Car oui, j’essaye de ne juger qu’après avoir regardĂ© l’intĂ©gralitĂ© d’une sĂ©rie, des fois, on peut avoir des surprises au fil des Ă©pisodes, bien qu’un anime pourri au dĂ©but sera rarement bien Ă la fin et inversement.
Je vais commencer par ordre de qualité, le plus mauvais pour débuter, le meilleur à la fin.
Je commence donc par Chocotto sister.
Qu’est-ce ? Un jeune homme, durant son enfance, suite Ă la fausse couche de sa mère, a fais vĹ“ux auprès du Père NoĂ«l de lui ramener une petite sĹ“ur. Manque de pot, Ă©tant occupĂ©, le Père NoĂ«l (enfin, plutĂ´t la Mère NoĂ«l en moto o_O) n’a pas pu lui offrir le cadeau l’annĂ©e oĂą il l’a voulu, elle se rattrape en lui offrant genre 10 ans après.
Une histoire pas très recherchĂ©e, mais honnĂŞtement, ça aurait pu en donner quelque chose de bien… Car la, lĂ sĂ©rie s’axe sur, je vous le donne en mille, le ecchi. Et pas du meilleur goĂ»t qui plus est. La sĂ©rie multiplie les situations grotesques oĂą petites culottes (voir nue) s’enchainent, sans que sur le fond il n’y ait quoi que ce soit.
Une fois l’histoire de la petite sĹ“ur dĂ©barquĂ©e, et après avoir affublĂ© la sĂ©rie de personnages tous aussi creux les uns que les autres (la voisine dĂ©pravĂ©e, la proprio cruche aux gros seins, les commerçants meubles, le copain amoureux et la copine jalouse), la sĂ©rie ne dĂ©colle pas, il n’y a pas d’histoire, rien, ça reste plat. Elle n’est basĂ©e que sur le ecchi, le fan service.
Bien souvent, je l’admet, j’aime le cĂ´tĂ© ecchi/fan service, car ça nous permet de mieux nous familiariser avec les personnages, avec une petite touche d’humour/ecchi, et ça passe tout seul. Mais nous faire connaĂ®tre les personnages par du ecchi, lĂ , non.
Oh bien sĂ»r, vers la fin, prenant peut-ĂŞtre conscience qu’ils ont abusĂ© un peu, ils ont rajoutĂ© 2 minis scĂ©narios, dont un dramatique, mais arrivĂ© Ă ce stade, on n’en peut qu’Ă©prouver de la pitiĂ©.
Alors, oui, Choko est mignonne et naĂŻve, mais la sĂ©rie ne se base que sur ça et en profite honteusement pour la faire se dĂ©nuder pour un oui pour un non, et franchement, ça lui enlève tout son charme et sa soit disante naĂŻvetĂ©, qui se transforme plutĂ´t en indĂ©cence (et c’est moi qui dit ça).
Bref, un anime mauvais, que j’ai eu beaucoup de mal Ă terminer (j”Ă©tais bloquĂ© Ă l’Ă©pisode 16 depuis des mois), que je vous dĂ©conseille fortement (sauf l’ending qui est rigolo).



La finesse et le bon goût sont bien sûr de mise :


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On remonte le niveau, avec Princess Tutu. J’avoue que je n’ai regardĂ© que parce que je n’en avais entendu que du bien, et beaucoup de bien.
Je suis beaucoup plus mitigé, explications.
Pour commencer, je ne suis pas fan des shoujo, soyons bien d’accord sur ce point. NĂ©anmoins, je ne crache pas sur un bon FullMoon wo sagashite ou autre ; ce qui signifie que je ne dĂ©teste pas le genre, selon les cas.
Tutu, c’est compliquĂ© et simple en mĂŞme temps : on a affaire Ă un canard (!), qui, après avoir rencontre un homme Ă©trange, se retrouve avec la facultĂ© de se transformer non seulement en petite fille qui va Ă l’Ă©cole de danse (entre autres), mais aussi et surtout qui peut se retransformer Ă loisir en Princesse Tutu.
Car si l’homme Ă©trange lui a fait don de ce cadeau, c’est pour la rĂ©compenser de son dĂ©vouement pour un jeune prince, qui, après un combat fĂ©roce, a perdu son cĹ“ur. Son rĂ´le de Princess Tutu est de lui ramener les fragments de son cĹ“ur afin de remplir Mute (le nom du prince).
L’histoire, bien que clairement shoujo, est plutĂ´t originale et sympa. Malheureusement, quelques Ă©lĂ©ments ternissent la qualitĂ© première de l’anime : le monde oĂą vit Tutu est Ă©trange dans la mesure oĂą ĂŞtres humains vivent avec des humains-chat, humains-autruches, etc. Je trouve que ça ne colle pas très bien. Ensuite, c’est rĂ©current aux shoujo mais ça Ă©nerve toujours, c’est la rĂ©pĂ©tition des scènes ; je trouve un fragment, me transforme en Tutu (la scène n’est pas très longue mais quand mĂŞme systĂ©matique), le fragment veut pas dans un premier temps, et après discussion (et danse bien sĂ»r), tout finit bien ; pour finir, l’histoire tourne vraiment uniquement qu’autour du prince et de tutu, il n’y a pas grand chose autour. Il y’a bien d’autres personnages, mais la grand majoritĂ© n’ont qu’un rĂ´le d’un Ă©pisode et, si ce n’est pas le cas, ils se cantonnent dans un rĂ´le très rĂ©pĂ©titif (les 2 copines, marrantes au dĂ©but, très vite lourdes ; le professeur-chat, encore plus vite lourd vu qu’il dit toujours la mĂŞme chose).
Cela dit, mĂŞme si ça fait pas mal de dĂ©fauts, au niveau shoujo, Princess Tutu tranche un peu par rapport au reste, dans la mesure oĂą son concept est beaucoup plus sombre, Ă©trange. On a toujours une impression un peu mystĂ©rieuse derrière cette ville grisâtre. Et c’est tant mieux dans un certain sens.
Mais malgrĂ© tout, Princess Tutu est très féérique dans son approche, puisqu’on a droit au prince, au chevalier, et bien sĂ»r Ă la princesse, qui ne pense qu’au prince, qui base sa vie sur lui.
Bref, pour ma part, bien que je ne hisse pas Princess Tutu au rang de chef d’Ĺ“uvre Ă ne pas rater, il n’en reste pas moins que c’est une sĂ©rie apprĂ©ciable, Ă voir Ă l’occasion.

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Je finis donc par l’anime que j’ai plus apprĂ©ciĂ© (de ceux que j’ai fini), j’ai nommĂ©… Bakemonogatari.
Bakemonogatari, comment dĂ©crire l’histoire ? Ça commence par un garçon qui monte un escalier très long, en colimaçon. Très très long, pourquoi n’y a t-il pas des ascenseurs au lycĂ©e ? Enfin ce n’est pas le sujet, car, pendant sa montĂ©e, d’un coup, il voit une fille en train de tomber. Oui oui, de tomber. Et, Ă©tant pile dans l’axe oĂą elle tombe, rĂ©flexe, il la rattrape. Alors lĂ , thĂ©oriquement, tu te casses les deux bras et tu te ramasses par terre, le poids de la fille, mĂŞme si elle n’est pas lourde, multipliĂ© par sa vitesse et sa hauteur entraĂ®nant un rĂ©sultat supĂ©rieur Ă ce que tes bras (et ton dos) peuvent supporter.
Seulement, surprise, ce n’est pas le cas. Il s’avère que la fille pèse quasiment rien.
Évidemment, dĂ©sirant en savoir plus, il va aller lui demander ce qu’il peut bien se passer. En rĂ©ponse, il aura droit… A des menaces de mort si il lui parle encore.
En clair, l’histoire n’est pas conventionnelle. Et je dirais mĂŞme plus, l’histoire, les personnages, le dĂ©roulement de l’histoire, les plans, enfin bref, tout y est original et/ou dĂ©routant.
Et il est certain que ça ne plaira pas Ă tout le monde. Moi, j’ai aimĂ©, voir adorĂ©.
L’histoire est basĂ©e sur les entitĂ©s (divinitĂ©s si vous prĂ©fĂ©rez), et la grande passion de notre hĂ©ros, c’est de rĂ©soudre les problèmes des autres, mĂŞme si au final il s’en prend plein la gueule.
J’ai aimĂ© pour diverses raisons, le design, le dĂ©roulement, l’originalitĂ©, le hĂ©ros, le sarcasme, les rapports des personnages. J’ai aimĂ© car je trouvais rafraichissant sans que ça n’en devienne long ou rĂ©pĂ©titif. J’ai aimĂ© car Senjougahara est une peste sarcastique sans qu’elle n’en devienne chiante, au contraire, ça renforce son charme. J’ai aimĂ© car mĂŞme le hĂ©ros m’est sympathique (et pour une fois, c’est un gars qui a une particularitĂ© physique (ses cheveux). J’ai aimĂ© car c’est bourrĂ© de dialogues, des fois ils passent trop vite, mais ça n’en devient que plus profond.
Bref, j’ai aimĂ©, mais, pour toutes ces raisons, je ne peux pas le conseiller Ă n’importe qui ; mieux vaut dĂ©jĂ baignĂ© dans le monde de l’animation depuis un moment, et pas uniquement Ă cĂ´tĂ© de shonen ou d’animes bourrins.


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Ouais, ces 4 points Ă la fin de chaque paragraphe sont pourris, mais, après plusieurs essais (saut de paragraphe ou retour Ă la ligne Ă la façon HTML), ça ne marchait pas, j’ai optĂ© pour ces points, c’est moche, ça fait con, mais au moins, ça sĂ©pare les paragraphes.
Bref, voilĂ les derniers animes que j’ai fini, le prochain sera certainement le fumeux fameux Shaman King, mais je n’en parlerais pas, c’est dĂ©jĂ la seconde fois que j’en parle ici alors qu’il est d’une nullitĂ© affligeante, autant ne plus en parler et l’oublier bien vite.
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Sha-ka Said,
J’ai omis un Ă©lĂ©ment très important dans Princess Tutu (pourtant, c’est la première chose qui me vient Ă l’esprit quand j’en parle, mais forcĂ©ment, je l’ai zappĂ© sur la fin) : les musiques. Elles sont sublimes.
C’est bizarre d’ailleurs, je trouve les musiques de Princess Tutu ou de Nodame gĂ©niales, fabuleuses, et j’en passe, pourtant, elles sont largement inspirĂ©es (quand ce n’est pas des reprises telles quelles)… De musiques classiques.
Pourtant je n’aime pas forcĂ©ment la musique classique, je dirais mĂŞme plus que j’en Ă©coute pas du tout, pas que je trouve mauvais, mais plutĂ´t… Je ne sais pas, mais contrairement Ă bon nombre de musiques, Ă©couter du classique sans rien autour, je n’y arrive pas.
Bref, les musiques de Princess Tutu sont sublimes, l’opening notamment, http://www.youtube.com/watch?v=qTu5FRgKm7U , chantĂ© par feu Ritsuko Okazaki, une chanteuse Ă la voix sublime, qui a notamment chantĂ©e les musiques de Fruit Basket ; c’est un style musical au rythme très lent, mais Ă´ combien magnifique, c’est un vĂ©ritable bonheur pour les oreilles.
Et tiens, on m’a suggĂ©rĂ© que je n’avais rien compris pour Tutu. Mmm, peut-ĂŞtre que je n’ai pas saisi toutes les rĂ©fĂ©rences aux nombreux ballets et contes, c’est possible, mais globalement, je pense avoir saisi le reste. A moins que je n’ai ratĂ© un truc Ă©norme. Qui sait.
The Drig Overmind Said,
Oui, non, c’est pas que t’as rien compris. C’est juste que quand je lis : “Malheureusement, quelques Ă©lĂ©ments ternissent la qualitĂ© première de l’anime : le monde oĂą vit Tutu est Ă©trange dans la mesure oĂą ĂŞtres humains vivent avec des humains-chat, humains-autruches, etc. Je trouve que ça ne colle pas très bien.”, je me dis que tu as du louper un p’tit (gros) truc. Dans la deuxième partie de la sĂ©rie, on explique clairement le pourquoi du comment de ces animaux qui vivent parmi les humains, ainsi que toute cette brume omniprĂ©sente dans la ville.
De plus, tu Ă©cris : “l’histoire tourne vraiment uniquement qu’autour du prince et de tutu, il n’y a pas grand chose autour.”. Ceci est vrai dans la première partie de la sĂ©rie (Ă©pisodes 1 Ă 13), mais beaucoup moins dans la deuxième (Ă©pisodes 14 Ă 38) oĂą les personnages de Rue et Fakir acquièrent beaucoup plus de profondeur (au final on peut dire mĂŞme que Fakir vole la vedette Ă Ahiru).
Et puis, les introductions d’Ă©pisodes (”Mukashi mukashi”) rĂ©vèlent (certes au compte goute) toute l’importance du personnage de Drosselmeyer.
Et puis, le fait que dans ta chronique tu n’Ă©voques pas le fait qu’il y a un mega-archi-uber-spoil dans la 2e partie de la sĂ©rie et que son traitement est tout juste magnifique, voire du (presque) jamais fait dans l’animation nippone, c’est ce qui m’a poussĂ© Ă dire que “t’avais manquĂ© un truc”.
Sinon, oui, les musiques sont sublimes (reprises, rĂ©arrangements des plus grands ballets de la musique savante), et rien que pour ça, la sĂ©rie vaut le coup d’oeil (ou d’oreille)
Princesse Tutu, la série qui tue!
Sha-ka Said,
Oui, en effet, c’est expliquĂ©, et mĂŞme si on a pas compris au cours de la sĂ©rie, le dernier Ă©pisode est très explicite sur ce point (la grande question Ă©tant : les chats se marient ? :p).
Après, il est vrai que j’exagère un peu en disant que l’histoire ne se porte que sur Mute et Ahiru, en effet, Rue et Fakir sont au moins tout aussi importants, mais ils sont entièrement “vouĂ©s” Ă Mute, et c’est un peu Ă©nervant (je trouve qu’il n’a vraiment rien de spĂ©cial, qu’il ait ou pas son cĹ“ur, Ă part son titre de prince).