nario qui ne fait rien avancer, ou si peu. Alors, ne vous mĂ©prenez pas, j’aime aussi les animes “tranches de vie”, j’ai bien aimĂ© Minami-ke, j’ai adorĂ© Aria, mais comme dit, lĂ , le souci, c’est que c’est clairement axĂ© otaku, et l’anime tout entier suinte “pour otakus”.
MalgrĂ© la pauvretĂ© scĂ©naristique, tout y est inclus pour en faire un anime pour otakus, avec des jolies filles, des lolitas, des conventions, des ero-games, des doujins, des novels, du cosplay… Rien n’est laissĂ© au hasard.
Et c’est tout le problème. J’aime le fan service, j’avoue. Mais il me faut trois conditions pour que j’apprĂ©cie rĂ©ellement : que ce soit en rapport avec l’anime (par exemple, le fan-service dans Ken le survivant, bof), que les scènes soient courtes, mais surtout, que les Ă©vènements aboutissent rĂ©ellement Ă  la scène fan service… Je veux dire, quand tu vois un Ă©pisode s’intituler “machin aux onsen”, c’est pas du fan service, c’est du voyeurisme, du voyeurisme s’Ă©talant sur un Ă©pisode entier, totalement dĂ©diĂ© sur le sujet, qui n’apporte, gĂ©nĂ©ralement, rien Ă  l’anime.
Oreimo, c’est un peu ça : une sĂ©rie complète de fan-service ; un fan-service particulier puisque dĂ©vouĂ© aux otaku, mais quand mĂŞme.

Et la, j’en vois dĂ©jĂ  qui vont me dire “oui, enfin, tu fais tout un foin lĂ  dessus, mais dès le dĂ©part, ça a Ă©tĂ© annoncĂ© comme tel, t’avais qu’Ă  pas regarder”.
Un peu comme si je me plaignais d’avoir de l’humour avec Azumanga, ou du shonen avec Naruto.
Oui, j’avoue, je l’ai regardĂ© en connaissance de cause, et si je n’Ă©tais pas un minimum otaku, j’aurais certainement passĂ© mon chemin. Et justement ! C’est en toute connaissance de cause que je parle. J’ai la dĂ©sagrĂ©able impression que tout y est fait pour brosser dans le sens du poil. Or, un anime, un bon anime, pour moi, ce n’est pas ça. Soit l’histoire est très originale et ira Ă  contre sens de ce qu’on pourrait s’y attendre, soit l’histoire est conventionnelle mais bien contĂ©e.
Ici, on a affaire à du conventionnel puissance 10, mais sans que ce soit forcément bien narré.
Donc, Ă  moins que vous ne soyez un geek et/ou un otaku jusqu’Ă  votre adn, ou si vous dĂ©sirez passez un agrĂ©able moment accompagnĂ© de lolis toutes plus kawai les unes que les autres, je ne vous conseille pas cet anime. PrĂ©ferĂ© plutĂ´t Genshiken.

Kirino, la sale gosse
Kirino, Oreimo

31122010Oreimo3 Ore no imouto ga konna ni kawaii wake ga nai

Kureneko, la gothique qu’elle est bien
Kureneko, Oreimo

Popularity: 11% [?]

Tiens, vous saviez que je ne regarde plus la télé depuis quelques années ?
Las de n’y trouver que des programmes et films mĂ©diocres en majoritĂ©, j’Ă©tais d’abord passĂ© dans une phase ou je ne regardais plus que les chaines musicales, mais mĂŞme ça, j’ai totalement arrĂŞtĂ©,trop de pubs, trop souvent les mĂŞmes chansons.

Je ne prĂ©tends pas que tout les programmes, toutes les Ă©missions, toutes les sĂ©ries, tout les films sont nuls, non, loin de la, ce n’est pas la seule raison qui m’a poussĂ© Ă  ne plus rien regarder, mais c’est anecdotique, et puis, je crois bien que vous n’en avez rien Ă  secouer.
Au delĂ  des clips musicaux, existent depuis une dizaine d’annĂ©e une horreur, que je n’ai de cesse d’haĂŻr tant c’est mauvais, tant c’est rĂ©pĂ©titif, tant c’est creux. Je veux bien sĂ»r parler des tĂ©lĂ© rĂ©alitĂ©.
DĂ©butĂ© par loft story en France (mĂŞme si il existait d’autres Ă©missions du genre avant, loft story a lancĂ© la chose de façon industrielle), il fut rapidement suivi par tout un tas d’autres Ă©missions du genre, avec des thèmes aussi variĂ©s que la survie (koh lanta) ou la musique (star academy).
Le hic, c’est que malgrĂ© la diversitĂ© des thèmes, le fond de ces Ă©missions reste dĂ©sespĂ©rĂ©ment le mĂŞme, Ă  savoir : du ragot, des langues de vipères, des coups de putes, bref, l’humanitĂ© dans toute son horreur.

Star academy, par exemple, partait d’un bon sentiment : faire Ă©merger des talents mĂ©connus autrement que par les chemins habituels du show business, qui est somme toute assez clos comme milieu, très difficile Ă  intĂ©grer. Super ! HĂ©las, cette Ă©mission devint très rapidement mĂ©diocre, pour ne pas dire “Ă  chier”, et ce, mĂŞme si je n’ai jamais regardĂ© plus de 30 secondes du programme, pour 3 raisons :
1) les candidats ne sont pas sĂ©lectionnĂ©s pour leur talent, ils sont sĂ©lectionnĂ©s pour leur cĂ´tĂ© commercial. En gros, on va prĂ©fĂ©rer prendre des gens aux personnalitĂ©s assez prononcĂ©es (Ă  comprendre : des relouds, des chiants, des grandes gueules) pour assurer le cĂ´tĂ© “show”, parce que si, durant l’Ă©mission, on a que des personnes super dociles qui font tout ce qu’on leur demande, forcĂ©ment, ça va pas attirer le beauf… Pardon, le public, composĂ© surtout de jeunes qui vont passer leurs rĂ©crĂ©ations Ă  dĂ©battre sur ce qu’a fait machin et truc, super votre vie les jeunes, continuez comme ça.
2) le vote du public : en relation directe avec le premier point, pour se faire aimer du public, on s’en tape de ton talent, faut juste que tu sois le plus souvent Ă  l’image, qu’on parle souvent de toi, bref, que tu te fasses voir, et, comme pour les cancres Ă  l’Ă©cole, le meilleur moyen est de foutre le bordel dans la classe, comme ça, tout le monde se souviendra de toi.
3) les juges et autres profs, faut pas des gens normaux, hein, faut pas abuser, mieux vaut prendre des snobs qui pètent plus haut que leurs fesses, qui descendent en flamme les candidats quand ils se plantent, bref, des gens qui amusent la galerie et alimentent le show à leur manière.

En rĂ©sumĂ©, tĂ©lĂ© rĂ©alitĂ© musique : pourri. Et le but premier de l’Ă©mission est massacrĂ©, puisqu’au final, les gagnants ne percent jamais, ou quelques mois tout au plus, exception faite de Chimène Badi, dont j’apprĂ©cie quelques musiques je dois admettre (je ne suis pas du genre Ă  cracher ou Ă  adorer, je sais faire la part des choses quand mĂŞme).

Pourquoi tout ce prĂ©lude, toute cette haine ? Eh bien, parce que l’industrie française de la musique me tape sur le système. Vraiment. Je le dĂ©teste. Pourquoi ? Parce qu’il ne produit que de la daube. Et je suis gentil. Quelques exemples ? Oui, bien sĂ»r : diam’s, magic system, mpokora, christophe mae, amel bent…
D’autres qui n’ont fait qu’une belle musique pour tout le reste Ă  chier, comme par exemple raphael.
Je ne vais pas lister tout les chanteurs actuels, ce serait trop long et totalement subjectif (chacun ses goĂ»ts), et je ne dis pas non plus que toutes les chansons françaises sont mauvaises : j’en aime quand mĂŞme, genre celles de Sofia EssaĂŻd par exemple ; non, en rĂ©alitĂ©, ce qui m’Ă©nerve, c’est qu’il existe des dizaines de chanteurs talentueux, mais que la France ne veut pas, ne peut pas dĂ©nicher.
Et je ne comprend pas pourquoi. Je veux dire, si c’Ă©tait des artistes de rue, oui, ok, ils sont difficiles Ă  dĂ©nicher, mais non, mĂŞme pas ! Ce sont des artistes au talent certain, qui ont dĂ©jĂ  une poche de fans, et qui ne demandent qu’Ă  percer. Et que voit-on ? Que l’international les reconnais plus que le national.
Je peux prendre pour exemple Superbus, AlizĂ©e, David Guetta, David Vendetta… Oui, ok, ces exemples sont plus vraiment d’actualitĂ© vu qu’ils sont quand mĂŞme connus et reconnus en France aussi (sauf Vendetta Ă©ventuellement), mais on peut noter que le gros de leur propulsion vient de l’international et non du national.

Et puis y’a les autres. Ceux qui ne sont pas du tout connus en France. Et dont on entend jamais parler, au plus grand damne de la qualitĂ©. Par exemple, Robert. Je suppose que tout le monde connait Mylène Farmer ? Eh bien, c’est dans le mĂŞme registre, pour une qualitĂ© Ă©quivalente (au moins) :

Ou Alice Lewis

(disponible Ă©galement en français, musique du film Le renard et l’enfant, un film que je vous conseille vivement)

Ceux la mĂŞme qui Ă©voluent dans l’ombre, malgrĂ© leur talent, et qui n’attendent qu’une mise en avant. Et vous savez quoi ? Souvent, Ă  l’instar d’AlizĂ©e & co, ce ne sont pas des français qui les mettent en avant.
C’est exactement le cas de CĂ©cile Corbel, oui, enfin j’arrive au sujet principal. Jeune française de 30 ans, bretonne, elle joue de la harpe et chante. Elle commence Ă  ĂŞtre connue grâce Ă  un film… Japonais. Arietty la chapardeuse (Karigurashi no Arrietty), qui va bientĂ´t sortir en France, sorti Ă  l’Ă©tĂ© 2010 au Japon.
Pourtant, elle a dĂ©jĂ  produit 2 albums…

Ben non, ce qui me la fera connaĂ®tre, ce sera le thème d’Arrietty :

Alors, les producteurs, Ă©diteurs et autre superproductions Ă  deux euros, je ne vous remercie pas, et je reviendrais vous voir et recommencerais Ă  vous respecter quand vous arriverez Ă  dĂ©gotter des vrais talents, et non pas des talents “du moment”, qui vont juste faire un buzz de quelques mois. Bien sĂ»r, pour vous, c’est le top, vous vous en mettez plein les poches et n’avez aucun problème par la suite, si ça se vend plus, vous les virez comme des pièces de rechanges qu’ils sont, sauf que moi -et je doute que je sois le seul- je veux du vrai talent, des vrais chansons, des vrai(e)s chanteurs/chanteuses, des gens qui durent, qui nous font frĂ©mir sur la longueur, mĂŞme en Ă©coutant leurs musiques plusieurs mois voir plusieurs annĂ©es après leur sortie.

Et vous, bande de moules, arrĂŞtez d’aduler des pauvres types, arrĂŞtez de penser que ces gens sont des hĂ©ros, ce sont des inconnus qui sont projetĂ©s sur le devant de la scène et ne sont la que pour faire du spectacle, ouvrez vous, allez cherchez du bon son, ne vous contentez plus de ces musiques qu’on vous passe Ă  longueur de journĂ©e pour mieux vous appâtez..
Allez hop, allez voir du cĂ´tĂ© de CĂ©cile Corbel pour commencer, faites un tour sur son site officiel, Ă©couter ses musiques, ouvrez vous, dĂ©couvrez, car, non, il n’y a pas que la guitare Ă©lectrique et les voix toutes faites, la harpe peut aussi ĂŞtre magnifique, et les artistes sortant des sentiers battus le sont forcĂ©ment, ou presque.

the Cecile Corbel Collection - Cecile Corbel

Tiens, c’est le second sujet qui parle de musique, après celui de Miku Hatsune, et c’est encore une fois un coup de gueule. Jdois vraiment avoir un problème avec la musique française. Bah, oui, je l’ai dit :p

Popularity: 9% [?]