Le sanglot des cigales et le roman de La mélancolie de Suzumiya Haruhi | Mes-idées

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Ça c’est du titre.
Oui, je vais vous parler de ces 2 Ĺ“uvres pour m’attirer un max de visiteurs parce que j’estime que les 2 mĂ©ritent un billet. Et je pensais dĂ©jĂ  en avoir fait pour Le Sanglot des cigales en fait. (edit : en fait, j’en avais bel et bien dĂ©jĂ  fait un ici mais il parle plus de l’anime donc on va faire comme si de rien n’Ă©tait)

Je vais donc commencer par le sanglot des cigales. HonnĂŞtement, je commence Ă  ne plus avoir d’idĂ©es, j’ai Ă©cris tellement de messages sur diffĂ©rents forums, mails et blog dessus… Bref.
Le sanglot des cigales est la traduction de Higurashi no Naku Koro ni. J’imagine que beaucoup de personnes connaissent ; c’est un anime sorti en 2006, qui a eu une saison 2 et mĂŞme des oav, mais pas grâce au succès, plutĂ´t pour clore la sĂ©rie toute entière.
En fait, Higurashi a Ă©tĂ© adaptĂ© d’un visual novel. Un visual novel, c’est une sorte de livre animĂ©, Ă  lire sur son pc. Tu lis le texte selon ton rythme, il est agrĂ©mentĂ© de fonds fixes ainsi que des personnages, pas forcĂ©ment super beau, mais le plus important Ă©tant leurs rĂ©actions, et tu as mĂŞme droit Ă  des musiques selon l’ambiance.

Pourquoi un visual novel ? Il faut savoir que l’auteur a dĂ©butĂ© la sĂ©rie en mĂŞme temps qu’un “vrai” travail, il Ă©tait seul, n’avait ni trop de temps ni trop de moyens, et, au Japon, un des meilleurs support Ă  ce moment reste le visual novel : inutile d’ĂŞtre pro ni d’ĂŞtre riche.
Et au fil des annĂ©es (2 chapitres par an), le succès fut grandissant… A tel point que l’anime est arrivĂ© et que l’auteur a quittĂ© son prĂ©cĂ©dent emploi.
Et un homme courageux, pbsaffran (c’est son pseudo hein), a entrepris de tout traduire tout seul. Mieux : il a Ă©tĂ© jusqu’Ă  demander toutes les autorisations prĂ©alables pour diffuser tout cela lĂ©galement. Car la plupart des projets de ce type sont faits par une team qui va par la suite diffuser son travail via internet ; lĂ , ce n’est pas le cas et il existe un produit concret.
Et voilĂ  Le Sanglot des cigales.

Comme pour l’Ĺ“uvre originale, il y’aura 4 dvds, chaque dvds contenant 2 chapitres. Le 1er tome est sorti fin novembre Ă  l’occasion d’une convention, et a Ă©tĂ© depuis repris dans quelques magasins (dont Tout d’Asie, bah oui, je prĂŞche pour ma paroisse hein). Le second devrait sortir cette annĂ©e (noter l’utilisation judicieuse du conditionnel).

Personnellement, je l’ai pris pour 2 raisons, Ă  la base : de une, j’ai adorĂ© la sĂ©rie et quelque chose qui la complète m’est bienvenue ; de deux, je voulais contribuer Ă  ce genre d’initiative, trop rares en France hĂ©las.
Mais une troisième composante arriva bien vite. En effet, je me suis rapidement fait happĂ© dans l’histoire, Ă  nouveau. Car oui, j’avais tout vu au niveau anime d’Higurashi, je connais donc la fin, la solution, les mystères, les personnages, tout quoi.
Mais malgrĂ© ça, en moins de 5 minutes, me revoici dans l’univers impitoyable d’Hinamizawa…
Je ne vais pas encore une fois dĂ©voiler l’histoire ici, ou du moins, pas en dĂ©tail.
En gros, vous prenez la place de Keiichi, un élève de collège banal, qui vient de déménager à Hinamizawa, petite ville pittoresque du Japon.
L’intĂ©gration, malgrĂ© du fait qu’il vienne de Tokyo, est rapide, et se lie d’amitiĂ© avec 4 copines : Rena, Mion, Rika et Satoko. Ils n’ont pas le mĂŞme âge puisque l’Ă©cole ne possède qu’une seule classe, mais leur complicitĂ© est Ă©norme.
Pendant près d’un mois, tout se passe sans aucune embuche. Mais un jour, au cours d’une conversation, Keiichi apprend qu’une tragĂ©die s’est dĂ©roulĂ©e dans le village : un meurtre par dĂ©membrement. Curieux, il voudra en apprendre plus, mais rĂ©alisera bien vite que mĂŞme ses meilleures copines ne veulent rien dire sur le sujet, ou ne peuvent rien dire….

Je vous rassure, le visual novel a la mĂŞme histoire que l’anime. C’est mĂŞme l’inverse :)
En fait, je suis littĂ©ralement tombĂ© sous le charme de ce vn (abrĂ©gĂ©e de visual novel, suivez un peu !). L’ambiance, malgrĂ© l’handicape de ne pas y’avoir d’animation, est au moins aussi poussĂ©e que dans l’anime, si ce n’est plus. Les musiques, bien qu’il n’y ait rien de chantĂ©, sont tout aussi captivantes que l’anime, voir meilleures, la sĂ©rie en est d’autant plus profonde et certaines parties du vn ne sont pas prĂ©sentes dans l’anime, nous immergeant d’autant plus dans la lecture.
En clair : fans de Higurashi, foncez. MĂŞme si vous n’ĂŞtes pas forcĂ©ment fan de la première heure, je vous assure que vous vous laisserez porter dans l’ambiance, le vn Ă©tant supĂ©rieur Ă  l’anime (ca y’est, je l’ai dit… Mais l’anime reste malgrĂ© tout excellent).
Et pour les personnes qui n’ont pas vu l’anime : laissez vous tenter par le visual novel. Et combien d’heures de “jeu”, allez vous me demandez ?
HonnĂŞtement, je pensais 5-10 heures Ă  tout casser. Comptez plutĂ´t 15-20 heures, rien qu’en lecture, je ne parle mĂŞme pas des mini jeux (qui ne sont pas forcĂ©ment très intĂ©ressant cela dit) : c’est vite rentabilisĂ©, convenez le.

Et pour conclure sur Le sanglot des cigales, qui n’est pas vraiment la traduction du titre originale (qui donnerait plutĂ´t du genre “Quand les cigales pleurent”), mais qui est beaucoup plus irrĂ©sistible grâce Ă  son “sang” bien mis en Ă©vidence, je ne peux que vous le conseillez. Que vous ayez vu l’anime ou non, que vous soyez Ă  fond dans l’univers manga ou non, je suis certain qu’une grande majoritĂ© ne pourront qu’aimer.

Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Passons au roman de Suzumiya Haruhi. Mais si, cette sĂ©rie qui a fait fureur en 2006 (dĂ©cidĂ©ment) partout dans le monde sauf en France, oĂą le succès ne fut que mitigĂ© et portĂ© dans les cercles d’otaku les plus reculĂ©s (en tout cas au dĂ©but, ça s’est un peu plus agrandi depuis)… Donc, comme pour Higurashi, La mĂ©lancolie de Suzumiya d’Haruhi (Suzumiya Haruhi no Yuuutsu en vo), la sĂ©rie ne fut pas issue d’un manga, mais d’un autre support. Et naaaan, pas d’un visual novel non plus. Je l’ai dit juste avant, et c’est indiquĂ© dans le titre ! Oui, la sĂ©rie est issue d’un roman.
Pas d’un roman normalisĂ© comme chez nous, plutĂ´t d’un roman comme Les 12 royaumes ; Ă  comprendre, le roman est agrĂ©mentĂ© de quelques images.
Bref, le roman est sorti en 2009 (dĂ©cidĂ©ment, pareil qu’Higurashi), par les Ă©ditions Hachette, le 19 aoĂ»t 2009 pour ĂŞtre prĂ©cis.
Et ce fus un flop. Et la parution, après un seul tome, ne suivra plus.
Pourquoi ? C’Ă©tait si mauvais que ça ?
Les ventes, oui. Le reste, ça dépend.
Explications.

Je pense que plusieurs composantes sont Ă  mettre en cause.
La première, tout comme le vn d’Higurashi en fait (qui n’a pas bien marchĂ© non plus d’ailleurs), concerne la pub : inexistante. Certes, le fait de s’aventurer dans une zone inconnue en France peut faire peur et investir des milliers d’euros pour que rien ne ressorte au final ne serait pas forcĂ©ment judicieux, mais d’un autre cĂ´tĂ©, c’est un pari audacieux, et Ă  tout pari il faut un peu d’audace, que ni Abysse, ni Hachette n’ont eu (les Ă©diteurs respectifs de Le sanglot des cigales et du roman d’Haruhi).
En fait, pour les 2 Ĺ“uvres, j’ai appris par hasard leurs existences, pour le roman de Suzumiya, je ne l’ai appris que cette semaine, près d’un an après la sortie. Certes, je ne suis pas toutes les actualitĂ©s existantes non plus, mais j’en suis suffisamment pour me dire que l’aspect pub a vraiment Ă©tĂ© zappĂ©…
Mais Hachette a fait d’autres erreur, je pense.
Au niveau visuel déjà.

Voici la couverture originale (reprise aux USA) :
Roman Suzumiya

Voici maintenant la version française :
Roman Suzumiya

Je sais pas vous, mais moi, mĂŞme n’Ă©tant pas forcĂ©ment douĂ© concernant l’accroche aux couleurs, je trouve la couverture laide, limite repoussante.
Mais ce n’est pas tout. Le livre est mis dans la catĂ©gorie… Jeune fille, moins de 12 ans. Euh ?!
Loin de moi l’idĂ©e de systĂ©matiquement critiquer ce qu’Hachette a fait, mais j’estime que Haruhi, ce serait plutĂ´t tranche ado de type masculin, voir jeunes adultes.
Non pas que la série soit particulièrement compliquée ou bourrées de références, mais plutôt parce que son ambiance, globalement, fait partie de la japanimation.
Jugez plutôt : Kyon est un jeune homme qui débute le lycée. Orné du traditionnel uniforme, il se retrouve dans une classe dont beaucoup de têtes lui sont inconnues, même si il repère quelques anciens élèves de son collège.
C’est un jeune homme banal, qui n’a rien de spĂ©cial. Alors que le cours dĂ©bute, le prof donne rapidement la parole aux Ă©lèves pour qu’ils se prĂ©sentent. Les prĂ©sentations sont mollassonnes et d’une rĂ©gularitĂ© exemplaires. Vient son tour. Ayant appris son “texte” avant de se lancer, il passe sans trop de souci.
Vient le tour de sa voisine de derrière. Qui annonce fièrement qu’elle s’appelle Haruhi Suzumiya, et qu’elle ne parlera qu’avec des extraterrestres, homme venu du futur ou possĂ©dant des supers pouvoirs.
Dès lors, elle ne parlera avec quasiment personne, vivant recluse dans son coin, malgrĂ© ses excellents rĂ©sultats et son physique Ă  tout Ă©preuves. Mais un jour, Kyon lui parle de sa coupe de cheveux, qui change tout les jours. C’est Ă  ce moment prĂ©cis qu’une sorte de lien se crĂ©era entre lui et elle, pour le plus grand dĂ©sarroi de Kyon…

Oui, désolé, mon résumé est merdique.
Mais pour faire doublement clair : le 1er roman retranscrit TOUTE la saison 1 de l’anime, dans l’ordre (comprenne qui pourra).
Et si j’estime que le roman -et la sĂ©rie- est plus pour les ados masculins, c’est pour deux raisons. Premièrement, le hĂ©ros est un peu entourĂ© de filles, c’est plus typĂ© “shonen” que “shojo”.
Secondo, et c’est, je pense, le point important qu’Hachette aurait du ne pas oublier, c’est que nous ne sommes pas au Japon.
C’est con Ă  dire, je le conçois, mais le roman ne parle que de la vie scolaire de notre hĂ©ros. Et la scolaritĂ© française est bien diffĂ©rente : pas d’uniforme, pas de club, pas de dĂ©lĂ©guĂ©e qui a un rĂ´le important… Et ça ne s’arrĂŞte pas que la. Suzumiya possède aussi plein de rĂ©fĂ©rences de type ecchi que nous n’avons pas ici : le fantasme de la soubrette, de la lapine (vous avez bien lu), de la scène “je te prend la main”, etc.

Pour rĂ©sumĂ© ce que je veux dire, pour apprĂ©cier pleinement cette sĂ©rie, il faut dĂ©jĂ  avoir une certaine expĂ©rience en la matière, connaĂ®tre les mĹ“urs japonais et s’en dĂ©lecter.

Et pour finir dans les erreurs, Hachette a supprimĂ© toutes les images. Ce point n’est pas spĂ©cialement très important, mais je prĂ©fère le souligner : pourquoi vouloir se diffĂ©rencier de l’Ĺ“uvre originale ? Pour en faire quelque chose de plus normalisĂ© ?
Erreur je pense, vu que les non initiĂ©s ne pourront pas forcĂ©ment se retrouver dans le roman, reste les initiĂ©s, les fans, qui verront dans cet acte une sorte de profanation. Enfin, je suppose, personnellement, ce cĂ´tĂ© ci ne m’a pas vraiment dĂ©rangĂ©.

Voilà du côté des erreurs faites.
Mais au final, que vaut ce roman ? Eh bien, j’ai bien aimĂ©. Je suis mĂŞme déçu que sa suite ne verra pas de sitĂ´t le jour. En effet, la traduction y est excellente, avec en plus quelques notes pour mieux nous faire comprendre l’univers du Japon. C’est bien Ă©crit, agrĂ©able Ă  lire, plutĂ´t passionnant… Je l’ai lu en 2 jours, preuve que j’ai bien aimĂ©.
Car ne vous y trompez pas : mĂŞme si j’avais bien aimĂ© l’anime, je n’en suis pas un fan ultime, mon avis, de ce cĂ´tĂ©, est donc plus partiale qu’un autre, je pense.
Et malgrĂ© cela, j’ai vraiment bien aimĂ© et ça m’a fait plaisir de retrouver l’histoire de l’Ă©nergĂ©tique Haruhi, mĂŞme si je la connaissais dĂ©jĂ . Car comme dit plus haut, ce 1er roman est la retranscrition intĂ©grale de la 1ère saison. Pas de surprise de de cĂ´tĂ©.

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En conclusion de ce billet (qui va avoir plus de 2000 mots :o ), ces 2 Ĺ“uvres, Le sanglot des cigales et La mĂ©lancolie d’Haruhi Suzumiya, bien que pas très courant Ă  nos yeux de petits occidentaux, sont très bons, voir excellents. Je ne peux que vous conseillez de vous les procurez et de les lire, surtout si vous ĂŞtes fans des sĂ©ries qui ont Ă©tĂ© crĂ©es par la suite.
Bien sĂ»r, le cĂ´tĂ© “je connais l’histoire” pourra rebuter certaines personnes, mais je vous assure que vous y trouverez des nouveaux Ă©lĂ©ments, et rien que pour encourager ce genre de pratique, j’estime que tout fan d’animes ou/et ou de mangas se doit de le faire. Car en plus d’encourager ce genre de pratique, vous y dĂ©couvrirez une qualitĂ© exemplaire.
Il est Ă©vident que je n’encouragerais pas ce genre de pratique si la qualitĂ© finale est mauvaise ou pire encore, que la sĂ©rie originale soit mauvaise ^^

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One Comment

  1. [...] dit, si vous désirez commencez la saga, ruez vous dessus, elle en vaut largement la peine (cf mes précédents posts si vous désirez en savoir [...]