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Mes créations et points de vue

Oui, j’ai clairement repris le titre de “Pourquoi Umineko est moins bien que Higurashi ?“, mais vous remarquerez une inversion des valeurs, comme quoi, non, je ne me suis pas contentĂ© de me repomper :p

Alors, pour commencer, oui, nous sommes en 2010, FF8 est sorti en 1999 (plus de 10 ans !) et FF9 est sorti en 2000 (je vous donne les dates japonaises, pour l’Europe, rajouter un an). Quel intĂ©rĂŞt d’en parler maintenant, alors mĂŞme que leur support, la Psone, ou plutĂ´t, la Playstation n’existe plus depuis belle lurette ? Nous en sommes Ă  la PS3, et vla t’y pas que je viens baragouiner sur des jeux de l’Ă©poque ; peut ĂŞtre mĂŞme que certains lecteurs ne savaient mĂŞme pas parler lorsqu’ils sont sortis (et vlan dans ta gueule, le coup de vieux).
Alors, pour me faire comprendre, soyons clair : je n’ai jamais fait les final fantasy dans l’ordre. J’ai commencĂ© par le 7, sorti en 1997 ; Ă  l’Ă©poque, j’avais eu le jeu rapidement, donc en 1998 je crois (lors de sa date de sortie europĂ©enne, suivez un peu mieux !). Comme tout les joueurs de l’Ă©poque, qui ne connaissaient pas la saga, je pris une claque monumentale et FF7 reste encore dans mon cĹ“ur (Aerith surtout), et Ă  l’Ă©poque, je ne dĂ©sirais qu’une chose : les autres opus. Sauf que les prĂ©cĂ©dents n’Ă©taient jamais sortis en Europe… Et certains n’ont mĂŞme jamais Ă©tĂ© traduits en anglais (pour le français, remplacez “certains” par “aucun”). A l’Ă©poque, oĂą, bref rappel, internet en Ă©tait Ă  ses balbutiements, les roms Ă©taient disponibles que dans des endroits connus de 3 geeks du coin, hors internet, et il fallait en outre ĂŞtre un bidouilleur de première et ne pas avoir peur de bousiller plusieurs consoles avant d’arriver Ă  tes fins. J’exagère un peu, toujours est-il qu’Ă  l’Ă©poque, mĂŞme si google dĂ©butait, faire une recherche “roms ff5″, par exemple, n’aboutissait Ă  rien. Et tu pouvais toujours multiplier les recherches, ce genre de pages n’existaient pas.

Bref, lors de la sortie de l’opus 8, j’Ă©tais dĂ©jĂ  dans une phase descendante en tant que joueur : j’avais passĂ© ma boulimie de jeux vidĂ©os, et le 8 me gava bien vite, en fait. Je crains que ce n’Ă©tait surtout parce que, comparĂ© au 7, les personnages Ă©taient “sĂ©rieux”, rigides,le système avait totalement changĂ© (il faut avouer que le système des materia reste parfait), et puis bof, quoi.
Je ne vais pas continuer Ă  raconter ma vie, dĂ©jĂ  qu’il ne reste plus qu’un lecteur (allez, lectrice)… Donc pour rĂ©sumer, j’ai effectuĂ© les Final fantasy dans cet ordre :
7, 3, 4, 9 puis 8.

Fort heureusement, les FF se suivent dans leurs chiffres, mais sont tous diffĂ©rents : peu importe l’ordre, au final. Les 4 et 5, je les ai fait dans leur version DS, et il faut bien avouer qu’ils sont tout simplement gĂ©niaux, Ă  tout les niveaux, ou presque.
Je vous explique ceci parce qu’il faut bien comprendre que, quelques mois Ă  peine après avoir fini les 3 et 4, sur DS, je me suis mis sur le 9.
Donc partant de ce fait, 2 soucis majeurs, qui ont peut ĂŞtre influencĂ©s mon avis, sont Ă  noter : en premier lieu, les temps de chargement. Très franchement, je n’ai pas souvenir que je les ai trouvĂ© longs dans le 7, mais alors, le 9, ouah. Objectivement, cette impression doit surtout ĂŞtre renforcĂ©e parce que je venais de me taper deux FF de 27 heures et de 37 heures sans aucun temps de chargement, et paf, retomber dans les chargements Ă  outrance m’a clairement dĂ©goĂ»tĂ©.
Cela dit, toujours en restant objectif (je crois), je pense vraiment que les temps de chargement de FF9 sont plus longs que ceux de FF7 et de FF8, mais bon, c’est la PSone, faut pas trop lui en vouloir.

Note importante : je ne me suis pas retenu sur les spoilers, vu que plus de 10 ans ont passĂ©, j’ai estimĂ© que je n’avais pas besoin de les Ă©voquer dans le dĂ©tail. Si vous voulez y jouer sans que votre plaisir n’y soit gâchĂ©, ne lisez qu’après avoir fini les deux jeux.

Le second point dĂ©favorisant très clairement FF9, c’est que… En fait, j’avais toujours lu qu’il Ă©tait gĂ©nial. Surtout gĂ©nial par rapport au 8, et qu’on retrouvait les Ă©lĂ©ments si cher au 7.
Alors forcĂ©ment, j’ai lancĂ© le jeu, j’Ă©tais aux anges “ouais, retrouvez la mĂŞme âme que le 7, youpi”.
Ben, perdu. J’ai rapidement dĂ©chantĂ©. En plus des chargements, les personnages m’ont vite gavĂ©s (je dois carrĂ©ment chercher les noms pour m’en souvenir :/) : Djidane a le charisme du roi Louis (je parle du livre de la jungle), il se croit drĂ´le et beau gosse, il est en rĂ©alitĂ© gavant et sa coupe de cheveux est pire que la mienne dans mon Ă©tat “cheveux longs/au rĂ©veil/pas coiffĂ©/la tĂŞte dans le fondement”.
Vient ensuite Steiner. Il m’a gavĂ© aussi rapidement que Djidane, en fait. Je n’arrive pas Ă  comprendre pourquoi les dĂ©veloppeurs lui ont donnĂ© cette double personnalitĂ©, Ă  savoir, garde royal super loyal et chef de troupe, mais aussi… Gaffeur, et au QI d’une huile qui va se faire gober. Pourquoi lui avoir donnĂ© un rĂ´le de bouffon ? Cela dit, j’aimais bien le diriger pour le bruit qu’il faisait avec son armure. Maigre consolation, oui.
Grenat. Enfin, Dagga. Enfin, la princesse. Autant dans FF4 et 5, il y’a une princesse, autant elles ont un rĂ´le vraiment excellent, autant dans FF9, son rĂ´le est un amas de clichĂ© qui Ă©nerve. La princesse qui rejette les idĂ©es de sa maman mais qui ne sait pas quoi faire pour finir par faire sa petite crise puis se remettre d’aplomb en coupant ses cheveux, pitiĂ©, au secours, n’en rajouter plus. Et merde, si, ils en rajoutent : elle va tomber amoureuse de Djidane, et inversement. Quelle retournement de situation, dis donc.
Vivi. Un personnage qui se veut mignon, mais sans visage et totalement noir avec des yeux qui brillent, on a déjà vu mieux. Son questionnement sur son existence est légitime mais il va un peu passer tout le jeu dessus, sans vraiment avoir de réponse, ce qui est un peu lourd, en fait. Un personnage intéressant mais pas assez exploité, je trouve.
Freyja, j’aime bien. Mais son rĂ´le est minime et son histoire tient en une ligne : elle cherche son maĂ®tre, et va suivre Djidane, alors mĂŞme qu’elle est censĂ©e se la jouer solo. Logique.
Kweena, ou le personnage dont on se serait volontiers passer. Son but est inutile, et ses raisons de nous suivre digne d’un enfant de 5 ans “je veux goĂ»ter toutes les bonnes choses de ce monde” ; oui oui, quand tu seras grand, retourne jouer dans ta chambre.
Eiko est un personnage vĂ©ritablement intĂ©ressant, car bien que gamine, c’est, je crois, le personnage la plus mature du jeu. Dommage qu’elle ne soit pas plus mise en avant.
Et pour finir, Tarak. Un peu le pompom. Un mĂ©chant Ă  l’honneur intact qui, une fois battu en duel, va suivre le hĂ©ros pour tenter de le comprendre “mais pourquoi il m’a pas tuĂ© ?”. Je doute qu’on puisse faire pire, au niveau clichĂ©s.

Oh, alors, je vous vois bien venir, bande de chenapans : vous allez me rĂ©torquer que Final Fantasy 8 ne fait pas forcĂ©ment mieux. Et bien, moi je trouve que si. Je ne prĂ©tends pas du tout que ce soit le cas pour tous, mais FF8 s’en tire pour trois raisons majeures : les personnages sont moins nombreux, les principaux protagonistes sont vĂ©ritablement charismatiques et surtout, en fait, les 4 personnages de fond n’ont mĂŞme pas l’ambition d’ĂŞtre mis en avant : ils sont rapidement dĂ©finis comme des sous fifres, point final. Cela n’excuse pas leurs traits exagĂ©rĂ©s, cela dit, nous sommes d’accord. En voici un rĂ©sumĂ©, imagĂ© s’il vous plait (par ordre d’apparition) :

Squall
Squall FF8

Certaines personnes le trouve antipathique voir reloud. Je ne trouve pas. Certes, le fait que ses pensĂ©es sur le monde l’entourant rejoignent un peu les miennes font que je n’ai peut ĂŞtre pas un avis très objectif sur ce personnage. Certes, certaines de ses actions sont incomprĂ©hensibles (le must restant : “je vais te sauver au pĂ©ril de ma vie !” *un temps plus tard* “mince, dĂ©solĂ©, je peux pas t’aider, c’est d’accord, allez la tuer” *5 minutes plus tard* “je viens te sauver !!” O_O).
Mais son cĂ´tĂ© antipathique est largement comprĂ©hensible, quand on voit les personnes qui l’entoure. Entre Zell le chiant, Seifer et ses deux toutou qui fait que le dĂ©fier, son “instructrice” qui lui fait les yeux doux, tu m’Ă©tonnes qu’il a pas envie de s’impliquer.
Et mĂŞme sans cela, moi j’aime bien avoir mon intimitĂ© aussi :)

Linoa
Linoa FF8

En effet, ce n’est pas une princesse. Et pourtant, elle enfonce Dagga sur tout les points. Joueuse, enjouĂ©e, taquine, sachant ce qu’elle veut, ne supportant pas ĂŞtre mise de cĂ´tĂ©, son caractère est juste gĂ©nial (si une Linoa passe sur ce blog, appelles moi). Plus que d’ĂŞtre gĂ©nial, il me paraĂ®t authentique, au mĂŞme titre que celui de Squall, et j’ai vraiment apprĂ©ciĂ© Linoa.

Zell
Zell FF8

Non, ne cherchez pas, ce n’est pas vraiment l’aperçu de Zell… En fait, j’ai pensĂ© illustrer les prochains personnages selon leur vĂ©ritable personnalitĂ©. Zell me fait donc penser Ă  Raoul. Raoul ? Qui que c’est ? Regardez, et vous comprendrez.
Zell est donc une sorte de personnage qui n’a pas d’intĂ©rĂŞt. Il sert Ă  assister le hĂ©ros, point barre. Il se dit fonceur, mais Ă  aucun moment, il ne le sera. Ce qui est gĂ©nial avec lui, c’est qu’il n’a ni ambition, ni histoire, et il ne s’en cache pas :/
A noter cependant quelques prises de positions et d’actions qui, Ă  chaque fois, m’Ă©tonna, ce qui rehausse un peu son intĂ©rĂŞt.

Quistis
Quistis FF8

Il va falloir m’expliquer. Non, franchement. La prof, sexy, ok. La prof jeune et sexy, ok. La prof jeune, sexy, qui aime le fouet, euh, pourquoi pas. Mais la prof sexy, jeune, qui aime le fouet, qui est au niveau de l’Ă©tudiant, qui en est amoureuse et qui va le suivre, faut peut-ĂŞtre pas poussĂ©, si ?
Si, apparemment. Quistis est donc une femme prof qui aime Squall et qui va le suivre comme un toutou parce qu’elle l’aime. Et son mĂ©tier ? Bah, non, il ne faut plus en parler, on s’en fout un peu, c’est secondaire. Et ses ambitions ? Ça veut dire quoi, dĂ©jĂ , “ambition” ?

Selphie
Selphie FF8

Comme Zell, en pire. Elle n’a ni passĂ©, ni ambition. Son atout ? ĂŠtre “Ă©nergĂ©tique”. Oui donc, juste montrer qu’elle est motivĂ©e pour tout et n’importe quoi. Sinon ? Rien de rien. Ah si, elle sait piloter (dès le premier essai s’il vous plait). Je crois que c’est lĂ  son seul rĂ©el intĂ©rĂŞt pour l’Ă©quipe. En tout cas, l’image de la cruche l’illustre fort bien.

Irvine
Irvine FF8

Irvine, je l’aimais bien. Au dĂ©but… Non, ok, je plaisante. En rĂ©alitĂ©, lors de son arrivĂ©e, je me suis dit “ah ! Il a l’air d’avoir la classe, celui-la”. Ce qui fut le cas, pendant au moins 4 secondes. Le temps qu’on ne dĂ©couvre que c’Ă©tait un pseudo dragueur Ă  la manque. Par la suite, son rĂ´le est inexistant. Ah, si, pardon. On dĂ©couvre qu’en plus d’ĂŞtre un dragueur Ă  la con, cerise sur le gâteau, c’est une poule mouillĂ©e (d’oĂą l’image du coq, “fier comme un coq”, mixĂ© Ă  la poule, il fallait y penser, hein ! Que je suis ingĂ©nieux, n’est ce pas les filles ?!.. Merde, je crois bien qu’il a dĂ©teint sur moi :/)

Bref, que 6 personnages, mais uniquement deux réellement intéressants. Car, si ! Squall et Linoa sont intéressants.
En fait, je crois avoir compris le principe du changement notable des FF, il peut se rĂ©sumer en un mot : l’amour. Je vous explique. Et rajoute immĂ©diatement que c’est une supposition, dĂ©coulant de 5 FF effectuĂ©s sur les 13 existants, donc possible que je me plante.
Bref, apparemment, jusqu’au 6, les FF se focalisaient sur la quĂŞte, et l’amour Ă©tait clairement mis de cĂ´tĂ© : un hĂ©ros, une princesse (ou une dame), les deux sont amoureux, point Ă  la ligne.
Le 7 a instillĂ© un changement, qui allait se renforcer par la suite : exit les amours certains et profonds, FF7 instaure, en plus de l’aventure principale, un cĂ´tĂ© romantique, couplĂ© Ă  une situation assez pointue, Ă  savoir, un choix cornĂ©lien sur sa dulcinĂ©e.
HonnĂŞtement, FF7 avait superbement rĂ©ussi son coup, et bien que l’histoire d’amour avait une place assez importante, Ă  AUCUN moment, elle ne prit le dessus par rapport Ă  l’aventure.

FF8 va pousser ce cĂ´tĂ© romantique, pour quasiment le mettre au devant de l’histoire principale. Personnellement, je trouve que, pour le cĂ´tĂ© romantique, FF8 tire son Ă©pingle du jeu, et la relation Squall-Linoa, mĂŞme si elle paraĂ®t Ă©vidente dès le dĂ©part, est loin d’ĂŞtre jouĂ©e d’avance : les non dits de Squall le mette souvent en mauvaise situation, et heureusement que le caractère enjouĂ© de Linoa lui permet de revenir, parce qu’une nana comme Tifa, par exemple, lui aurait dĂ©jĂ  mis son poing dans la tronche depuis un moment :D
J’ai trouvĂ© ce rapprochement touchant, et vraiment bien rĂ©alisĂ©. Et mĂŞme si l’histoire d’amour ait un grand rĂ´le dans ce FF, l’histoire principale avance honorablement, juste dommage qu’elle soit si mal ficelĂ©e (j’y reviendrais).

FF9, lui, enfonce davantage le clou de la romance, mais le fait d’une façon assez maladroite, je pense. Commençant par un drame et des “problèmes” pour les deux hĂ©ros, les Ă©loignant totalement du sujet au dĂ©part (Dagga et ses regrets, ses remords, ses responsabilitĂ©s ; Djidane… Euh… Son rĂ´le qu’il s’est lui-mĂŞme crĂ©e ?), pour les lancer subitement en plein dedans (”mince, on se verra plus… Bouhouhouh, je crois bien que je l’aime”), mettant, pendant cette phase, en retrait l’aventure principale… Et Ă  ce que j’ai compris, les FF suivants sont du mĂŞme ressort, Ă  savoir : une histoire d’amour qui a plus d’importances que l’histoire principale. Je trouve cela un peu dommage, mĂŞme si un peu d’amour pimente n’importe quelle histoire, je n’ai pas vraiment envie qu’on se retrouve face Ă  des sĂ©ries Z oĂą machin va trahir truc pour l’amour de bidule, parce que l’amour a une force surpuissante que personne ne peut battre, pas mĂŞme le Mal, qui sera forcĂ©ment vaincu par un bisou bien baveux, mĂŞme si le Mal venait d’achever sa dernière arme qui arrive Ă  dĂ©truire une planète.

Bref, depuis le 8, changement sur le fond.
Comme je l’ai mentionnĂ© plus haut, au niveau du 8, je n’ai pas trouvĂ© cela vraiment dĂ©rangeant. L’histoire d’amour est travaillĂ©e, et va crescendo. Squall ne tombe pas amoureux d’un coup, et on sent que Linoa prend de plus en plus d’importance dans son cĹ“ur.
Linoa, elle, prend au dĂ©but un malin plaisir Ă  taquiner Squall qui ne sait plus oĂą se mettre, et cette complicitĂ© (dont Squall se serait bien passĂ©, au dĂ©but ^_^) va peu Ă  peu lui faire rĂ©aliser qu’elle ne se contente pas de le taquiner : elle recherche sa prĂ©sence, elle le veut. Exit l’amourette de Seifer, qui l’a surtout impressionnĂ© plus qu’autre chose.
De plus, la puissance de leur amour est rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  un moment crucial, alors mĂŞme que Linoa est en mauvaise situation, puis en danger de mort. J’ai vraiment adorĂ© la scène de l’espace, avec une Linoa qui dĂ©pĂ©rit peu Ă  peu, jusqu’au moment oĂą elle retrouve la bague de Squall, qui lui redonne un zeste d’espoir. C’est, Ă  coup sĂ»r, clichĂ©, mais c’est drĂ´lement bien rĂ©alisĂ©. La rĂ©cupĂ©ration de Linoa est gĂ©niale, et j’avoue avoir Ă©tĂ© surpris par Squall, si renfermĂ©, qui n’hĂ©site pas, Ă  ce moment, Ă  se jeter dans l’espace, au risque de se perdre Ă  tout jamais (dans tout les sens du terme).
A ce propos d’ailleurs, lors d’un Pandecast (comment ? Vous ne connaissez pas ? C’est de renommĂ©e internationale pourtant :p ), Pande nous avait avouĂ© qu’elle execrait le thème phare de cette sĂ©quence, c’est Ă  dire Eyes on me. Ayant Ă©coutĂ© la musique avant d’avoir jouĂ© au jeu et subit la fameuse sĂ©quence, je dois avouer que c’est un thème un peu “soupe populaire”, et il est vrai que c’est Ă©trange qu’il soit considĂ©rĂ© comme le thème majeur de FF8, qui fait pourtant partie d’une grande saga. Rien Ă  voir avec le thème d’Aerith qui, lorsqu’il intervient, ferait pleurer une madeleine.

Ça, c’est pour l’avis hors contexte. Or, durant la fameuse sĂ©quence, il faut bien admettre que la musique a un impact bien plus grandiose. Après avoir subit plusieurs rĂ©vĂ©lations, après que le monde de la lune s’attaque Ă  la Terre, qu’Adel fut libĂ©rĂ©, et surtout, surtout, après que la base ait explosĂ©, que des centaines de membres sont morts lĂ  bas, après un dĂ©part prĂ©cipitĂ©, et après avoir vu Linoa sombrer dans l’espace, eu mille difficultĂ©s Ă  se connecter Ă  elle, risquĂ© sa vie pour aller la sauver, LE moment tant attendue des retrouvailles, et des confessions, qui arrive, et bam ! La musique qui va bien avec.
Lors de la scène, Eyes on me EST une bonne musique. En dehors, il est vrai qu’elle n’est pas forcĂ©ment mĂ©morable.
A noter : des fois, Squall est un gros con. Pourquoi il ne lui a pas fait de câlin quand elle lui a demandé ?
A noter bis : vaisseau de mes deux, avec ces saloperies de monstres qui vont par pair, j’ai passĂ© une heure Ă  buter ces saloperies en cherchant partout avant de comprendre qu’il suffisait de revenir sur l’Ă©cran du jaune qui te vire Ă  peine arrivĂ© pour qu’enfin je puisse accĂ©der Ă  l’explication du comment tuer ces saloperies… Et tout ça pour un truc si simple ?! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!

Mais si je parle de l’histoire d’amour, je suis obligĂ© de parler de l’histoire.
Et nous allons donc aborder le premier gros problème de FF8 : le scénario. Il était ambitieux, je pense. Mais mal ficelé.
Ambitieux, parce que la mĂ©chante de dĂ©part, Edea, a un charisme de 300% : elle est stylĂ©e, s’en tape des vies d’autrui, paraĂ®t surpuissante. Rajoutons Ă  cela Seifer, un mĂ©chant compagnon qui se la pète, qui parait plutĂ´t fort et qui possède deux larbins -toujours utile, et vous obtenez un dĂ©part satisfaisant, ou tout du moins, qui laisse des possibilitĂ©s allĂ©chantes.
Dommage que ça ne suive pas. Ok, comme expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, l’histoire d’amour est plutĂ´t intĂ©ressante. Je ne vais pas dire que c’est la meilleure histoire au monde, ce n’est pas le cas, mais elle est bien ficelĂ©e, bien maĂ®trisĂ©e, et bien amenĂ©e : tout les ingrĂ©dients sont bons, de ce cĂ´tĂ©.
Pour le reste, par contre, et malgrĂ© des personnages intĂ©ressants au premier abord, nous allons rapidement sombrer dans le “wtf ?”

DĂ©jĂ , un premier bĂ©mol avec Seifer qui se fait capturer par Edea. Pourquoi ? On ne sait pas. Et pourquoi Seifer se range Ă  ses cĂ´tĂ©s ? Pour ĂŞtre son “chevalier”, pardi. Quel logique. Mais sinon, des ambitions ? “Non non”, nous rĂ©pond Seifer. “Ah, si. Mon rĂ´le est juste de faire chier Squall”.
Ok, merci, au revoir. Et les 2 larbins ?
“Ah, ben nous, c’est pas pareil… On adule Seifer, alors on le suit, on est obligĂ©s. “
Ah oui ? Et pourquoi Ă  plusieurs reprises, vous doutez de lui, allant jusqu’Ă  l’abandonner ?
“…”
Tiens, Ă©tonnant, on a perdu le contact. Quel dommage, j’Ă©tais certain qu’ils avaient une bonne explication.

Enfin, Seifer, ce n’est que le dĂ©but du naufrage scĂ©naristique, en fait. Parce qu’après ça, Ă©norme rĂ©vĂ©lation : TOUT les personnages, mis Ă  part Linoa, se connaissent de longue date. Quel heureux hasard. MĂŞme la mĂ©chante, Edea, leur gouvernante alors.
A ce moment, un mot, une interrogation traversa mon esprit : “pourquoi ?”. Oui, pourquoi cette fatalitĂ© qui, au final, n’apporte rien Ă  l’histoire ? Il aurait Ă©tĂ© un peu plus profond, je pense, d’avoir des origines diverses et variĂ©es, plutĂ´t que de tout rĂ©unir dans un orphelinat oĂą les gens s’oublient, en plus.

Nous apprenons donc, Ă  cet instant, que la grande mĂ©chante est Ultimecia, une sorcière du futur qui se sert de rĂ©ceptacles pour pouvoir agir sur l’Ă©poque actuelle. Cette version est plausible et recherchĂ©e, j’aime bien. Mais franchement, hein. Juste un peu dommage que pour grand ennemi final, on doit se coltiner un personnage qu’on aura jamais vu, ni entendu (enfin, lu), durant 95% du jeu.

Après cette rĂ©vĂ©lation assez sympathique (trouvais-je), on se retrouve subitement avec des personnages trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès importants, mais dont on n’avait aucune idĂ©e jusqu’Ă  prĂ©sent.
Ellone en premier lieu. Oui, ok, on l’avait vu Ă  divers moment, lors des flashback de Lagune.
Soit dit en passant, ces flash back, bien qu’assez incomprĂ©hensibles, sont agrĂ©ables Ă  jouer : de leur dĂ©paysement, de leur humour, de leurs musiques (les musiques de combats, j’adore).
Bref, de petite fille dont on ne connaĂ®t aucun de ses pouvoirs, on apprend en deux temps trois mouvements, que c’est elle qui nous envoyait ces flash back, qu’elle est recherchĂ©e par la grande mĂ©chante, Ultimecia, et surtout… Qu’elle se trouve dans la BGU. Le monde est petit, dis donc.
Et d’ailleurs, en parlant du monde, c’est un chtit peu du foutage de gueule, non ? 3-4 BGU, 4-5 villes, et vla t’y pas la carte du monde ! En plus de quoi, la très grande majoritĂ© des villes n’ont d’intĂ©rĂŞt qu’une seule fois. Nous sommes Ă  des annĂ©es lumières des 3 mondes du FF4…

Bref, après Ellone, le must : Adel. Subitement, on nous informe qu’un grand mĂ©chant a Ă©tĂ© enfermĂ© il y’a de cela 17 ans parce qu’il terrorisait… Une ville ?! Hein ? MĂŞme pas le monde ? Pas d’ambitions destructrices ? Non non, il Ă©tait le maĂ®tre d’une ville, parce qu’il Ă©tait puissant, voilĂ  tout. Excellente raison pour l’enfermer entre la Terre et la lune, quoi.
Mais pour Adel, sitĂ´t arrivĂ©, sitĂ´t tuĂ© : il ne fera pas bien long feu, Ă©trangement. En mĂŞme temps, au vu de son design et son charisme, il valait mieux…

Bref, beaucoup de cafouillages dans le scĂ©nario, qui en fait, au final, quelque chose d’assez chaotique : pas totalement pourri, pas totalement Ă  jeter, mais ayant de grosses lacunes. Je pense, comme dit, que l’accent a Ă©tĂ© mis sur l’histoire d’amour ; de ce cĂ´tĂ©, c’est rĂ©ussi, mais c’est un peu dommage pour le reste.

Tant que j’en suis dans les dĂ©fauts de FF8, je vais vous citer les autres petits dĂ©fauts, qui, cumulĂ©s, sont bien Ă©nervants : la maniabilitĂ©, d’abord. Globalement, elle est bonne. Mais des fois… Des fois ! Les touches directionnelles donnent une direction diffĂ©rente de ce que le personnage prend. Il n’est pas rare que je suis retournĂ© Ă  l’Ă©cran prĂ©cĂ©dent par manque de clartĂ©. Pas rare que je me suis retrouvĂ© coincĂ© sur un Ă©lĂ©ment du dĂ©cor. J’ai compris le truc, cela dit : en fait, il faut diriger Squall selon sa direction finale : avant d’affronter Adel, il faut monter une petite Ă©chelle, qui se trouve Ă  droite de l’Ă©cran. Pour y accĂ©der.. Il faut appuyer sur bas pendant un moment. Pas logique, et assez Ă©nervant.
Dans le mĂŞme registre, les points de sauvegarde. “pour sauvegarder, aller dans le menu”. Tu valides, tu vas dans le menu. “Sauver” en grisĂ©. Gni ? Et oui, en fait, certains points de sauvegardes ne marchent que sur certaines zones. Rageant, surtout que le 7 ne le faisait pas…
Un peu plus grave : la lenteur du jeu, Ă  certains moments. Pour descendre/monter une Ă©chelle ou un ascenseur, le jeu bloque et nous dĂ©taille les mouvements de chaque personnage, et en plus, pour l’ascenseur, ils attendent que la porte se referme… Certains dialogues aussi sont assez longs, car de vĂ©ritables trou dans le dialogue se font sentir, des silences. Dans le contexte, c’est une bonne idĂ©e et pour peu qu’on soit un minimum impliquĂ©, ce n’est pas trop grave, mais il faut avouer que des fois, c’est un chouĂŻa reloud. Sur ce point, FF9 est bien plus rapide (pour descendre les Ă©chelles notamment : quel bonheur).

A l’opposĂ© de ces petits dĂ©fauts, citons quelques petites qualitĂ©s : le jeu de carte, simple et pourtant gĂ©nial (sauf la règle AlĂ©atoire, quelle plaie). Les musiques sont excellentes, et j’aime particulièrement le thème d’Edea (que je mettrais bien au dessus d’Eyes on me ^^).
Et puis, j’avais pu lire je ne sais plus oĂą que FF8 manquait de mini jeux.
Certes, par rapport Ă  FF7, il y’en a moins, et ils sont centrĂ©s sur des missions, pas vraiment sur de l’amusement. Mais pourtant… Moi, j’ai adorĂ© le jeu du train vers le dĂ©but du jeu. Le combat de la BGU, bien que stressant, Ă©tait aussi amusant. La rĂ©cupĂ©ration de Linoa Ă©tait encore plus stressante, mais plaisante au final.
De bons jeux, quoi, qui arrivent sans problème Ă  jouer leur rĂ´le : dĂ©payser le joueur, et l’amuser. Juste dommage qu’on ne puisse pas y rejouer, mais bon, ça augmenter leur intensitĂ©, au final.

Concernant FF9, le scĂ©nario est mieux ficelĂ©, les personnages sont tous clairement dĂ©finis et n’apparaissent pas n’importe comment, mais par contre, il manque de profondeur, je trouve.
Ben oui : une sorte de vaisseau qui dirige le monde, une conspiration par un de ses hommes, et une reine en quĂŞte de pouvoir qui fait n’importe quoi. Et forcĂ©ment, le conspirateur va finir par devenir LE grand mĂ©chant, et forcĂ©ment seul Djidane et les autres vont le contrer, en tombant amoureux en passant bien Ă©videmment. OriginalitĂ© : 1. Pas zĂ©ro, car il est vrai que, vers la fin, le changement notable du mĂ©chant, qui, Ă  l’origine, voulait devenir plus ou moins le maĂ®tre du monde, en apprenant que lui aussi a une fin de vie prĂ©dĂ©terminĂ©e, va changer ses plans pour vouloir anĂ©antir, en mĂŞme temps que lui, toute la galaxie, rien que ça. A peine pas Ă©gocentriste.

Pour le reste, FF9 ne propose rien de vraiment novateur : le jeu de cartes est le mĂŞme que F8, et, plus gĂ©nĂ©ralement, les mini jeux dĂ©coulent aussi du 8, Ă  savoir, des mini jeux durant le jeu, notamment lors du concours oĂą l’on doit faire le plus de points possibles, concours fort sympathique que j’ai fini par gagner, non mais !

Globalement, je dirais que le scénario est de qualité égale pour FF8 et FF9.
Mais un bon jeu, ce n’est pas uniquement l’histoire, on le sait bien, ni ses personnages. Je veux dire, par exemple, mario bros, son hĂ©ros, Mario, est un ĂŞtre au charisme des plus discutable, et l’histoire… Bah, elle tient en une ligne : sauvez la princesse.
Et pourtant, les jeux mario, encore aujourd’hui, sont idolâtrĂ©s par certaines personnes, grâce notamment Ă … Quoi ? Oui, vous avez trouvĂ© (on va faire comme si) : nous allons nous attaquer au gameplay.

Le principe du jeu en lui-mĂŞme reste identique aux FF : les 2 opus sont des RPG-aventure, avec des combats au tour Ă  tour, et un peu d’exploration sur la carte du monde. De ce point de vue, rien de bien neuf.
Par contre, en creusant un peu, on réalise que FF9 est bien plus classique dans son déroulement, à comprendre : HP, MP, objets, invocations, arme, armure, accessoire.
Le seul cĂ´tĂ© original, c’est que toutes les magies et invocations sont directement liĂ©es Ă  certains objets : il faudra donc rĂ©gulièrement changer d’Ă©quipement pendant un bout de temps si vous dĂ©sirez apprendre des nouveaux sorts, de nouvelles invocations.
L’idĂ©e est sympa, mais je trouve que c’est un peu simpliste. Certes, chaque nouvelle arme liĂ©e Ă  une invocation doit ĂŞtre portĂ©e pendant un lap de temps important pour que la magie ou l’invocation associĂ©e soit apprise dĂ©finitivement, mais ça reste, je trouve, assez lĂ©ger. Et puis, il suffit d’aller dans un endroit qui fournit beaucoup d’expĂ©rience pour rapidement apprendre dĂ©finitivement les magies et les invocations, pour ensuite se concentrer sur des armes, amures et Ă©quipements les plus puissants.

FF8, lui, est plus discutable. Car beaucoup plus original. FF8 surprend, en premier lieu : pas de MP. Pas d’arme, pas d’armure, pas d’accessoire, pas d’invocations. Les magies se volent uniquement, les armes ne font que s’amĂ©liorer, au mieux, et les invocations sont remplacĂ©es par des G-force, une entitĂ© indĂ©pendante des personnages, qui a sa propre Ă©nergie.
MĂŞme si assez dĂ©stabilisant, et mĂŞme si le vol de magie est assez redondant, j’ai bien aimĂ© ce système, au final, parce que, tout en limitant d’Ă©plucher des pages et des pages de statistiques pour savoir quelle arme va mieux avec telle armure, elle laisse malgrĂ© tout, grâce aux associations, un vaste champ d’action pour upgrader ses statistiques. En fait, on peut influencer sur les statistiques du personnage par l’intermĂ©diaire des magies stockĂ©es, et pour avoir le maximum de possibilitĂ©s d’upgrade, il faut savoir gĂ©rer ses G-force et les donner intelligemment, selon leur nature (par exemple, Shiva (glace) et Ifrit (feu) ne sont pas vraiment compatibles).

Un assez grand bĂ©mol, cependant : les G-force qui ont une importance vraiment très Ă©levĂ©e. Étant donnĂ© que les G-force ont leur propre barre de vie, et qu’en plus ils causent de grands dĂ©gâts sur tout les ennemis, il devient rapidement Ă©vident, pour en finir le plus vite possible, d’user et d’abuser des G-force. En effet, en comparaison, en prenant un joueur moyen vers le dĂ©but du jeu, les dĂ©gâts infligĂ©s seront de cet ordre :
- personnage : 100, une seule cible
- magie : 500, une seule cible généralement
- G-force : 2000 voir 3000, tout les ennemis

Le choix est vite fait, n’est-ce pas ? Et comme dit, il faut ajouter que le temps de l’invocation, ce n’est plus le personnage mais bien la G-force qui subit les dĂ©gâts. Dès lors, en plus de s’assurer la survie de son personnage, on s’assure une victoire facile, et c’est un peu dommage.
En parlant des g-force d’ailleurs, il faut noter un fait assez important : dans le prĂ©cĂ©dent opus, FF7, pas mal de joueurs ont râlĂ©s parce qu’on ne pouvait pas zapper la cinĂ©matique d’invocation.
Il est vrai que c’Ă©tait un problème assez important, dans la mesure oĂą, ok, les premières fois, on s’Ă©bahit devant tant de beautĂ© graphique (Ă  l’Ă©poque, je prĂ©cise), et on s’Ă©merveillait devant l’ingĂ©niositĂ© des dĂ©veloppeurs pour lancer des attaques Ă©lĂ©mentaires par l’intermĂ©diaire de leurs crĂ©atures. Mais après, en gros, 10 lancer, on aimerait bien pouvoir zapper. Sauf que ce n’est pas possible.
Et dans FF7, l’invocation ultime, les chevaliers de la table ronde, durait plusieurs minutes ! C’Ă©tait clairement abusĂ©.
FF8, alors ? HĂ©las, on ne peut pas les couper non plus… Les dĂ©veloppeurs n’ont pas Ă©coutĂ© les joueurs ? Si, pourtant. En effet, ils ont inclus dans une bonne partie des G-force, la possibilitĂ© d’updater l’attaque de la bĂŞbĂŞte : en laissant appuyer select et en bourrinant le bouton carrĂ©, il est possible d’augmenter les dĂ©gâts de l’attaque jusqu’Ă  150%. Le dĂ©compte commence Ă  75, Ă  ce que j’ai compris, si vous arrivez en deça de 100, votre attaque sera affaiblie.
Le principe est sympathique, et ça pourrait ĂŞtre une bonne idĂ©e. Sauf que… Elle se contente d’ĂŞtre une idĂ©e sympa, sans plus. Parce que si vous dĂ©sirez vraiment augmenter de manière rĂ©gulière les dĂ©gâts, il faudra faire mieux que Track and field Ă  l’Ă©poque ; en clair, vous bousillez le doigt Ă  force de tapoter de plus en plus vite. Tendinites assurĂ©es. Et tout cela, pour un rĂ©sultat assez mĂ©diocre, dans la mesure oĂą, la plupart du temps, il est n’est pas vraiment nĂ©cessaire d’augmenter les dĂ©gâts… Il aurait mieux valu donner la possibilitĂ© de couper les cinĂ©matiques d’invocation au final.

FF9, par contre, ne permet ni d’augmenter les dĂ©gâts, ni de couper les cinĂ©matiques. DĂ©cevant (encore).

Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©e, les limites. FF8, encore une fois, innove, par rapport aux limites classiques.
Les limites classiques, dont se targue FF7 notamment, se parent d’une barre de limit : chaque coup reçu augmente la jauge (l’augmentation se fait selon la puissance de l’attaque par rapport aux HP), et lorsqu’elle est remplie, la limit arrive.
FF8, ce n’est pas ça. Peu importe le nombre de coups reçus, la seule condition pour avoir une chance de lancer sa limit, c’est d’ĂŞtre dans “le jaune” ; Ă  comprendre, une fois que votre personnage atteint un seuil limite de HP (genre 10%, je ne connais pas le chiffre exact [flemme de chercher]), les limits peuvent se dĂ©clencher, selon un certain pourcentage de chances, qui prend en compte les changements d’Ă©tats, les alliĂ©s morts, les points de vie notamment.
Bon, j’avoue que, d’un point de vue logique, c’est un peu contradictoire : ce serait Ă  moitiĂ© mort qu’on est plus fort ? :D
Mais d’un point de vue stratĂ©gique, c’est sympathique : en effet, mieux vaut-il avoir sa barre de vie bien remplie en ayant aucune chance de lancer sa limite mais en Ă©tant plus ou moins couvert si l’ennemi attaque, ou mieux vaut ĂŞtre Ă  moitiĂ© mort et avoir la possibilitĂ© d’assener des coups mortels ?
Et le pire ! C’est que ce n’est pas tout. FF7, par l’intermĂ©diaire de Tifa ou Cait Sith, proposait, durant la limite, un “jeu” : pour Tifa, une roulette, pour Cait sith, un jeu de dĂ©. Dans les deux cas, il faut bien avouer qu’il Ă©tait un peu rageant de tomber sur des coups Ă  la con, alors qu’il est si difficile d’arriver Ă  la limite.
Mais FF8, en reprenant le concept des limites, a bien pris en compte cet aspect, et l’a renforcĂ© : plusieurs personnages vous donnent la possibilitĂ©, en temps rĂ©el, d’influencer sur leur limite : Squall et Irvine avec des tirs, Zell avec des combinaisons qui peuvent ĂŞtre dĂ©vastatrices, Quirtis en choisissant l’attaque, Selfie aussi (mais sa limite est moisie) ; seule Linoa donne encore une limite alĂ©atoire qui, souvent, ne donne pas ce qu’on veut, mais bon, ce n’est pas trop grave, et puis, certaines de ses limites sont juste surpuissantes (Selenite et je-sais-plus qui donne une dizaine de gros coups).
Et j’avoue, ces limites sont excellentes :)

FF9, par contre, niveau limites… Ça ne s’appelle pas limites d’ailleurs, mais “transe” : on revient Ă  la barre qui se remplit au fil des coups, et lors de l’arrivĂ©e de la transe… On ne sait pas. Non, sĂ©rieusement. Le personnage se transforme, on s’attend donc Ă  quelque chose de grandiose, et en fait… Rien. Il faut tout tester (ou lire sur le net :p) pour comprendre l’amĂ©lioration apportĂ©e.
En plus d’ĂŞtre très alĂ©atoire, la transe apporte vraiment peu au jeu : il est rare qu’on rentre en transe contre un boss, et mĂŞme si c’est le cas, on ne sait pas quoi en fait. Si on tombe en transe face Ă  un ennemi, il sera tellement vite battu que ce n’est pas terrible du tout.

FF8, lui, donne la possibilité de contrôler les limites, et de les lancer que si on le désire vraiment : quoi de plus énervant que de devoir lancer une attaque qui perd 9999 HP à un ennemi qui a même pas 20 HP ?

Encore une victoire de FF8, dirais-je.

En parlant de HP…FF8 innove, encore une fois, par rapport aux niveaux. En effet, il est relativement aisĂ© d’atteindre le niveau 100 Ă©tant donnĂ© qu’Ă  partir du niveau 40 environ, chaque changement de niveau ne requiert que 1000 exp environ.
Bémol 1 : les ennemis ne donnent pas énormément de exp.
BĂ©mol 2 : les ennemis n’ont pas de niveau fixe. Le niveau des ennemis est en relation avec le votre.

D’un cĂ´tĂ©, je comprends les dĂ©veloppeurs. FF7 l’avait aussi fait, mais uniquement pour le boss final, et ils se sont sĂ»rement dit “ce n’est pas bĂŞte, autant le faire pour tout les ennemis pour Ă©viter les abus”. Et cela entravait aussi les otaku quant Ă  leur quĂŞte du niveau 100, qui est donc relativement simple Ă  acquĂ©rir.
Sur le fond, je trouve que c’est une excellente idĂ©e. Ça met un peu de piment et ça ne complique pas vraiment la tâche, les premiers ennemis, arrivĂ© au niveau 100, restent simples Ă  tuer.
Cependant, un petit problème survient : certains ennemis sont vraiment très forts. Non seulement pour les tuer, ça en devient ridicule (on doit enchaĂ®ner les limites ou les g-force, pour un ennemi Ă  la con, qui a plus de 20000 voir 30000 HP), mais en plus, certains arrivent Ă  nous laminer très facilement. Je pense notamment Ă  la plante Ă  la con, Xylomid , qui Ă©tait aussi dans le 7, dans la carcasse de l’avion… Que je la hais. Première attaque : une poudre qui envoie sur tout vos personnages furie, folie, poison, silence, cĂ©citĂ©, sommeil, lenteur : si vous n’ĂŞtes pas immunisĂ©, mieux vaut recommencer directement.
Le dragon rouge est pas mal non plus dans son genre, avec son souffle Ă  la con qui tue systĂ©matiquement TOUT votre groupe : c’est quoi l’intĂ©rĂŞt d’une telle attaque ? Si votre personnage a 6000 HP, il perdra 7000, et si il a 9999… Ben… 9999 dans ta tronche, super.

Bref, les niveaux en relation avec les votre : une idée discutable, mais pas forcément mauvaise.

Passons rapidement au cĂ´tĂ© graphique. Je dis “rapidement”, car il me semble Ă©vident que 10 ans après, avec les technologies actuelles, il est difficile de se prononcer. Je dirais “Ă©galitĂ©” pour ma part, mais Ă  l’Ă©poque, je crois me souvenir que le 9 Ă©tait encensĂ© comme L’aboutissement final de la Psone, donc on va dire que FF9 l’emporte sur ce point, mĂŞme si je trouve personnellement que les personnages sont beaucoup plus jolis dans FF8 que dans le 9, la diffĂ©rence se voyant surtout dans les cinĂ©matiques : Dagga et ses joues gonflĂ©es ne font pas le poids face Ă  Linoa.
Et ne venez pas me dire que Dagga est plus rĂ©aliste car moins fine, que les jeux vidĂ©os (et les films et les animes et tout en fait) vont Ă  l’encontre du fĂ©minisme parce qu’il idĂ©alise la femme et que bla bla bla… Je ne suis pas en train de dire : “c’est mieux quand les filles sont anorexiques”, Linoa ne l’est pas, je dis simplement que Dagga est moche parce que mal modĂ©lisĂ©e, en tout cas, sur les cinĂ©matiques. Enfin, je trouve. Et ce n’est pas que Dagga, en fait, Djidane aussi est pas top top. Je trouve.
Dans tout les cas, 10 ans sont passĂ©s, et comme j’ai moins apprĂ©ciĂ© FF9, mon jugement peut ĂŞtre influencĂ© par cet Ă©tat, c’est bien connu que quand on aime pas quelque chose, on a tendance Ă  lui trouver tout les dĂ©fauts possibles.

Sinon… Que reste t-il Ă  dire ? Ah ouais, la fin, ou plutĂ´t, la finalitĂ© de l’histoire, du scĂ©nario.
Bon… FF9, j’ai pas trop aimĂ©. Le grand mĂ©chant qui pète un câble parce qu’on lui dit qu’il va, comme tout le monde, finir par “mourir”, et qui dĂ©cide, pour terminer en beautĂ©, d’anĂ©antir non pas son ennemi, non pas son crĂ©ateur, non pas sa ville natale, non non… L’univers entier ! Rien que ça. Un peu pathĂ©tique, je trouve, et un peu disproportionnĂ©.
Le reste, ben, rien Ă  signaler : une fois le monde sauvĂ© (que dis-je, l’univers), tout le monde revit sa vie, aucun changement notable.

J’ai, encore une fois, prĂ©fĂ©rĂ© celle de FF8… On va finir par croire que je hais FF9, ce n’est pas forcĂ©ment le cas, mais il reste le FF que j’ai le moins aimĂ©.
Bon, sur la finalitĂ© des mĂ©chants, c’est un ratage complet, il faut l’avouer : Seifer nous combat jusqu’Ă  la fin pour une raison qui semble lui Ă©chapper Ă  lui aussi (je soupçonne de la jalousie vis Ă  vis de Squall voir de l’amour pour Linoa (quand il veut la jeter sur Adel, il hĂ©site longuement jusqu’Ă  ce que Squall arrive ; mais ça reste une raison vraiment pourrie) ; Adel… Il sert Ă  quoi, lui, en fait ?
Et Ultimecia… Ok, elle veut compresser passĂ©, prĂ©sent et futur… Mais pourquoi ? On ne le saura pas… A la fin, elle parle de l’enfance, j’ai alors pensĂ© qu’on aurait LA rĂ©vĂ©lation… Ben non, que dalle.
Et Ultimecia, d’ailleurs, en ennemie, est assez chiante Ă  combattre : 4 formes + une finale, un ptit peu longuet, nan ? MĂŞme au niveau 100, j’ai du recommencer 3 fois (bon ok, au dĂ©but, je n’Ă©tais arrivĂ© que sur sa seconde forme, je ne savais donc pas trop comment aborder ses autres formes. Et j’avais lu que les morts pouvaient pas ĂŞtre ressuscitĂ© : n’importe quoi. Ils disparaissent au bout d’un moment, mais durant ce lap de temps, on peut les ressusciter, ça m’apprendra Ă  lire avant de faire [mais sur certains points, ça m'a aidĂ©, j'avoue] :/).

Mais en dehors des aspirations des mĂ©chants totalement Ă  chier, j’ai bien aimĂ© la fin. La dispersion des personnages dans un espace temps bizarre, ce fut un peu longuet et chiant, mais surtout parce que les personnages ne nous intĂ©resse pas. Bah oui, Selphie, Quisis, Irvine, Zell qui s’interrogent sur ce qu’ils vont faire : on s’en fout, vous n’ĂŞtes que des putains de figurants ! :p
Bref, on arrive Ă  Linoa vite fait, puis Squall. Qui retombe en enfance (enfin…). Il va voir la rencontre entre Edea et Ultimecia. Ok, elle n’apporte rien, et je me demande d’ailleurs pourquoi il est arrivĂ© dans le passĂ©, mais bon.
Ensuite, on arrive au moment crucial, parce que, oui, ils ont sauvĂ© le monde, l’univers, le passĂ©, le prĂ©sent et mĂŞme le futur, mais on s’en fout un peu, en fait, ça a Ă©tĂ© tellement mal menĂ© qu’autant se concentrer sur la partie rĂ©ussie, ce qu’ils font (bien heureusement) : Squall et Linoa.
Et pis, encore une fois, c’est classique mais rondement bien menĂ©. C’est touchant, vraiment. Et puis, les cinĂ©matiques sont vraiment superbes. Sur l’Ă©criture de fin, j’aime bien la mise en scène des personnages, qui filment leurs dĂ©boires. J’ai pas trop compris si Irvine finissait avec Quistis, avec Selphie ou seul dans la salle de bain, mais bon, ce n’est pas trop grave.

Seifer reste pathĂ©tique jusqu’Ă  la fin, il finit pĂŞcheur bredouille, mais, ouf, ses deux esclaves sont toujours la pour lui (pourquoi ? On ne le saura jamais).
On y voit aussi Ellone et Laguna, Ă  nouveau rĂ©unis, plus ou moins heureux…
A ce propos, j’ai pu lire “faut vraiment ĂŞtre aveugle ou dĂ©bile pour pas avoir remarquĂ© que Lagune Ă©tait le père de Squall”.
Merde, je suis aveugle, ou dĂ©bile… Je n’ai vu aucune allusion, et cette rĂ©vĂ©lation m’a beaucoup surprise, parce que je n’ai rĂ©ellement rien vu qui allait dans ce sens.

… Bon, ok, j’ai plus aimĂ© certainement parce que j’ai plus accrochĂ© Ă  FF8 en gĂ©nĂ©ral, et les deux fins doivent se valoir plus ou moins.

Cela dit, pour moi, au vu de cet argumentaire (et du titre), vous l’aurez compris : j’ai prĂ©fĂ©rĂ© FF8 Ă  FF9. Sur quasiment tout les points.
Je le clame haut et fort parce que FF8 me paraĂ®t injustement boudĂ©, surtout parce qu’il augure trop de changements par rapport aux concepts de la saga : c’est vrai, ça dĂ©stabilise un peu, mais d’un autre cĂ´tĂ©, ça apporte de la fraĂ®cheur Ă  la saga. En dĂ©finitive, je ne garderais, en critique, qu’un scĂ©nario mal exploitĂ©, et des personnages n’ayant pas assez de consistance pour la plupart ; on remarquera que l’un va avec les autres, et c’est la faiblesse des personnages qui rend le scĂ©nario si moyen.

FF9, quant Ă  lui, renoue avec les origines, mais sans rien apporter : je le trouve bien fade, rien ne m’a fait s’accrocher Ă  lui.

Pour conclure, je dirais que Linoa s’est hissĂ©e aux cotĂ©s d’Aerith dans mon cĹ“ur, et qu’il me sera difficile de dĂ©partager les deux.
Comment ça, c’est une conclusion Ă  la con ? Bah soyez contents qu’il y’en ait une ; en tout cas, fĂ©licitations et merci de m’avoir lu jusqu’au bout (ces fĂ©licitations et remerciements ne comptent pas si vous avez sautĂ© des paragraphes, et encore mois si vous ĂŞtes directement allĂ©s Ă  la conclusion, vilains).

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