2012 septembre | Mes-idées

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Mes créations et points de vue

Le voilà, le fameux film des Studio 4°C, qui ont déjà réalisé de nombreux excellents films comme Animatrix, Memories ou Mind games, mais aussi des animes, souvent originaux et atypiques, comme Mahou Shoujo Tai Arusu ou Thundercats.

Ce studio a toujours brillĂ© par ses graphismes, beaux et originaux, d’un style cell shading rĂ©ussi, et d’une animation Ă  toute Ă©preuve, avec, cerise sur le gâteau, des concepts intĂ©ressants, recherchĂ©s et novateurs.
Pour Berserk, point de novation, puisque c’est l’adaptation d’un manga qui date d’une dizaine d’annĂ©e, et qui n’est pas encore achevĂ©. Une adaptation anime avait vu le jour, d’ailleurs, d’une qualitĂ© excellente, bien qu’assez sombre et s’arrĂŞtant en plein milieu de l’intrigue. Cette sĂ©rie de film saura t-elle faire mieux ?

Niveau technique, indĂ©niablement, oui, oui, et trois fois oui. Les graphismes sont magnifiques, et l’aspect sombre de l’anime est gommĂ© pour quelque chose de nettement plus rĂ©aliste et joli. Au niveau de l’animation, rien Ă  redire… Ou plutĂ´t, si, tout est Ă  dire, puisque c’est parfait.
Pour le scĂ©nario, on reprend les mĂŞmes et on recommence : point de première partie incomprĂ©hensible cette fois, puisque nous commençons l’aventure avec Guts, et son fameux duel contre un gĂ©ant, qu’il arrivera Ă  terrasser. C’est après ça qu’il fera la connaissance de la troupe du Faucon, une troupe constituĂ©e de mercenaires qui ne connait pas la dĂ©faite.
Et c’est lĂ  qu’on va rĂ©aliser de grooooooooooooooos trous dans l’histoire, pour un scĂ©nario plus axĂ© sur l’avancement de l’histoire, au dĂ©triment de son renforcement. Exit les premiers faits d’armes de Guts dans la troupe, exit le rapprochement de Guts vis Ă  vis des membres de la troupe, pouf, il se bastonne avec Griffith, le leader charismatique de la troupe, il perd, il se fait enrĂ´ler et… 3 ans plus tard, on continue l’aventure !

Ainsi, on aura plusieurs pans de l’histoire qui vont ĂŞtre totalement supprimĂ©es, mais, bien que ce soit très dĂ©cevant vis Ă  vis de la richesse du manga, ne nous leurrons pas : si tout avait Ă©tĂ© laissĂ© en place, il faudrait une centaine de films rien que pour arriver au niveau du manga !
On s’y attendait, donc, mais on reste quant mĂŞme déçus, surtout au vu de la profondeur de l’œuvre. Et puis, quel pied de retrouver Guts au dĂ©but de son aventure ! MĂŞme si, j’avoue, j’aimerais tout autant le retrouver pour la suite de ses aventures…
Toujours est-il que tout le film est de la mĂŞme veine : une qualitĂ© technique excellente, faisant très clairement honneur en manga… Non, faisant mieux que le manga, mais, pour ce qui concerne la richesse, on devra se rabattre sur le manga pour y voir toute l’Ă©paisseur de cette Ĺ“uvre.

Alors, oui, effectivement, ce n’est que la première partie, l’œuvre n’est pas terminĂ©e, mais au vu de l’avancĂ©e du film et du fait que 3 ont Ă©tĂ© annoncĂ©, je dirais que cette -vraisemblablement- première trilogie va ĂŞtre identique Ă  l’anime : c’est Ă  dire qu’elle va couvrir “l’âge d’or” de la troupe du faucon, jusqu’Ă  sa dĂ©chĂ©ance.

Et avec ça, il faut bien avouer que, pour les gens lambdas ayant vu l’anime et/ou lu le manga, ce film n’apportera rien, si ce n’est le plaisir de voir une animation parfaite et et de retrouver animĂ© Guts, Griffith et toute la troupe du faucon.
Cependant, pour les autres, c’est Ă  dire, les fans dans un premier temps, quel bonheur qu’est ce film, nostalgique Ă  souhait et d’une richesse graphique qui vous en mettra plein les mirettes !
Mais je pense que ce film est avant tout adressé aux gens ne connaissant pas cette œuvre majeure, et oui, il en reste, rien que par le fait que les gens grandissent et que, lors de la sortie du manga, les ptits jeunes ne pouvaient pas vraiment se consacrer à ce manga, puisque très violent et gore.
Le film ne dĂ©roge pas Ă  la règle, et est dĂ©conseillĂ© au moins de 16 ans. Et concernant Berserk, je ne peux hĂ©las qu’approuver cette tranche d’âge. HĂ©las, parce que vu la richesse du manga, c’est bien triste d’en exclure un lectorat ! Mais pour le reste, c’est vraiment violent et gore, il y’a, bien sĂ»r, du sang, mais ceci fait figure d’entrĂ©e dans ce festival de tĂŞtes coupĂ©es, Ĺ“il qui sortent des orbites, boyaux et tripes qui se promènent et tout le reste.
Attention cependant, mĂŞme si c’est gore, ça n’en reste pas moins très rĂ©aliste, il n’y a pas d’exagĂ©ration, juste des scènes de combats ou des ĂŞtres humains, constituĂ©s de char et d’os, se font frapper par de lourdes Ă©pĂ©es et autres joyeusetĂ©s.
Ah, oui, aussi, ce n’est pas forcĂ©ment très le cas dans ce premier film, mais l’aspect psychologique est lui aussi très dur, puisqu’il a n’y a point de pitiĂ© ou d’exception : tueries d’enfants, de femmes ; viols, tortures, j’en passe et des meilleurs.
Je le rĂ©pète, ça reste très rĂ©aliste, et ces aspects ne sont pas non plus le seul ingrĂ©dient de cette sĂ©rie, bien au contraire : chaque crime est soigneusement amenĂ© et dĂ©coule d’une logique scĂ©naristique.

En tout cas, vous l’aurez compris : c’est un film Ă  voir, mis Ă  part si le manga et/ou l’anime vous suffit. Il a directement Ă©tĂ© licenciĂ© par Dybex, qui vous le propose Ă  moins de 20€ : c’est pas cher payĂ© au vu de sa qualitĂ©, je vous assure. Et vous ne le regretterez pas, 75 minutes de bonheur au cĹ“ur du Moyen Ă‚ge.

Berserk - L'âge d'or

Berserk - l'âge d'or

Berserk - L'âge d'or


Berserk - L'Age d'Or - Première partie - L'œuf… par dybex

Rendez vous pour le second opus (sortie en juin 2012 au Japon) !

Popularity: 8% [?]

Suite de la saga Dybex, qui continue de proposer un stream gratuit et lĂ©gal, et rien que pour le geste, on ne peut qu’apprĂ©cier !

Pour rappel, après le blockbuster Full Metal Alchimist, Dybex avait tapĂ© dans le mĂ©diocre (High school of the dead, Deadman, etc), puis avait remontĂ© la pente grâce Ă  une fournĂ©e d’animes originaux et bien sympa (mis Ă  part Nisemonogatari), avec Another et Black rock shooter.

Cette 3ème fournée ne nous propose que 2 animes, en attendant le monstrueux Berserk, à savoir, Kids on the slope et Jormungand.

Commençons avec Kids on the slope (Sakamichi no Apollon en vo), ou nous faisons connaissance d’un geek asocial, Kaoru, qui est sujet Ă  des vertiges lorsqu’il est le centre des attentions. Enfin, je dis geek, je suis mĂ©chant, ce n’est pas vraiment de sa faute, puisque, dĂ©mĂ©nageant très souvent, il n’a jamais eu l’occasion de vraiment se faire des amis, et chaque nouveau dĂ©mĂ©nagement compliquait sa situation.
Il sera “pris en charge” par la dĂ©lĂ©guĂ©e, Ritsuko, mais fera une crise en plein milieu de sa visite. Ayant trouvĂ© depuis quelques temps une astuce pour arriver Ă  se dĂ©faire de ses nausĂ©es dues au stress, il se met alors en route pour le seul endroit qui l’apaise : le toit de l’Ă©cole. Or, l’accès est interdit, et des Ă©lèves de la classe supĂ©rieure semble s’ĂŞtre accaparĂ© la clĂ©… Alors qu’il est sur le point d’abandonner, il fait la rencontre de Sentaro, qui va alors rĂ©cupĂ©rer les clĂ©s après une bagarre qu’il perdra.
Il rĂ©alisera ensuite que ce Sentaro est un bagarreur dĂ©favorablement connu des services de police de son Ă©cole, et, manque de pot, il se trouve dans sa classe… Évidemment, après cette aventure, Sentaro va spontanĂ©ment aller vers Kaoru et, alors qu’il pensait subir des brimades pour le restant de l’annĂ©e, il dĂ©couvre que Sentaro est un fana de musique, de jazz notamment… Coup de bol, lui est pianiste du style classique, mais qui va s’intĂ©resser rapidement au jazz…

Du coup, vous vous attendez Ă  quoi ? A un anime axĂ© musique, comme Beck ? Ben nan. Pas vraiment du K-on non plus. Parce que Kids on the slope, en fait, ça tourne autour de la musique, mais ce n’est qu’un prĂ©texte pour conter la vie d’adolescents, et au final, c’est bien ça, le cĹ“ur de l’anime : un anime tranches de vie rĂ©aliste, avec des gens banals, sans aspiration artistique, avec leurs lots de tracas. On ne pourra donc que saluer ce rĂ©alisme, qui va des tracas des diffĂ©rents protagonistes, tracas qui ne seront pas forcĂ©ment rĂ©solus, bien au contraire, au physique de nos hĂ©ros : Ritsuko, par exemple, est loin d’ĂŞtre un canon de beautĂ©, mais a un charme vraiment saisissant et touchant. Kaoru, quant Ă  lui, vit une situation familiale difficile, mais sans que l’anime ne pousse vraiment dans ce domaine, et c’est tant mieux.
La musique, notamment le jazz, est un excellent lien entre les diffĂ©rents protagonistes, mais ça s’arrĂŞte la. Aucun ne dĂ©sire vraiment devenir cĂ©lèbre ou en vivre, contrairement Ă  Beck (qui reste pour moi LA rĂ©fĂ©rence au niveau anime dans le domaine).
Les tranches de vie ne sont en rien similaire Ă  du K-on non plus, parce que nous n’avons pas affaire Ă  une Ă©cole pour filles, mais bien Ă  une Ă©cole mixte, et les diffĂ©rents personnages viennent mĂŞme de diffĂ©rentes classes, voir, de diffĂ©rents milieux.

La sĂ©rie fait 12 Ă©pisodes, l’auteur est Kodama Yuki et la sĂ©rie a Ă©tĂ© faite par les studios Tezuka productions. Elle se laisse donc regarder sans aucune difficultĂ©, et mĂŞme si Kids on the slope ne rĂ©volutionnera pas le monde des animes, en tout cas, il vous fera passer un très bon moment, et je ne peux donc que vous le conseiller.

Kids on the slope

Voir la playlist Dybex

Passons Ă  Jormungand, d’un genre totalement diffĂ©rent, puisque nous voici face Ă  une vendeuse d’armes, accompagnĂ©e de toute son unitĂ© : toutes et tous des experts en guerre. L’anime se penche plus spĂ©cialement sur la nouvelle recrue, Jonathan, un enfant soldat.
Alors, j’avoue, au vu du premier Ă©pisode et de l’intro, j’ai eu peur : l’anime avait tout l’air d’ĂŞtre une sorte de High school of the dead version guerrière ; Ă  comprendre, une sĂ©rie axĂ©e sur le fan service, avec une Ă©quipe invincible et des situations exagĂ©rĂ©es, sans oublier les traits exagĂ©rĂ©s.

Parce que, oui, les traits sont des fois exagĂ©rĂ©s, surtout sur la vendeuse d’arme, Koko, qui arbore de temps en temps un sourire de Joker. Mais, petit Ă  petit, enfin, assez rapidement au final, on rĂ©alise que l’anime ne fait pas dans le grotesque et flirte plus avec le rĂ©alisme, et, de High school of the dead (ce qui n’est pas du tout un compliment), Ă©pisode après Ă©pisode, me voici en train de penser plutĂ´t Ă  du Black Lagoon !

Rien de rĂ©volutionnaire, certes, mais une animation en bĂ©ton armĂ©e, des personnages charismatiques, de bonnes musiques, et des aventures qui se laissent suivre sans aucun problème, bref, un bon anime, qui, par manque d’originalitĂ©, ne tombe hĂ©las pas dans la catĂ©gorie des incontournables… Pour le moment. Parce que, oui, bien que la sĂ©rie ne fait que 12 Ă©pisodes, le “dernier” Ă©pisode est clairement un appel, que dis-je, un hurlement Ă  une suite, avec l’introduction de nouveaux personnages et d’une nouvelle intrigue.
En tout cas, j’ai vraiment beaucoup apprĂ©ciĂ© cette sĂ©rie, et j’attends ardemment la suite.

Playlist Jorgamund

Jormungand

Jormungand

Jormungand

Jormungand

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