Extrait de Gaïana | Mes-idées

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Mes créations et points de vue

Je m’accroupis là où la rivière que j’ai suivi se jette dans l’autre, et commence à suivre, fasciné, le cours de l’eau. Le débit de cette nouvelle rivière est bien plus important que la précédente, et l’eau paraît plus propre. Ce n’est bien sûr qu’une illusion, la force de l’eau charrie simplement les déchets que la précédente rivière ne faisait que déplacer lentement.
Comment peut-on en arriver à vouloir changer de telles beautés uniquement pour des intérêts bien trop souvent personnels ?

Mêlé à mon expression continue sur l’eau, des pensées m’assaillent, une fois de plus, concernant l’humanité. J’aimerais tant changer le cours des choses. Tant que l’humanité sache enfin préserver la nature dans son intégralité. Il y’a encore un siècle, elle avait une excuse, même si peu valable : l’ignorance. La plupart des gens pensaient qu’en mettant leurs déchets dans l’eau, ils seraient recyclés. L’ignorance est une chose, le manque de réflexion en est une autre. Il est quasiment certain qu’au moins quelques personnes se souciaient de ce qu’arrivait aux déchets qu’ils engendraient. Encore que. A l’époque, les déchets produits n’avaient rien à voir, tant au niveau de la nocivité que la quantité, avec ceux d’aujourd’hui. Le pire, c’est qu’aujourd’hui, on a –enfin- pris conscience de tout cela, mais pourtant on pollue plus que jamais.
Perdu dans ces pensées, et enragé par le comportement de l’humanité, une larme se met à perler sur ma joue gauche. Je pleure de rage, mais aussi de honte concernant mon appartenance au genre humain, mais aussi à cause de mon incompétence. Je ne peux rien faire. Ou si peu. Même en se rallait aux associations, que peuvent faire 10, 100, 1000, 10000, voir 100000 contre près de 6 milliards ?
Ma larme tombe dans la rivière, et je me sens en quelque sorte soulagé qu’une partie de moi rejoigne directement ce cycle infini si beau, si simple et si complexe à la fois, qu’est l’eau. Source vitale de tout les êtres vivants. Sans elle, nous…
- “…un… raie..”
Surpris, je me retourne. J’ai eu l’impression que quelqu’un me parlait. Pourtant, après un rapide tour d’horizon, puis un tour d’horizon plus minutieux, il n’y a personne. La cascade au loin, les 2 rivières qui se rejoignent sur l’autre rive, des arbres et des buissons, pas de sentier, et de mon côté, les arbres et les buissons ne sont coupés que par l’unique chemin que j’ai emprunté. A moins qu’il ou qu’elle ne se cache.
C’est lorsque je veux demander si il y’a quelqu’un dans les environs que je réentends, beaucoup plus clairement cette fois, le message, un chuchotement bien distinct :
- “Tiens-toi prĂŞt…”

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