Gunnm | Mes-idées

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Mes créations et points de vue

Adapter un manga en film, c’est assez rare, surement Ă  cause du changement de support difficile Ă  adapter en film. On se rappellera de Dragon Ball ou de City Hunter par exemples. La raison ? L’argent. En effet, un projet de film ne se fait que si le manga cartonne internationalement, et si certains producteurs en entendent parler, ce n’est pas parce qu’ils ont lu l’oeuvre originale, mais bien parce que c’est une licence juteuse. C’est pourquoi le rĂ©sultat est souvent catastrophique, très loin de l’univers d’origine. On prend des acteurs ressemblant Ă  peu près aux personnages d’origine, on leur donne les noms d’origine et ensuite, on prend 2-3 Ă©lĂ©ments du manga et on en fait n’importe quoi. Dans le genre, Dragon ball evolution reste le must, avec un univers n’ayant rien Ă  voir avec le manga, si ce n’est les noms des personnages.

Mais des fois, on a de bonnes surprises. Et pour les 2 films dont je vais parler, c’est le cas.
On commence par Alita Battle angel, tirĂ© du manga Gunnm, un manga pourtant trèèèèès difficile Ă  adapter en film, non seulement parce que très violent, mais aussi et surtout de par son univers sombre, rappelons que ses premières aventures se passent exclusivement non pas dans un ghetto ou dans un taudis, mais dans une dĂ©charge composĂ©e essentiellement de cyborg dans un futur post apocalyptique, vous voyez le genre…

Et pourtant, le film s’en sort très bien. La première critique fut faite sur le design de Gally, enfin, ici Alita, avec des yeux type manga, très grand, pas vraiment raccord avec le reste des acteurs qui sont rĂ©els, ni avec celui du manga ou certes, Gally a un design un peu Ă  part, mais l’auteur a surtout accentuĂ© ses lèvres ; ici on a un rĂ©sultat n’Ă©tant ni rĂ©aliste ni fidèle au manga, encore qu’on reconnait bien Alita, et en rĂ©alitĂ©, on s’habitue vite, ce dĂ©faut n’en Ă©tant pas vraiment un.

Alita battle angel

L’histoire est plutĂ´t fidèle au manga, mais on pourra noter quelques diffĂ©rences, diffĂ©rences bien logique du fait du format rĂ©duit ; il n’est pas possible d’adapter tous les mangas en un seul film Ă  moins d’en faire une version abrĂ©gĂ©e donc fatalement mauvaise. La plupart des endroits et personnages clĂ©s sont très bien retranscrits. Alita est un cyborg rĂ©cupĂ©rĂ©e dans la dĂ©charge par un professeur qui la remet en Ă©tat. Une fois rĂ©veillĂ©e, Alita ne se souvient de rien, elle va donc dĂ©couvrir le nouveau monde qu’elle cĂ´toie, et va rapidement rĂ©aliser que le professeur cache ce qu’il fait la nuit, jusqu’Ă  ce penser qu’il est le mystĂ©rieux tueur dont tout le monde parle…

Le film, bien qu’ayant reçu une bonne critique gĂ©nĂ©rale, et une assez bonne distribution, a subit quelques critiques sĂ©vères, de la part des fans mais aussi des non fans.
Alors, du cĂ´tĂ© des non fans, on pourra admettre que le scĂ©nario, pour un film, n’est pas des plus originaux, il fait dans le classique. Il faudra juste mettre en avant un Ă©lĂ©ment qui fait toute la diffĂ©rence : Gunnm est un manga qui a dĂ©butĂ© en 1990, il y a 30 ans, donc Ă©videmment, d’un point de vue original, bien des litres d’eau ont coulĂ© sous les ponts, cette critique n’en est pas une, car il faut bien considĂ©rĂ© ce film comme une adaptation d’un manga et non pas comme un film Ă  proprement parler.

Et justement, d’un point de vue manga, parlons-en : des fans ont critique cette adaptation par rapport Ă  deux principaux Ă©lĂ©ments : la violence Ă©dulcorĂ©e et le scĂ©nario en lui-mĂŞme.
Je suis navrĂ©, mais je trouve ces arguments particulièrement pauvres. Pas faux, mais très pauvres : c’est un peu du mĂŞme niveau que de dire que le film ne dure pas bien longtemps par rapport aux mangas originaux. Oui mais, c’est bien la tout le souci d’une adaptation sur un autre support : il faut adapter. Impossible de tout retranscrire, ou alors le film durerait 2 fois plus longtemps et ne serait pas plus intĂ©ressant pour autant. Alors oui, quelques Ă©lĂ©ments du scĂ©nario ont Ă©tĂ© modifiĂ©. Et oui, j’avoue, la romance est d’un autre style que dans le manga, et j’avoue que cette romance reboostĂ©e n’est pas vraiment plus palpitante ni mĂŞme plus intense que le manga : ok, sur ce point, c’est un dĂ©faut. Mais les autres points du scĂ©nario sont beaucoup plus digestes et sont bien adaptĂ©s. On pourra regretter que Alita fasse dĂ©jĂ  du roller, mais c’est plutĂ´t bien amenĂ© et ne dĂ©voile pas vraiment la seconde partie du manga, ou très peu.

Alita battle angel

L’autre grande critique de battle angel, c’est… Son manque de violence par rapport au manga original. Alors certes, cela fait parti intĂ©grante du manga et donne son aspect sombre et glauque, supprimer ou modifier ces scènes rendent fatalement le film moins sombre, moins glauque, moins violent. Mais il faut repenser au support. On parle d’un film, les films ont des limites d’âge qui peuvent ĂŞtre très restrictives, comme son interdiction de diffusion dans certains pays. Vouloir adapter le film Ă  un plus large public trahit l’oeuvre originale, c’est un fait, mais cela permet au film de toucher un plus large public tout en Ă©vitant les interdictions trop lourdes. Et pour l’oeuvre, n’est-ce pas un plus ? Le film permettra Ă  un nouveau public de dĂ©couvrir cette oeuvre, et cela permettra peut-ĂŞtre un regain de ventes des mangas, donc c’est un plus.
On pourra parler des adaptations dans le sens plus large. Qu’est-ce qu’une bonne adaptation ? Une adaptation fidèle Ă  100% ? Mais dans ce cas, quel intĂ©rĂŞt de regarder l’adaptation si le manga est identique ? Une autre histoire ? Perso, je trouve meilleur la version anime de FMA, mais c’est loin d’ĂŞtre la règle, Claymore par exemple est bien plus intĂ©ressant en manga. Ou alors on fait comme Alita Angel, avec des Ă©lĂ©ments et un scĂ©nario repris Ă  l’identique mais avec quelques changements plus ou moins lĂ©gers ? Dans tout les cas, il y aura des critiques comme des compliments, mais l’essentiel, c’est qu’on en arrive Ă  des bonnes adaptations, ce qui est clairement le cas ici. Et pour celles et ceux qui sont déçus de ce film, ruez-vous sur les mangas !

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Souvenez vous… Mars 1990… DĂ©buta un manga du nom de Gunnm.
Il racontait les aventures d’une cyborg, Gally, rĂ©cupĂ©rĂ©e dans la dĂ©charge sous Zalem, une ville flottante oĂą seul les Ă©lus peuvent entrer. L’histoire se dĂ©roule dans un monde fictif, et très oppressant, violent : la loi du plus fort y excelle, la police n’existe quasiment pas, et seul quelques chasseurs de primes font rĂ©gner un semblant de loi. Mais contre certains adversaires surpuissants, mangeurs de cerveaux, aucun chasseur de prime ne dĂ©sire s’y frotter… Gally vit aux cĂ´tĂ©s de son sauveur, Ido, une sorte de professeur. Il lui apprend les choses simples de la vie, mais elle rĂ©alisera bien vite que, la nuit, il sort en catimini. Un jour, Ido est lĂ©gèrement blessĂ©. Gally fait immĂ©diatement le lien avec ses activitĂ©s secrètes de la nuit. Le soir mĂŞme, elle va le suivre en douce… Pour dĂ©couvrir son cher Ido traquer une femme !
Pensant d’abord qu’Ido est le traqueur de femmes dont parle tout le monde ces derniers temps, elle va tenter de l’arrĂŞter… Mais en fait, il s’avère qu’Ido est chasseur de prime, et le traqueur de femme est justement cette femme qu’Ido voulait tuer ! A cause de ce quiproco, la femme en profite pour dĂ©sarmer Ido, et nos 2 hĂ©ros sont en mauvaise posture… Quant Ă  coup, Gally, sans en avoir vraiment conscience, rĂ©alise toute une sĂ©ries de pirouettes et anĂ©antit facilement la femme !
Qui est donc Gally ? Quelle est sa force ? C’est quoi Zalem ? Et ce monde ?

Gunnm

Vous vous souvenez alors ? Non ? Moi non plus, Ă  vrai dire. Certaines personnes Ă©taient peut ĂŞtre mĂŞme pas nĂ©es. Moi, j’Ă©tais nĂ©, j’avais 7 ans, et Ă  l’Ă©poque, Ă  part dbz, je ne connaissais absolument rien aux mangas. Plus globalement, Ă  cette Ă©poque, les mangas n’Ă©taient pas du tout dĂ©mocratisĂ©s, et j’imagine que, finalement, peu de lecteurs ont lu Gunnm lors de sa sortie (1995 pour sa traduction chez GlĂ©nat).
Alors, hasard si je me suis procurĂ© l’intĂ©gralitĂ© ? Non. En 1993, est sorti 2 oav tirĂ©s de Gunnm. Il se trouve que j’ai vu ces oav, je dirais, vers les annĂ©es 1995. Alors, Animeka me prĂ©tend que la licence n’a Ă©tĂ© acquise qu’en 2002 en France, mais c’est faux ! Mon frère avait eu ces oav par le biais d’un magazine de jeux vidĂ©os, je crois, ou en tout cas d’un magazine qui proposait ces oav (en vhs par contre, le dvd n’Ă©tait pas dispo, mais dispo depuis), avec les traductions et tout et tout.

L’histoire Ă©tait sensiblement la mĂŞme sur le fond, mais, format des oav oblige, elle a Ă©tĂ© remaniĂ© sur la forme, et au final, bien qu’on trouve les mĂŞmes ennemis du dĂ©but, le dĂ©roulement des choses est grandement changĂ©.
Je ne vais pas vous raconter en dĂ©tail l’histoire, ce serait absurde, je vous invite Ă  les regarder, ils valent le coup, mais globalement, de ma vision d’adolescent de l’Ă©poque, j’avais Ă©tĂ© bluffĂ© Ă  plusieurs niveau : l’animation, que je trouvais grandiose, les scènes d’action Ă©taient autrement plus animĂ©es que les da disney et surtout, surtout, la violence. Oh, loin des clichĂ©s de l’Ă©poque oĂą on braillait que les “japoniaiseries” Ă©taient blindĂ©s de violence gratuite, la, je ne trouvais en rien la violence gratuite. Au contraire, mĂŞme. Elle n’intervenait qu’Ă  des moments prĂ©cis, et ça dĂ©cuplais son effet ! Le truc, c’est que le sĂ©rie ne s’attardait jamais dessus : elle la montrait, pour montrer l’aspect cruel de ce monde, mais on avait pas de gros plan sur les entrailles ou autre. Mais malgrĂ© ça, j’avoue que la scène qui m’a le plus marquĂ©, Ă  l’Ă©poque (j’ai vu les oav qu’une seule fois), entre l’homme Ă©lectrocutĂ© vif ou le gamin dĂ©capitĂ© si rapidement qu’on a rien vu venir, c’Ă©tait… Le chien. DĂ©coupĂ© en morceaux, les entrailles dĂ©goulinantes de partout.
On pourrait croire que c’est en total dĂ©saccord avec ce que je viens d’affirmer plus haut, ben non, la scène dure 2-3 secondes, pas plus, mais elle a de quoi choquer.

“Spoil” ! Me dirons certaines personnes (enfin, faut dĂ©jĂ  qu’il y’en ai qui passent :)). Oui, indĂ©niablement, mais 20 ans après, y’a prescription. Je doute que vous aurez un avis “neuf” sur le sujet.

Donc, près de 15 ans après, je ne sais plus trop Ă  quelle occasion, je me suis souvenu de Gunnm, et je me suis souvenu qu’en dehors de mon traumatisme (relatif), j’avais beaucoup aimĂ© ces oav. Je me suis mis donc en quĂŞte des mangas, et, une fois reçus, me voici Ă  l’assaut de Gally ! Enfin, du monde de Gunnm.

Le manga dispose de 9 tomes, et a Ă©tĂ© Ă©crit par Yukito Kishiro, aux Ă©ditions GlĂ©nat. On sent d’ailleurs le cĂ´tĂ© kitsch puisque le manga a Ă©tĂ© imprimĂ© de façon occidentale, c’est Ă  dire que la lecture se fait de gauche Ă  droite, quelle hĂ©rĂ©sie ! Enfin, pour certains, personnellement, l’un ou l’autre, ça ne me fait rien. Et contrairement Ă  ce que l’on peut croire, la traduction est impeccable : de ce cĂ´tĂ©, il n’y a rien Ă  en redire.

Le manga est un vrai petit bijou, en rĂ©alitĂ© : Gunnm est depuis longtemps considĂ©rĂ© comme un chef d’Ĺ“uvre, et sa rĂ©putation n’est pas usurpĂ©e, bien au contraire : le manga est, premièrement, magnifique, d’un niveau graphique très Ă©levĂ©, sans baisse de rĂ©gime, au contraire mĂŞme, puisque, au fil des tomes, le graphisme a l’air d’ĂŞtre de plus en plus travaillĂ©.
Mais, on le saura, le graphisme seul ne fait pas tout. Gunnm se dote dès le dĂ©part d’une hĂ©roĂŻne très charismatique, Gally. Alors, oui, Gally, au dĂ©but du manga, nous rĂ©vèle rapidement qu’elle a perdu la mĂ©moire. De nos jours, c’est terriblement banal, mais c’Ă©tait vraiment prĂ©curseur dans le domaine. D’autant plus que sa mĂ©moire ne sera en rien un frein Ă  son dĂ©veloppement, au contraire mĂŞme, puisque Gally va rapidement apprendre Ă  diffĂ©rencier le bien et le mal, et c’est ainsi qu’elle deviendra rapidement une “justicière”, du cĂ´tĂ© des chasseurs de primes.
Mais ce cĂ´tĂ© “justice” ne tourne pas dans le sens conventionnel du terme : non seulement parce que sa justice est issue du monde oĂą elle vit, Ă  comprendre, la mort pour les “mĂ©chants” qui sont recherchĂ©s, mais en plus, elle aura affaire Ă  des Ă©tats d’âme et n’hĂ©sitera pas Ă  se mettre Ă  dos les autres chasseurs de primes, ou mĂŞme, toute la ville…

Le scĂ©nario y est ainsi très fouillĂ©, riche, profond, jamais rĂ©pĂ©titif, original, recherchĂ©… C’est lĂ  le vĂ©ritable atout de ce manga, on ne s’y ennuie jamais, on ne peut dĂ©cemment pas s’attendre Ă  la suite ou Ă  la fin du manga, parce que l’auteur sait Ă  tout moment innover.
De plus, contrairement Ă  un shonen classique, de type naruto, bleach ou one piece, bien que Gunnm ne rentre pas spĂ©cialement dans la catĂ©gorie Shonen en fait, Gally n’Ă©volue pas. A comprendre, dans les shonen citĂ©s ci-dessus, le hĂ©ros Ă©volue grâce Ă  un entraĂ®nement dans les règles, ou sur le tas, en rĂ©ussissant Ă  battre des adversaires plus forts qu’eux grâce Ă  une chance incroyable.
Gally, elle, dotĂ© d’un corps de cyborg, ne peut pas Ă©voluer. Elle se fait donc souvent dĂ©truire, et son Ă©volution n’est due qu’Ă  des corps reconstruits, plus puissants, ainsi qu’Ă  un automatisme qui est due Ă  son ancienne personnalitĂ©.
Le fonctionnement du manga en lui même est vraiment original et précurseur en tout.

De plus, comme indiquĂ© pour les oav, le monde de Gunnm est très violent, certes, mais, en mĂŞme temps, il y règne un train train quotidien, des gens simples, des vies banales, qui tentent de s’Ă©loigner de la violence latente. Et c’est ainsi que tout l’univers de Gunnm en devient plus humain, malgrĂ© sa dĂ©charge, malgrĂ© ses cyborgs, et surtout, malgrĂ© son mystère sur Zalem.

Zalem, parlons en ! Tout au long du manga, on nous la prĂ©sente comme une citĂ© utopique oĂą règne le bonheur et oĂą la vie s’y dĂ©roule sans souci. Pendant 8 tomes, on ne saura rien de Zalem. Quelques brides d’informations tout au plus, mais rien d’assez consistant pour qu’on puisse deviner ce que Zalem est.
Pareil sur l’ancienne personnalitĂ© de Gally. Pendant 8 tomes, Ă  part quelques brides d’informations, on n’en sait pas plus. J’avoue qu’arrivĂ© Ă  ce moment, je pensais que l’auteur allait laisser ces 2 mystères tel quel, et tant pis pour nous.
Et je me suis trompĂ©. Le tome 9, le dernier, nous explique tout. J’en arrive donc tout naturellement au seul rĂ©el (petit) dĂ©faut de cette sĂ©rie : la fin. Non, elle n’est pas bâclĂ©e, non, elle n’est pas du tout mauvaise, au contraire, j’ai beaucoup aimĂ©, mais… Comment dire ? Elle est amenĂ©e abruptement. VoilĂ . Les choses s’accĂ©lèrent brusquement Ă  la fin, et c’est un peu dommage.

Attention, je spoil dans ce paragraphe, sautez le si vous ne désirez pas savoir la finalité du manga.
Ainsi, le professeur Nova, le grand “mĂ©chant” de la sĂ©rie, va rapidement revenir d’outre tombe, d’une façon assez grotesque (allez hop que je me colle la tĂŞte dans mon estomac. N’empĂŞche que certains mangas l’ont repris par la suite, Claymore (encore que rien n’est moins sur), Higanjima (un manga bien pourri soit dit en passant)) ; Gally devient encore plus puissante, la plus puissante au monde, la plus rapide aussi, d’un seul coup, juste avant, on apprend ainsi le passĂ© de Gally, enfin, Yoko : elle Ă©tait mercenaire et combattait pour Mars. Mais lĂ  aussi, c’est plutĂ´t survolĂ©, et son passĂ©, finalement, nous aura Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© qu’Ă  deux moments du manga : l’un pour nous apprendre son entraĂ®nement, l’autre pour nous dire qu’elle Ă©tait nationaliste (enfin, mondialiste vu qu’elle vient de mars !) : en clair, c’est une mercenaire qui n’a aucun but dans sa vie Ă  part le combat. Un peu dĂ©cevant, mais bon, ça reste crĂ©dible au vu de ses exploits Ă  travers l’histoire. Et pour conclure en beautĂ©, on nous apprend la vĂ©ritĂ© sur Zalem ! Comment ? En nous y mettant au cĹ“ur de la citĂ© ! Et forcĂ©ment, Gally va rapidement ĂŞtre tentĂ©e de mettre le zouc dans la citĂ© “idĂ©ale”, oĂą le centre culturel le plus important (et le seul qu’on nous montrera :/) est une machine Ă  suicides.
On va donc apprendre le pourquoi du comment de Zalem, et tout de suite après, son effondrement… C’est beaucoup trop rapide ! Et ça en devient limite poussif. Surtout qu’Ă  ce moment, forcĂ©ment, Nova aura la solution, et forcĂ©ment, la sauveuse du monde (enfin, pas tout Ă  fait j’admets, ce n’est “que” la sauveuse de Zalem et de la dĂ©charge), ce sera Gally, qui se sacrifiera limite avec joie.
Et en guise d’Ă©pilogue, des annĂ©es plus tard, on retrouve la petite Koyomi, devenue journaliste, qui va retrouver le grand amouuuur de Gally, ainsi que le professeur Nova, devenu fou. A ce moment cela dit, sa crĂ©dibilitĂ© en aura dĂ©jĂ  pris un grand coup, et vers la fin du tome, de professeur gĂ©nial dĂ©moniaque, il passera au tarĂ© psychopathe qui n’a d’autre fonction que de prĂ©senter “la” grande vĂ©ritĂ© de Zalem, Ă  travers son cerveau qui, pour l’occasion, n’aura plus besoin d’ĂŞtre charcutĂ© puisqu’il y’aura mis une extension qui peut le prĂ©senter Ă  tout moment. Assez grotesque hĂ©las.
Bref, l’Ă©pilogue sera des retrouvailles en bonne et due formes avec une Gally prĂ©sentĂ©e comme une fleur.

Je fus donc un chouĂŻa déçu de cette fin, non pas par son contenu, mais par la rapiditĂ© d’exĂ©cution et certains pans de l’histoire qui, Ă  dĂ©faut d’ĂŞtre vraiment crĂ©dibles, donnent l’impression d’avoir Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre pour finir la saga au plus vite.

Mais comme dit dans le paragraphe prĂ©cĂ©dent, ce n’est pas une mauvaise fin. Et globalement, Ă  travers 9 tomes d’anthologie, la saga est tout le long gĂ©niale. Plein de domaines abordĂ©s, de questions, de personnages, de situations compliquĂ©es… Gunnm arrive Ă  se renouveler Ă  tout moment. Gunnm est beau. Gunnm est prenant. Gunnm est envoutant. Gunnm est l’un des meilleurs mangas que j’ai lu, tout simplement. 20 ans après, ce manga vaut toujours le coup : je ne saurais que vous le conseiller pour redĂ©couvrir une rĂ©volution qui aura rĂ©aliser une grande avancĂ©e dans le monde du manga, et dans le monde de l’Ă©dition française :)

Gunnm

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