Ore no imouto ga konna ni kawaii wake ga nai | Mes-idées

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Mes créations et points de vue

Plus communĂ©ment appelĂ© Ore no imouto, voir Oreimo, le titre signifie, en gros “c’est pas possible que ma sĹ“ur soit si mignonne”.
Pourquoi j’en parle ? Parce que ce fut un peu l’anime Ă©vènement de la fin de l’annĂ©e 2010, adulĂ© par beaucoup, notamment les geek et autres otaku. L’histoire est super simple : nous suivons Kyousuke, un lycĂ©en totalement banal, qui traine avec son amie d’enfance (pas terrible et coconne), qui est moyen partout. Sa famille est banale, elle aussi, avec une mère effacĂ©e, un père autoritaire… Et une petite sĹ“ur, Kirino, qui l’ignore totalement. Il s’est fait Ă  cette vie, ses parents s’occupant plus de la petite sĹ“ur que de lui, et pour cause : c’est un gĂ©nie (ou presque). DouĂ©e en sport, douĂ©e dans les Ă©tudes, bien sous tout les aspects, et, cerise sur le gâteau, son boulot Ă  mi-temps consiste Ă  jouer les mannequins (au Japon, il existe des magazines entièrement dĂ©diĂ©s aux lolita).
Un jour, Kyousuke va dĂ©couvrir la face sombre de sa sĹ“ur… MalgrĂ© toutes ses qualitĂ©s, il se trouve que c’est une otaku qui collectionne les doujin et autres ero games !
A partir de la, une sorte de lien va se crĂ©er entre eux, Kyousuke le type normal qui n’y connait rien dans le domaine, et Kirino la fille parfaite qui cache son hobby aux yeux des autres pour ne pas ĂŞtre ruinĂ©e socialement.

Vous l’aurez devinĂ©, la sĂ©rie est clairement faite pour les otaku, pour les geek, pour les fans de doujins et d’ero games, et on a tout mis en place pour qu’ils ne soient pas déçus : un chara design du tonnerre (Ayase je t’aime), des graphismes et une animation aux petits oignons, et forcĂ©ment, tout plein de fan service avec de jolies lolis qui aiment leur passion, avec des lieux qui leurs sont cultes, tout ça pour les rendre heureux en leur faisant croire que leur passion n’est pas si honteuse que ça, et que, si, il existe des femmes qui s’intĂ©resse Ă  ça ! Oui, toi aussi, geek boutonneux, tu peux trouver le grand amour, rĂ©unis par un ero game qui finit en partouze lubrique.
Et si on est ni otaku, ni geek, ou qu’on ne s’en revendique pas ?

Ben la, tout de suite, l’intĂ©rĂŞt de la sĂ©rie en prend un grand coup… Alors, je suis pas contre ce genre d’anime, j’aime bien, et j’avais bien aimĂ© NHK ou Genshiken -surtout Genshiken, en fait- le soucis, c’est qu’on sens la surenchère “pour les fans”, et que l’intĂ©rĂŞt mĂŞme de l’anime retombe lourdement…
Jugez plutĂ´t. La petite sĹ“ur, Kirino, est super kawaii. Jusque la, tout va bien. Le souci, c’est qu’elle est tsundere. Je n’ai absolument rien contre les tsundere, et j’idolatre Shana, par exemple. Seulement, lĂ , ils ont enfoncĂ© le bouchon beaucoup trop loin : c’est pas une tsundere, c’est le niveau au dessus. Je dirais plutĂ´t que Kirino est caractĂ©rielle, chiante, Ă©goĂŻste, une vraie hystĂ©rique, elle fait que gueuler, et rien ne semble la calmer. Perso, j’arrive pas Ă  la supporter bien longtemps. Surtout que dans 99% des cas, c’est totalement injustifiĂ©, et elle fait plus office de sale gamine Ă©goĂŻste qui pavane sur ses grands chevaux que fille qui cache derrière son caractère un cĹ“ur gros comme ça.

L’autre souci, comme indiquĂ© plus haut, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’histoire. On nage dans la vie quotidienne, avec des “Ă©vènements”, du genre “Kirino va chercher des copines geek”, “Kirino veut passer NoĂ«l Ă  faire les courses avec son frère”, “la copine de Kirino chercher un cadeau”…
Bref, le genre de scĂ©nario qui ne fait rien avancer, ou si peu. Alors, ne vous mĂ©prenez pas, j’aime aussi les animes “tranches de vie”, j’ai bien aimĂ© Minami-ke, j’ai adorĂ© Aria, mais comme dit, lĂ , le souci, c’est que c’est clairement axĂ© otaku, et l’anime tout entier suinte “pour otakus”.
MalgrĂ© la pauvretĂ© scĂ©naristique, tout y est inclus pour en faire un anime pour otakus, avec des jolies filles, des lolitas, des conventions, des ero-games, des doujins, des novels, du cosplay… Rien n’est laissĂ© au hasard.
Et c’est tout le problème. J’aime le fan service, j’avoue. Mais il me faut trois conditions pour que j’apprĂ©cie rĂ©ellement : que ce soit en rapport avec l’anime (par exemple, le fan-service dans Ken le survivant, bof), que les scènes soient courtes, mais surtout, que les Ă©vènements aboutissent rĂ©ellement Ă  la scène fan service… Je veux dire, quand tu vois un Ă©pisode s’intituler “machin aux onsen”, c’est pas du fan service, c’est du voyeurisme, du voyeurisme s’Ă©talant sur un Ă©pisode entier, totalement dĂ©diĂ© sur le sujet, qui n’apporte, gĂ©nĂ©ralement, rien Ă  l’anime.
Oreimo, c’est un peu ça : une sĂ©rie complète de fan-service ; un fan-service particulier puisque dĂ©vouĂ© aux otaku, mais quand mĂŞme.

Et la, j’en vois dĂ©jĂ  qui vont me dire “oui, enfin, tu fais tout un foin lĂ  dessus, mais dès le dĂ©part, ça a Ă©tĂ© annoncĂ© comme tel, t’avais qu’Ă  pas regarder”.
Un peu comme si je me plaignais d’avoir de l’humour avec Azumanga, ou du shonen avec Naruto.
Oui, j’avoue, je l’ai regardĂ© en connaissance de cause, et si je n’Ă©tais pas un minimum otaku, j’aurais certainement passĂ© mon chemin. Et justement ! C’est en toute connaissance de cause que je parle. J’ai la dĂ©sagrĂ©able impression que tout y est fait pour brosser dans le sens du poil. Or, un anime, un bon anime, pour moi, ce n’est pas ça. Soit l’histoire est très originale et ira Ă  contre sens de ce qu’on pourrait s’y attendre, soit l’histoire est conventionnelle mais bien contĂ©e.
Ici, on a affaire à du conventionnel puissance 10, mais sans que ce soit forcément bien narré.
Donc, Ă  moins que vous ne soyez un geek et/ou un otaku jusqu’Ă  votre adn, ou si vous dĂ©sirez passez un agrĂ©able moment accompagnĂ© de lolis toutes plus kawai les unes que les autres, je ne vous conseille pas cet anime. PrĂ©ferĂ© plutĂ´t Genshiken.

Kirino, la sale gosse
Kirino, Oreimo

31122010Oreimo3 Ore no imouto ga konna ni kawaii wake ga nai

Kureneko, la gothique qu’elle est bien
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One Comment

  1. [...] que suggestives, et n’ayant aucun intĂ©rĂŞt quant Ă  l’avancement de l’anime. Je l’avais dĂ©jĂ  dit, mais je dĂ©teste le fan-service Ă  outrance. Un peu, oui, mais seulement si le contexte de [...]