Avez vous déjà rêvé de voler avec des oies ? | Mes-idées

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Voler. Le rĂŞve des hommes depuis toujours. Un rĂŞve devenu “rĂ©alitĂ©”, grâce Ă  notre technologie, et de nombreux moyens de transport nous permettent de voler dĂ©sormais : avions, hĂ©licoptères, montgolfières… Mais ce n’est pas nous qui volons rĂ©ellement, nous sommes simplement portĂ©s par des machines bruyantes et peu maniables.
Mais il existe des moyens plus lĂ©ger, plus maniables, moins confortables et plus exposĂ©s peut ĂŞtre, mais qui permettent de meilleures sensations, notamment l’ulm et le pendulaire.

C’est quoi le rapport avec le fait de voler avec des oies ? J’y viens. Avez vous dĂ©jĂ  vu le film L’EnvolĂ©e sauvage ? Film sorti en 1996 :

Ou Le Peuple migrateur, sorti en 2001 ?

L’envolĂ©e sauvage raconte l’histoire d’un père et de sa fille qui “adoptent” des oies et se dĂ©cident Ă  les accompagner pour leur migration, tirĂ© d’une histoire vraie. Le peuple migrateur nous narre la migration des oiseaux, le tournage a surtout eu lieu grâce Ă  l’aide d’oies dressĂ©es pour le tournage.
Le point commun des 2 films ? Les prises de vue qui ont lieu Ă  bord d’un ulm… Ulm que suivent les oies ! Comment est-ce possible ? Les poussins, Ă  leur naissance, prennent le premier ĂŞtre qu’ils voient comme son parent, et vont donc la suivre partout. Dans la quasi totalitĂ© des cas, il s’agit de leur mère, mais de temps en temps, par accident ou volontairement, on peut se substituer aux parents biologiques.
Évidemment, pour les oiseaux domestiques, c’est beaucoup plus simple, surtout si on regarde du cĂ´tĂ© des oiseaux locaux. Dans l’envolĂ©e sauvage, il s’agit des Bernaches du Canada, puisque le film est amĂ©ricain, alors que Le peuple migrateur montre des oies cendrĂ©es.
MĂŞme si ils datent de plus de 15 ans, allez les voir si vous ne les avez pas vu, ils valent le coup, surtout L’envolĂ©e sauvage qui est une vraie aventure. Dans cette histoire, le père, un peu excentrique, va se mettre dans la tĂŞte de guider les oies pour leur migration, Ă  travers toute l’AmĂ©rique, devant faire des milliers de kilomètres, et pour ce faire, va adapter un ulm pour qu’il puisse rĂ©aliser ce pĂ©riple.

Mais depuis, d’autres “excentriques” se sont mis Ă  la tache ! En effet, certains se sont posĂ©es une question simple : en se basant sur cet exemple (le film est tirĂ© d’une histoire vraie pour rappel), pourquoi ne pas en faire une activitĂ©, pour que n’importe qui puisse voler avec les oies ? Je vous rassure, pas pour les guider dans leur migration, simplement pour faire une petite ballade pour dĂ©couvrir les sensations.

Et voila comment apparait un concept gĂ©nial : voler avec les oies. Pour y arriver, ce n’est pas si facile ceci dit. Il faut les imprĂ©gner, leur faire croire que leurs parents sont humains, puis les habituer Ă  l’appareil, puis arriver Ă  leur faire suivre l’appareil. Ensuite, Ă  chaque trajet, il faut faire attention qu’elles suivent bien, qu’aucune ne dĂ©croche, ne se blesse ou ne se fasse chasser (faucons pèlerins et buses veillent), il faut les muscler rĂ©gulièrement et cerise sur le chapeau : cette stratĂ©gie ne marche que lorsque les oies ne sont pas encore adultes. Ben oui, une fois devenues adultes, elles voudront aller faire leur vie, le processus est donc Ă  renouveler tout les 2 ans voir tout les ans.

Et donc, j’ai pu faire cette expĂ©rience, en Alsace, Ă  cette adresse. Bilan ? Eh bien… C’est toujours difficile de dĂ©crire une sensation avec des mots. Pour rĂ©sumer : gĂ©nial. Unique. Excellent. Magnifique. Magique.

DĂ©jĂ , voler Ă  1000 pieds, c’est sympa. Mais accompagnĂ© tout le long de 8 oies qui vont et viennent, c’est juste sublime ! En fait, on ne regarde mĂŞme pas les paysages, on est littĂ©ralement subjuguĂ©s par les oies, et on ne fais que les suivre du regard, et Ă  essayer de les frĂ´ler lorsqu’elles sont Ă  notre niveau (les toucher ou les attraper serait leur faire du mal, imaginer si quelqu’un vous attrape pendant que vous courez).
Le moniteur nous discute tout le long du voyage, mais il n’y a pas vraiment d’autres choix : sans casque, le bruit du moteur est assourdissant. HĂ©las, on y perd le “chant” des oies, mais ce n’est pas trop grave.
20 minutes (souvent plus) de bonheur, voila comment rĂ©sumer cette expĂ©rience. Et le tout, photographiĂ© et filmĂ©, un appareil photo Ă©tant fixĂ© sur une des ailes, tandis que la camĂ©ra est fixĂ© sur le cockpit. Je ne pourrais pas vous partager la vidĂ©o, elle fait 1,22 go, mais voici quelques photos pour vous donner un petit aperçu. Petit parce que les photos ne valent pas bien lourd par rapport Ă  l’expĂ©rience vĂ©cue :-)

Photo 1

Photo 2

Photo 3

Photo 4
Elles ont la classe, non ?

Photo 5
J’y suis presque… Euh… Non.

Photo 6

A noter que lorsque j’y suis allĂ©, ils avaient 1 oie bernache et 7 oies cendrĂ©es, ce ne sera pas forcĂ©ment la mĂŞme chose selon les annĂ©es.
A noter aussi que contrairement Ă  ce qu’on pourrait croire, la meilleure pĂ©riode pour y aller n’est pas l’Ă©tĂ©, mais l’automne. Pourquoi ? Parce que les oies sont des animaux du nord, elles souffrent de la chaleur ; allez faire un marathon en plein Ă©tĂ©, c’est pareil. Après, oui, elles aiment aussi l’hiver et ça doit ĂŞtre magnifique avec de la neige, mais il faudra supporter le froid, Ă  vous de voir.

Bref, une expĂ©rience inoubliable, que je vous recommande vivement, et qui vous fera peut ĂŞtre rĂ©flĂ©chir lorsque vous prendrez votre foie gras, Ă  la fin de l’annĂ©e…

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