Spéciale Higurashi | Mes-idées

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Mes créations et points de vue

Allez, je vais vous proposer l’intĂ©grale Higurashi, sans spoil, parce qu’il n’y a rien de plus Ă©nervant que de vouloir se donner une idĂ©e sur un article pour finalement y lire l’intrigue dans son intĂ©gralitĂ©, tuant toute envie de voir l’Ĺ“uvre.

Pour commencer, Higurashi no naku koro ni, qu’est ce que c’est ?

Comme souvent au Japon, Ă  la base, c’est un visual novel. Un visual novel, c’est un jeu vidĂ©o, souvent crĂ©e par des amateurs avec les moyens du bord, pour pc. Plus prĂ©cisĂ©ment, le visual novel est une sorte de livre intĂ©ractif : la seule action que le joueur peut faire, c’est avancer le texte (avec bien entendu possibilitĂ©s d’accĂ©lĂ©rer le texte ou de revenir en arrière). Donc, ce n’est pas Ă  proprement parler un jeu vidĂ©o, mais ce n’est non plus pas un livre, puisque l’oeuvre possède diverses animations, sans oublier les dĂ©cors et la bande son, cruciales.
Alors, pourquoi Higurashi no naku koro ni ? Car le jeu a eu un succès considérable, plus de 100000 ventes pour le premier opus, 700000 en tout, un score énorme par rapport au support.
Pourquoi un tel score ? Bon, dĂ©jĂ , si vous continuez Ă  m’harcelez de questions, on sera pas copains longtemps :p

Plus sĂ©rieusement, c’est grâce Ă  l’histoire, que je vous conte ici mĂŞme :
Juin 1983 (l’annĂ©e de ma naissance ! Hum, oui, on s’en tape un peu). Keiichi est un jeune garçon de 14 ans qui vient d’emmĂ©nager, avec ses parents, Ă  Hinamizawa (雛見沢) (lieu fictif mais basĂ© sur le village de Shirakawa, Gifu oĂą de nombreux Ă©lĂ©ments ont Ă©tĂ© repris). Avant, il habitait Tokyo, et l’on pourrait croire qu’il aura du mal Ă  se faire Ă  cette vie de village, mais que neni. Grâce notamment Ă  ses 4 copines, Rena, Rika, Mion et Satoko, il se fait rapidement Ă  la vie du village et s’amuse quotidiennement. Les journĂ©es se suivent dans le bonheur absolu, et tout semble aller pour le meilleur du monde. Mais un jour, au cours d’une conversation, il apprend qu’un accident a eu lieu il y’a quelques temps, et un accident pas des plus rassurants apparemment.
Dès lors, intriguĂ© comme le serait n’importe qui, et voulant en savoir un peu plus, il ira questionner ses amies qui changeront radicalement de comportement et l’enverront paĂ®tre Ă  chaque fois, renforçant d’autant plus sa curiositĂ©. Mais la curiositĂ© n’est-elle pas un vilain dĂ©faut ?

Intriguant, non ? C’est bien le but. Car, le mystère ne sera pas dĂ©voilĂ© avant un sacrĂ© bon moment.
A ce niveau, vous avez 2 solutions : lire le plus vite possible ou regarder l’anime d’une traite afin de pouvoir enfin savoir de quoi il en retourne, ou alors, vous creusez les mĂ©ninges, et tenter d’arriver Ă  une conclusion. Sachez cependant qu’1% a rĂ©ussi cet exploit (je n’en fais pas parti).
Sachez aussi que, que ce soit le visual novel, l’anime ou le film (je reviendrais lĂ  dessus par après), l’histoire et son dĂ©roulement sont les mĂŞmes, Ă  savoir, plusieurs chapitres, chacun des chapitres amenant l’histoire diffĂ©remment, mais vous rĂ©vĂ©lant des indices Ă  chaque fois.
Alors, oui, ce dĂ©coupement est assez dĂ©concertant, mais, de un, il vous permettra d’apprĂ©hender l’histoire de diffĂ©rentes manières, ce qui vous permettra de rĂ©colter de prĂ©cieux indices (oui, je l’ai dĂ©jĂ  dit), et de deux, il vous permettra de vous attacher Ă  chacun des personnages, mais aussi au village lui mĂŞme, ce qui renforce l’immersion.

Comme je vous l’ai suggĂ©rĂ©, le jeu, initialement commencĂ© en 2002, et terminĂ© en 2006 (sur pc), du fait de son succès, a produit des petits, dont l’anime, dĂ©butĂ© en 2006 et sĂ©parĂ© en 2 saisons de 26 et 24 Ă©pisodes, plus 6 oav ; puis finalement un film live, sorti fin 2008.
Et je ne parle même pas des nombreux dérivés, artbook, musiques, figurines, etc.

BON. Mais cette série, elle est bien ou pas ?
Oui, oui, j’y viens.
Personnellement, j’ai commencĂ© par la sĂ©rie (enfin, comme la grande majoritĂ© des français je dirais vu que le jeu n’a Ă©tĂ© traduit que rĂ©cemment). Au dĂ©part, c’Ă©tait un anime comme un autre, je n’avais aucun Ă  priori dessus. Premier Ă©pisode. Oula, c’est laid. Oui, première pensĂ©e. Ni les personnages, au style “grosse coupe de cheveux”, ni les dĂ©cors ne vous enchanteront particulièrement, c’est un fait indĂ©niable. L’Ă©pisode se termine, et finit sur une touche plutĂ´t oppressante, qui donne envie d’en savoir plus. Oui, la sauce a dĂ©jĂ  fait effet. Car le mystère est prĂ©sent rapidement, très rapidement dans l’anime, mais ça nous force Ă  voir la suite. Puis la suite, puis la suite. Un chapitre se termine. A ce moment, je ne savais pas du tout quoi en penser. Qui ? Quoi ? OĂą ? Comment ? Pourquoi ? Au moins, j’aurais passĂ© au crible toutes les questions. Second chapitre. DĂ©stabilisant, puisqu’on reprend depuis le dĂ©but, avec beaucoup de changements sur la forme, mais, sur le fond, et sur la fin, c’est pareil, voir pire : on ne comprend pas. Attention, je ne dis pas que l’histoire est incomprĂ©hensible, mais plutĂ´t que le mystère que l’on nous prĂ©sente s’Ă©paissit d’autant plus.
La première saison se termine. On attend les rĂ©ponses. Il n’y en a pas. Gloups. Encore un anime qui se finit en queue de poisson, me disais-je ? Eh bien non, la saison 2 apporte les solutions. Mais pas sur un tapis rouge oĂą les explications seront donnĂ©es de telle sortes que tout le monde comprenne, non non non, le mystère se dĂ©voile peu Ă  peu, et tout s’Ă©claircit dans votre petite tĂŞte Ă  un moment oĂą Ă  un autre, mieux, tout devient logique, sans exagĂ©ration ou “truc” Ă  la mord moi le nĹ“ud qui arrange bien les auteurs mais dĂ©crĂ©dibilise l’Ĺ“uvre.
Bref, Ă  part les graphismes qui sont -et c’est peu de le dire- pas top, l’anime est gĂ©nial.
Je ne vous ai pas parlĂ© des musiques, et pourtant, l’ambiance sonore casse tout, et c’est chaque fois avec un plaisir non dissimulĂ© que je retrouvais l’opening (que ce soit la saison 1 ou 2).
Si vous ĂŞtes fan d’animes en gĂ©nĂ©ral, ne passez pas Ă  cĂ´tĂ© de celui-ci, il est excellent.

Et les oav ? Zalors, les oav sont issus d’un cd bonus, ils ne sont pas indispensable par rapport au dĂ©nouement de l’histoire, le premier oav fait mĂŞme peur dans la mesure oĂą ca semble du fan service tout ce qu’il y’a de plus basique (la piscine, un grand classique), mais la suite se rĂ©vèle ĂŞtre Ă  la hauteur du reste, l’histoire est originale et la rĂ©alisation graphique est, enfin, Ă  la hauteur.

La fameuse chaise

Pour tout fan qui se respecte, le visionnage des oav reste aussi indispensable que le reste. Quelques images supplémentaires, toutes issues des oav.

La bande des hommes, les vrais

SĂ©ance bronzette (et fan service)

Les filles aussi peuvent saigner du nez

Rena ?

Mais l’histoire d’Higurashi ne s’arrĂŞte pas la. Oui oui, le film.
Bon, il faut savoir que les japonais ont la fâcheuse tendance de tout retranscrire en film live, mais bien souvent, ça casse un peu le mythe. Higurashi s’en sort un peu mieux que la moyenne, mais, si vous avez vu l’anime, il est clairement dispensable, rien que par rapport au fait que les personnages y sont très diffĂ©rents et difficiles Ă  repĂ©rer. Après, l’histoire retrace le premier arc, comme le film dure moins longtemps, il a du un peu revoir la version des choses mais au final et globalement, on retrouve la mĂŞme chose que dans l’anime et le visual novel.

Vu que le village existe réellement, le choix du lieu du tournage était tout trouvé.

Devinette : qui est Mion, qui est Rena ?

Un entrepĂ´t ma foi peu engageant

Pour finir, enfin, un mot sur le visual novel, qui a Ă©tĂ© traduit par Pierre Bancov (oui oui, tout seul) en français, sous le nom Le sanglot des cigales (qui n’est pas la traduction exacte puisqu’elle serait plutĂ´t “Quand les cigales crient” (en anglais, vous avez peut ĂŞtre vu “When they cry” ou “When the Cicadas Cry”, mais cette traduction, mĂŞme si incorrecte, francise un peu mieux le titre, et permet de faire comme l’oeuvre originale, c’est Ă  dire mettre en avant un caractère (enfin, un mot ici), en l’occurence, le mot “sang”, qui convient bien Ă  Higurashi :)).
C’est assez rare pour le souligner, et c’est d’autant plus unique que cette fois, contrairement Ă  bon nombre d’Ĺ“uvres, sa diffusion y est lĂ©gale puisqu’en support dvd (pour pc et linux).

Comme prĂ©sentĂ© plus haut, le support de l’Ĺ“uvre, visual novel, dĂ©stabilisera dans un premier temps, mais, pour y avoir jouĂ© en intĂ©gralitĂ©, je peux vous assurer qu’on s’y fait bien vite.
Oh bien sĂ»r, alors que l’anime m’avait déçu au niveau des graphismes, le visual novel fait encore pire, les mains notamment ressemblent Ă  des vagues moignons, mais lĂ  aussi, on s’y fait vite.
“les graphismes ne font pas tout” nous rabâchent certains magazines de jeux vidĂ©os depuis des annĂ©es, et ils ont bien raison les bougres.
C’est moche, mais que c’est immersif… C’est bien simple, mĂŞme en connaissant tout de l’anime et en connaissant le fin mot de l’histoire, je m’y suis replongĂ© en quelques pages… Comment ? Ben, l’histoire tout d’abord, qui reste passionnante Ă  bien des niveaux, mais aussi par son atmosphère musical ; bien que les musiques ne soient pas chantĂ©es comme l’anime, elles sont tout aussi bien assorties, et mĂŞme si certaines passent souvent (elles interviennent par rapport Ă  l’ambiance environnante), elles ne sont en rien gavantes, il y’a mĂŞme certains thèmes que vous attendrez avec impatience.
A noter que le cd contient 2 chapitres, et que sa durĂ©e de vie est d’environ 15-20 heures. Mais je vous renvoi sur la fiche pour plus de dĂ©tails.

Pour conclure, Higurashi no naku koro ni est une excellente oeuvre. Envoutante, mystérieuse, riche, profonde, aux ambiances sonores et aux musiques excellentes, vous pouvez vous jeter les yeux fermés quel que soit le support, avec un désavantage au film live malgré tout, et à la condition que vous ne soyez pas trop strict sur le graphisme.

Et pour finir, pour les fans ou ceux qui vont le devenir, n’oubliez pas que Tout d’Asie vous propose une spĂ©ciale Higurashi (comme ça je fais coup double avec le titre), avec de nombreux articles tirĂ©s de la sĂ©rie, dont le visual novel :) : par ici.

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