Starcraft 2 | Mes-idées

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Tu sens la diffĂ©rence ? En disant juste “Starcraft”, le mot est bon, mais n’a pas assez d’impact. Son extension, “Broodwar”, est encore meilleur, et te donne une consistance très satisfaisante.

Mais en disant “Starcraft… Deux” ou “Starcraft… Two”, les deux se valent, je trouve, lĂ , tout de suite, on ressent une surpuissance Ă©manant du jeu. Oui bon ok, la plupart des suites rajoutent “deux” puis “trois” “quatre” etc Ă  leurs suites, mais pour Starcraft, ça le fait, alors pouet.

Bref. Starcraft 2, qui fait suite au premier opus (je sais, sans moi, vous ne l’auriez jamais devinĂ©).
Starcraft fut, Ă  l’Ă©poque, une vĂ©ritable rĂ©volution dans le domaine des jeux de stratĂ©gie, notamment grâce Ă  son scĂ©nario bien ficelĂ©, ses 3 races, et surtout, surtout, son Ă©quilibre ; parce que tout le monde sait bien que si un jeu de stratĂ©gie est mal Ă©quilibrĂ©, l’intĂ©rĂŞt retombe rapidement, parce qu’il est plus simple de jouer avec la race la plus forte.
Starcraft est sorti en 1998, il y’a 12 ans. Son extension, Brood war, en 1999. A noter que son extension Ă©tait au moins aussi excellent que le jeu original, si ce n’est meilleur, avec un scĂ©nario prolongeant la sĂ©rie, de nouvelles unitĂ©s, de nouvelles maps, etc, alors que bien souvent, les add on misent simplement sur de nouvelles cartes et/ou unitĂ©s.
Le jeu eut un succès Ă©crasant, de par le monde entier, et de nombreuses compĂ©titions avaient Starcraft sur leur liste. Mais il faut avouer que ce qui a permis Ă  Starcraft d’ĂŞtre encore plus populaire et jouĂ© aujourd’hui, c’est grâce Ă  la CorĂ©e du Sud : des vĂ©ritables progamers ont Ă©mergĂ©s, et des compĂ©titions locales, dĂ©bordant rapidement sur le monde entier par le biais du net qui se dĂ©mocratisait alors, furent lancĂ©s.
Pourquoi un tel engouement ? Je pense qu’il y’a deux raisons essentielles : de une, aucune ligue retransmis tĂ©lĂ©visuellement n’existe en Europe, ou alors, donnez moi la chaĂ®ne. Certes, des LAN et autres compĂ©titions sont rĂ©gulièrement pratiquĂ©es, mais ces compĂ©titions restent strictement cadrĂ©es dans un environnement de connaisseurs (je n’utiliserais pas le mot geek, il m’Ă©nerve. Eh merde), et au niveau de la retransmission, que ce soit au niveau mĂŞme local, il n’y a rien : aucune brève dans les journaux, que dalle. Ce genre de compĂ©tition, pour nos journalistes, restent des hobby en marge de la sociĂ©tĂ©.
Les corĂ©ens, non seulement, les duels sont retransmis, mais en plus de quoi, ils nous affublent de commentateurs et d’un public, totalement passionnĂ© :o

Secondo, le niveau des joueurs : alors qu’en Europe, le niveau Ă©tait restĂ© plutĂ´t amateur, en CorĂ©e, vu que les progamers sont payĂ©s pour jouer, et reconnus pour cela, ils jouent Ă©normĂ©ment plus, et ça se voit du premier coup d’Ĺ“il : leur maitrise est absolue, leur crĂ©ativitĂ© est gĂ©niale, et leur heures de jeux… VoilĂ , quoi. Il suffit de vĂ©rifier ça dans un classement reconnu, genre Iccup.

Et cet engouement corĂ©en a reboostĂ© tout les autres joueurs ; le niveau a ainsi sensiblement montĂ© vers le haut, jusqu’Ă  atteindre les hautes sphères : le niveau du jeu n’a plus rien Ă  voir avec ce qu’il s’y faisait Ă  l’Ă©poque. Il suffit de comparer des vidĂ©os de 2005 avec celle de 2009 : la diffĂ©rence est palpable.

Bref, Starcraft 2, de par le succès du petit frère, fut longtemps espĂ©rĂ©, attendu. Et c’est donc au mois de juillet 2010 qu’il est enfin sorti (en France en tout cas, je crois qu’il Ă©tait disponible plus tĂ´t en CorĂ©e du sud). Alors, vaut-il l’attente ?

Oui. Enfin, globalement, oui. Le jeu n’est pas parfait. Je vais commencer par le plus gros des dĂ©fauts : seule la campagne Terran est disponible, alors que pour Starcraft et Broodwar, 3 campagnes Ă©taient disponibles.
Certes, le nombre de missions reste Ă  peu près identique : 30 pour starcraft (10 par campagne), 26 pour Broodwar (8 par campagne, sauf les Zerg, 10), et lĂ , on a 27 missions. Sauf qu’on reste un peu sur sa faim, puisque les Terran ne sont pas forcĂ©ment la race que j’apprĂ©cie le plus (enfin, ça se dĂ©fend).
Second gros dĂ©faut, quand mĂŞme assez grave : l’incohĂ©rence de l’histoire. Bon, je ne vais mĂŞme pas parler du changement radical de certains personnages au niveau des traits (surtout Raynor : de ça Ă  ça tout de mĂŞme), mais je parle de leur comportement. Dans Brood war (je vais spoiler), Raynor ne dĂ©sire que tuer Kerrigan, pour la faire arrĂŞter ses massacres et la remettre dans le chemin de l’humanitĂ©, tandis que la… Tout le long du jeu, il dĂ©prime de sa transformation (alors que dans Broodwar, mĂŞme si il Ă©tait encore en pĂ©tard par rapport Ă  ça, il se portait plus sur sa vengeance vis Ă  vis de Mengsk, et surtout, il tentait de survivre) et dĂ©sire ardemment la sauver o_O
Les incohĂ©rences scĂ©naristiques ne sont pas si catastrophiques que ça cela dit, ça reste plausible, mais c’est un peu dommage, surtout au vu du scĂ©nario de Starcraft & bw, beaucoup plus cru et allant au bout des choses. Mais bon, après leur victoire Ă©crasante Ă  la fin de bw, que les zergs se soient retirĂ©s, c’est un chouĂŻa n’imp.
On imagine fort bien que la 4ème race mystère, s’apparentant aux Xel’naga (ou pas) est la cause de tout ceci, mais ça reste dommage.

Sinon, au niveau des dĂ©fauts… Hum… Ah oui ! Les temps de chargement. Pas très très longs, oui, mais assez rĂ©gulier (Ă  chaque dĂ©but et fin de mission), ce qui est un peu dĂ©rangeant.

On passe aux qualitĂ©s ? Parce que la, y’en a un paquet… On va commencer en imaginant que l’on soit un nouveau joueur, en quĂŞte de jeux de stratĂ©gies.
Comme pour le un, les premières missions, plutĂ´t faciles, ont pour but de vous initier au jeu, le plus doucement possible. A noter qu’il y’a un tutoriel que l’on peut faire avant de lancer le jeu, tutoriel totalement inutile pour un joueur vĂ©tĂ©ran aux jeux de stratĂ©gies (et je ne parle mĂŞme pas aux joueurs de sc1), mais fort judicieux et bien pensĂ© pour les autres.
Les premières missions sont donc faciles, et chacune des missions met l’accent sur une unitĂ© en particulier. Autant dans sc1, c’Ă©tait sympa, mais lĂ , vu qu’il y’a pas mal d’unitĂ©s spĂ©cifiques, le nombre de missions basĂ©es sur ce type augmente sensiblement : c’est bien pour apprendre et tout et tout, très intuitif, mais un peu dommage, quand on pige le truc : il suffit de bourrer d’unitĂ©s nouvelles, en omettant totalement les autres, et tu nettoies la carte tranquillos, les mains dans les poches. Sauf dans le mode brutal.
Car oui, et ça, c’est très bien pensĂ© : chaque carte comporte 4 modes de jeu : facile, normal, difficile, brutal.
Il y’a aussi un compteur, qui donne envie de faire pĂ©ter son score pour finir les missions le plus rapidement possible, et les Hauts Faits. Que sont les HF ? Ce sont des ordres supplĂ©mentaires, du genre “trouver tout les marines de la carte”, “finir la mission en moins de 15 minutes”, etc.
Bien que la plupart de ces HF sont faciles Ă  obtenir (notamment les objectifs de missions), d’autres, par contre, sont un peu plus compliquĂ©s, et agrĂ©mentent d’autant plus le challenge du jeu.

En plus de quoi, les entre missions sont jouissives. AgrĂ©mentĂ©es de cinĂ©matiques qui dĂ©potent ; sc1 faisait dĂ©jĂ  du boulot de haut niveau, sc2 surenchère, les entre missions vous proposent tout plein d’interactions très sympathiques, comme par exemple, parler aux gens du vaisseau (Ă  TOUTES les personnes, pas uniquement les personnages clĂ©s), dĂ©couvrir des pans de personnalitĂ© de certains protagonistes, amĂ©liorer ses unitĂ©s, recruter des mercenaires, etc, etc. Jouissif, vraiment.
En plus, on peut choisir l’ordre de ses missions, enfin, on nous le fait croire, certaines missions ne se dĂ©bloquent que si vous en finissez d’autres, et l’ordre est tout de mĂŞme plus ou moins Ă©tabli, mais ça en donne l’illusion, et c’est dĂ©jĂ  très bien :)

Au niveau de l’aspect, en tout cas, sc2 dĂ©pote. C’est clean, c’est beau, c’est bien doublĂ©, c’est ergonomique… MĂŞme si le support d’origine Ă©tait dĂ©jĂ  très bon, sc2, de ce point de vue, enfonce totalement sc1, rendant le jeu facile d’accès pour n’importe qui, en tout cas au niveau des commandes.

Pour le reste, je parle, je parle, mais qu’en est-il du gameplay en lui-mĂŞme ?
Les nouvelles unitĂ©s redĂ©finissent totalement les anciennes stratĂ©gies que l’on pourrait prendre de sc1. On nous propose une toute nouvelle façon de jouer.
Le fer de lance de sc1, c’Ă©tait surtout de proposer des unitĂ©s toutes plus ou moins de mĂŞme force (les unitĂ©s plus fortes Ă©taient plus chères et inversement), et l’importance de la gestion Ă©tait la plus importante : il fallait se mettre en hauteur pour mieux Ă©craser la force adverse, ou gĂ©rer de façon micro ses unitĂ©s, c’est Ă  dire, les gĂ©rer par petits groupes pour maximiser leurs compĂ©tences, voir de façon macro, c’est Ă  dire les gĂ©rer de façon individuelles. Un exemple ? Regardez Boxer.
Starcraft 2, ce n’est plus vraiment ça, ou du moins, le cĂ´tĂ© gestion micro est grandement effacĂ© par rapport Ă  sc1, rendant le jeu plus accessible, au final. Bien sĂ»r, le micro existe encore, mais il n’est plus aussi vital que dans sc1 : le meilleur exemple, dans ce cas, ce sont les peons (vcs, drone et sonde) : dans sc1, leur gestion Ă©tait vital, car si tu mettais les 4 peons de dĂ©part sur un seul minerai, seul un ou deux iront voir un autre minerai libre : dans sc2, plus besoin de s’en faire : ils dĂ©tectent immĂ©diatement si le minerai est libre et si il ne l’est pas, ils vont voir ailleurs.
Bien sĂ»r, la gestion des peons n’est que secondaire, au final. Et la grande diffĂ©rence de sc2 par rapport Ă  sc2, comme je l’ai indiquĂ©, ce sont les nouvelles unitĂ©s : contrairement Ă  sc1 oĂą elles Ă©taient plus ou moins Ă©quilibrĂ©es, ici, certaines unitĂ©s ne valent strictement rien contre d’autres.
Dans sc1, si tu mettais des marines contre des dragons, par exemple, en toute logique, les dragons gagnaient. Mais si tu y mettais le nombre, tu pouvais gagner. Là, le nombre devient accessoire : essayez donc de lancer des marines contre un colosse, par exemple. Le résultat sera sans appel : tout les marines mourront.
Il en va de mĂŞme avec quasiment chaque nouvelle unitĂ©. La micro, Ă  ce moment, n’a plus aucune importance. Starcraft 2 devient donc, avant tout, une guerre d’information. Cela le rend plus plausible (dans une vraie guerre, c’est connu, la clĂ©, c’est l’information), plus accessible, mais, au contraire, le rendant peut ĂŞtre moins pointilleux, moins “pro”.

Au final, il est difficile de se prononcer sur le meilleur système. Les deux se valent, quelque part. A noter que j’ai beaucoup moins jouĂ© Ă  sc2 qu’au 1, je n’ai quasiment pas fait de multijoueurs pour le moment d’ailleurs.

Pour le reste, et pour commenter le jeu en lui-mĂŞme, sc2 est un bon jeu. Son scĂ©nario est sympathique, les Ă©vènements s’accĂ©lèrent rapidement, mais il faut bien admettre que j’en attendais plus. Bien sĂ»r, vu que nous n’en sommes qu’au tiers de l’histoire, on ne peut pas vraiment se prononcer ; dans sc1, la première campagne n’offrait que peu de surprises, sauf que, on attendais mieux. On espĂ©rait mieux, aussi. Il y’a quelques bonnes surprises (Zeratul), mais on sent que les personnages du premier opus se sont vraiment dispersĂ©s, comme si, au final, la menace, durant 4 ans, Ă©tait totalement partie, alors qu’il Ă©tait Ă©vident que les Zergs allaient rĂ©apparaitre. Au lieu de se prĂ©parer Ă  une stratĂ©gie contre eux, ben non, tout le monde revient Ă  son train train quotidien et ses vengeances Ă  deux sous. Et mĂŞme quand Kerrigan revient, on ne sais strictement rien sur elle, du pourquoi elle Ă©tait partie, pourquoi elle revient maintenant, et surtout, ce qu’elle veut faire par rapport aux Terran et aux Protoss. On dirait que son ambition s’est effondrĂ©, qu’elle n’a aucun but. C’est d’autant plus dommage que dans le 1, son ambition paraissait dĂ©mesurĂ©e.
Donc oui, petite dĂ©ception par rapport Ă  l’histoire en elle-mĂŞme, mĂŞme si elle est largement compensĂ©e par le plaisir du jeu en lui-mĂŞme, des cinĂ©matiques et des entre missions.

Au niveau des musiques, j’ai moins accrochĂ© que celles du premier opus ; elles restent sympa, mais pas aussi marquantes que celles de sc1 et de bw, enfin, je trouve.
Les doublages sont plutĂ´t bons, dans l’ensemble, et les voix collent relativement bien, mĂŞme si on peut dĂ©plorer certaines voix remplacĂ©es (j’aimais bien celle du vautour).

Pour parler un peu du mode multijoueurs, pour commencer, il faut bien savoir que certaines unitĂ©s du jeu solo n’apparaissent pas dans le mode multijoueurs. Pourquoi ? Pour Ă©viter les doublons certainement, et pour Ă©viter de se retrouver avec des unitĂ©s genre Scout dans sc1, qui n’Ă©taient jamais utilisĂ©es, ou si peu.
Ensuite, le système du classement a Ă©tĂ© totalement revu et est vraiment agrĂ©able dans son ensemble. Plus de “ladder” qui n’avait que d’autres buts que de te coller un joli chiffre sur ton pseudo, lĂ , l’aspect compĂ©titions est agrĂ©ablement collĂ© au reste, et jouer une partie de compĂ©tition est la mĂŞme chose que jouer une partie normale (sauf au rĂ©sultat, forcĂ©ment : tu gagnes, tu progresses, tu perds, tu rĂ©gresses).
L’optimisation des donnĂ©es est aussi très sympathique, et la possibilitĂ© de trouver des parties que l’on dĂ©sire est très bien trouvĂ©e : tu cliques, tu joues. Plus besoin d’attendre 3 plombes que des joueurs arrivent.
Par contre… Un gros bĂ©mol : la salle de chat a disparu. Bien sĂ»r, quand on y rĂ©flĂ©chit, chater n’est pas jouer, l’intĂ©rĂŞt principal de sc2 Ă©tant le jeu en lui-mĂŞme, le chat n’est qu’accessoire. Mais tout de mĂŞme. Ça rend la communautĂ© solitaire, oĂą chaque joueur n’a que des adversaires face Ă  lui.
Oui, on peut discuter durant la partie, mais personnellement, je ne le fais quasiment pas, ou en tout cas, juste pour guider une stratĂ©gie globale si on est 2 ou plus. Le reste du temps, c’est silence radio.

Tout ça pour dire que sc2, c’est bien, très bien, mĂŞme. Les fans du premier ne pourront qu’adorer, les autres trouveront dans ce jeu est jeu de haut niveau, la crème du jeu de stratĂ©gie, et ils en prendront tout autant plaisir que les vĂ©tĂ©rans.

Sur ce, quelques images. Oui, je n’ai pris que des cinĂ©matiques.

Tu l’as vu mon gros flingue ?
Starcraft 2

Kerrigaaaaaaan
Starcraft 2

Une partie que j’aime bien : les journalistes. Avec, Ă  gauche, le gros vendu qui dit que tout va bien, Ă  droite, la nana qui raconte la vĂ©ritĂ© crue, qui se fait tout le temps censurer. Qui a dit que ça ressemblait Ă  la vraie vie ? :p
Starcraft 2

Un clin d’Ĺ“il sympa : Nova. Pour rappel, Starcraft : ghost Ă©tait un jeu prĂ©vu sur je sais plus quel support, en tout cas une console, et nous aurait mis dans la peau de Nova, une fantĂ´me. Le projet, après bien des annĂ©es de dĂ©veloppement et d’annonces, a Ă©tĂ© annulĂ©, parce que les crĂ©ateurs n’en Ă©taient pas satisfait. En tout cas, on retrouve brièvement Nova. Elle a une tĂŞte bizarre o_O
Starcraft 2 Nova

Si vous dĂ©sirez acheter le jeu, c’est par la
Starcraft 2

StarCraft II: Wings of Liberty (Soundtrack) - Various Artists

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One Comment

  1. [...] déjà parlé des opus précédents ici et la, et on pourra y remarquer mon enthousiaste pour ces jeux. Hélas, pour ce 3ème opus, il sera [...]