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N’hĂ©sitez pas Ă  nous dire quel est votre personnage prĂ©fĂ©rĂ© dans cette excellente saga ^_^

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Le sanglot des cigales R : Higurashi

Ca y’est, tomes 5 & 6, terminĂ©s !

J’ai pris un peu de retard Ă  les acheter et Ă  les faire, mais, cette fois, ça y’est : Le sanglot des cigales : R est terminĂ©.

Et bon, comme d’habitude : ce fut très bon. Oh, toujours quelques petites fautes qui parsèment les textes, mais, jamais rien de bien grave, d’autant plus qu’elles seront sĂ»rement corrigĂ©es au fur et Ă  mesure des patchs, disponibles gĂ©nĂ©ralement sur le site officiel français.
D’abord, je reprends le rĂ©capitulatif, un peu plus dĂ©taillĂ© cette fois, des chapitres sortis : il ne reste plus qu’un cd, soit 2 chapitres, qui paraitrz certainement l’annĂ©e prochaine.

Tomes 1 et 2 :
a) Enlevés par les démons
–> Histoire dans la peau de Keiichi
b) La purification du coton
–> Histoire dans la peau de Keiichi, dans une autre version

Tomes 3 et 4 (à noter que ce dvd contient en réalité les tomes 1 à 4 !) :
c) Malédiction meurtrière
–> Histoire de Satoko
d) Pour tuer le temps
–> PassĂ© de Rika

Tomes 5 et 6 :
a) La détective
–> Histoire de Shion
b) Le purgatoire
–> Histoire de Rena

Première chose importante Ă  savoir : il y’a de nouveaux personnages !

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Et en plus, enfin, après une attente insoutenable, alors que ce fut le personnage principal des 3 premiers chapitres… Keiichi est enfin dessinĂ© !

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Mais, du coup, ce n’est plus lui le hĂ©ros ! Et oui ! Car, comme indiquĂ© dans le prĂ©cĂ©dent tome, Ă  partir du tome 5, Higurashi va commencer, tout doucement, Ă  nous rĂ©vĂ©ler les dessous de l’histoire…
Et, pour ce faire, quoi de mieux d’avoir des points de vue diffĂ©rents ? On commencera donc par un personnage plutĂ´t secondaire, Shion, la soeur jumelle de Mion, qui ne vit mĂŞme pas Ă  Hinamizawa

Shion - Higurashi

A bien y rĂ©flĂ©chir, je pense que Shion est mon personnage prĂ©fĂ©rĂ©… Mais, peu importe. En rĂ©alitĂ©, cette histoire est l’envers du dĂ©cors de “La purification du coton”, souvenez vous… Mion, la chef de famille, qui pète les plombs et va enlever voir tuer plusieurs personnes, dont Rika, Satsoko et Shion… Mais comment en est-elle arrivĂ©e lĂ  ?
La solution va très certainement vous surprendre, mais je ne vous en dirais pas plus, évidemment.
De grosses surprises, un plaisir de lire extrĂŞme, et puis, comme d’habitude, des scènes insoutenables ! Et Ă  ce propos, je ne me lasse pas de certains thèmes, genre Shukusai, qui, quand ils arrivent, vous feront ressentir des frissons d’excitation ou de peur - un vrai bonheur :

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Bref, des rĂ©vĂ©lations sur le premier chapitre, qui deviendra, d’un coup, nettement plus clair. Un petit rĂ©gal, surtout que l’ion est accompagnĂ© de la dĂ©licieuse Shion, enfin, dĂ©licieuse… Ça dĂ©pend, on va dire :o)

L’autre chapitre, c’est”le purgatoire”. Une nouvelle histoire, encore une fois, qui nous met cette fois-ci dans la peau de Rena, enfin, Reina. Ou plutĂ´t : qui nous met Ă  moitiĂ© dans la peau de Rena, puisqu’on aura aussi droit Ă  un point de vue de Keiichi, afin de complĂ©ter la comprĂ©hension de l’histoire.
Cette histoire est particulièrement intĂ©ressante pour plusieurs raisons : c’est une nouvelle histoire, on a enfin le droit de savoir le passĂ© de Rena, cette fille qui sera mystĂ©rieuse durant tout les autres chapitres, il y’a de nouveaux personnages, mais, surtout, niveau thĂ©ories au “pourquoi ?”, il y’a largement de quoi faire, en fait, tout et n’importe quoi vous sera donnĂ©, et vous embrouillera plus que jamais.

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Car, eh non ! La véritable solution ne sera pas donnée, il faudra attendre le volume suivant, le dernier.
Alors, comme indiquĂ©, oui, il y’a de nombreuses rĂ©ponses Ă  certains questions, mais, non, le coeur du mystère ne sera pas dĂ©voilĂ© ; j’aurai mĂŞme tendance Ă  dire “au contraire”, puisque de nouvelles questions vous seront posĂ©es, surtout Ă  propos d’un des personnages du jeu, qui deviendra le mystère n°1 (ou 2).

Et en parlant de ça, cette fois, j’y ai pensĂ© ! Oui, j’ai enfin comptĂ©, Ă  la minute près, le nombre d’heures que m’aura pris ce chapitre (le purgatoire, donc). Roulements de tambours…. 9h20 !
Et oui, 9h20 de lecture assidue, pour un seul chapitre. Alors, non, tout les chapitres ne se valent pas niveau temps, et je dirais que celui-ci est dans la moyenne : certains sont plus courts, mais d’autres sont plus longs.
Mais ça rejoint l’estimation que j’avais faite lors du premier volume, soit, une dizaine-vingtaine d’heures de lecture pour chaque cd, ce qui est plutĂ´t honorable niveau durĂ©e de vie :-)
Bref, tout ça pour vous dire que vous en aurez pour votre temps, votre argent et votre plaisir. Le sanglot des cigales, c’est bien ! Prenez le, acheter le, dĂ©vorez le jusqu’Ă  la lie, ça en vaut largement la chandelle.

Ah oui, j’ai failli oublier : une petite dĂ©ception, dans ce volume, qui ne contient ni de mini-jeu, ni de rĂ©union des protagonistes Ă  la fin. Alors, pour les minis-jeux, ce n’est pas trop grave, ils Ă©taient très dispensables et faisaient plus offices d’amusement de 2-3 minutes, mais pour la rĂ©union des personnages, c’est un peu dommage… Mais mĂŞme sans cela, les chapitres en eux-mĂŞmes suffiront Ă  vous remuer les mĂ©ninges, ce n’est pas trop grave, juste dommage.

On se donne rendez vous donc pour l’annĂ©e prochaine environ, pour le dernier chapitre, qui, enfin, nous dĂ©voilera tout les mystères d’Higurashi. Et vous, qu’en pensez vous ? D’oĂą vient tout ces Ă©vènements ? MalĂ©diction, organisation, hasard, ou surnaturel ? Ou alors… Allez, images!

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

Le sanglot des cigales R : Higurashi

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Oui, je sais, j’avais dĂ©jĂ  poster un sujet ici, mais il ne concernait que la sortie de l’Ĺ“uvre, pas son contenu.

Oui, je sais aussi que c’est le 4ème sujet que je post sur Higurashi, après la comparaison avec Umineko, le dĂ©tail des tomes 1 et 2 puis l’annonce de la sortie des tomes 3 et 4.
Je vous le dit tout de suite : il y’aura encore au moins 2 autres sujets, si ce n’est 4 (pour le dĂ©tail des 2 derniers volets, tomes 5 & 6 et tomes 7 & 8, et Ă©ventuellement l’annonce de leur sortie).

Je pense qu’il me faut commencer par un rĂ©capitulatif du dĂ©tail des tomes :
Tomes 1 et 2 :
a) Enlevés par les démons
b) La purification du coton

Tomes 3 et 4 (à noter que ce dvd contient en réalité les tomes 1 à 4 !) :
c) Malédiction meurtrière
d) Pour tuer le temps

Pour commencer, je dirais que je suis vraiment déçu. Mais vraiment. Autant Ă  la lecture des tomes 1 et 2, ça allait, mais la… Je parle du fait d’avoir vu l’anime avant d’avoir lu le visual novel… Parce que, autant dans les tomes 1 et 2, l’histoire Ă©tait quasiment la mĂŞme dans l’anime que dans le visual novel, autant les tomes 3 et 4 sont justes 10 fois plus explicatifs et immersifs… Je n’ose mĂŞme pas imaginer les 2 prochains tomes, les rĂ©ponses, comment elles seront plus fouillĂ©es ><
Car oui, je ne sais pas si je vous l’avais dit, mais sur les 8 chapitres, la moitiĂ©, donc 4, donc les deux dvds disponibles actuellement, posent les problèmes, selon plusieurs points de vue, qui donnent chacun d’entre eux de prĂ©cieux indices qui peuvent vous faire rĂ©soudre le grand mystère auquel fait face Hinamizawa. Les 4 suivants vont rĂ©soudre toutes les interrogations. Le principal intĂ©rĂŞt de la sĂ©rie, c’est d’essayer de comprendre ce qui se trame rĂ©ellement dans cette ville. Le souci, c’est qu’honnĂŞtement, il Ă©tait quasiment impossible de trouver la cause des problèmes dans l’anime, enfin je pense. Or, lĂ , avec moult dĂ©tails autrement plus croustillants, je pense qu’il est plus aisĂ© de trouver la solution, ou tout du moins d’avoir de sĂ©rieuses pistes.
Je dis cela parce que je connais la fin, j’avoue, et je sais bien que, sur le visuel novel, seul 1% des gens ont pu rĂ©soudre l’Ă©nigme, c’est dire la difficultĂ© de l’affaire :-)

Revenons en Ă  nos moutons. Que vaut ce tome 3 & 4 ? En dehors du fait qu’il contient en rĂ©alitĂ© les 4 chapitres, ce qui est plutĂ´t intĂ©ressant d’un point de vue financier, il y’a pas mal de choses Ă  dire par rapport au premier opus. Ne vous mĂ©prenez pas, le fonctionnement y est totalement similaire, Ă  savoir, du texte, du texte et encore du texte, agrĂ©mentĂ© de musiques et de dessins, lĂ  n’est pas la nouveautĂ©.
Non, en fait, il faut noter l’apparition de nouveaux personnages, autant en dessin (la prof par exemple est dĂ©jĂ  prĂ©sente dans le tome 1 et 2 mais n’est pas dessinĂ©e) qu’en nouveaux personnages Ă  proprement parler. En plus de cela, de nouveaux dĂ©cors, et de nouvelles musiques, qui raviront votre appareil auditif, encore une fois.
Les nombreux bonus sont encore prĂ©sents, et bien d’autres vous attendront :)
A ce sujet, je me permets d’Ă©mettre une critique sur le bien fondĂ© des jeux bonus. Autant le premier jeu, avec Rena qui fout des tartes, Ă©tait bien dans le contexte du reste de l’Ĺ“uvre (mais n’avait qu’un petit intĂ©rĂŞt, il faut bien l’avouer), autant le reste part un peu dans le n’importe quoi, en plus d’ĂŞtre inutile. Certes, un grand cĂ´tĂ© fan service se fait ressentir, et c’est de voir Ă  tout va Rika en neko ou Shii en tenue de maid, mais honnĂŞtement, les jeux n’ont vraiment pas d’intĂ©rĂŞt. En fait, j’y ai jouĂ© Ă  tous uniquement pour voir ce que c’Ă©tait, mais je n’ai jamais rejouĂ© Ă  un seul jeu. Et je ne parle mĂŞme pas du fait qu’aucune explication sur le fonctionnement du jeu n’est donnĂ©e, gĂ©nĂ©ralement.
En fait, plus gĂ©nĂ©ralement, les bonus, bien que donnant un intĂ©rĂŞt supplĂ©mentaire Ă  l’Ĺ“uvre, la dĂ©nature un peu, je trouve. Les scènes de fin (quand tout les personnages se rĂ©unissent en dehors du “tournage”) restent sympathiques Ă  lire, mais il n’y a plus vraiment de thĂ©ories mises en avant.
Par contre, si vous arrivez Ă  la fin du 4ème tome, une jolie surprise vous attend : toutes les musiques du jeu disponibles Ă  l’Ă©coute :o Et ça, c’est bien :)

Revenons en au principal, si vous le voulez bien (vous n’avez guère le choix, en fait) : les tomes 3 et 4. Bien sĂ»r, je ne peux pas vraiment donner de dĂ©tail au risque de spoiler et de tuer l’intrigue, mais je peux vous parler globalement de la chose.
Le chapitre 3 est dĂ©tonnant. Pour celles et ceux qui ont vu l’anime, le chapitre se rĂ©fère Ă  Satoko. Il est dĂ©tonnant pour plusieurs raisons. D’abord, sa longueur. Je vous avais parlĂ© de 6 heures environ pour les chapitres prĂ©cĂ©dent ? Comptez en 8-10 pour le tome 3 !
Le chapitre n’est pas seulement long, il est intĂ©ressant sur bien des points, et ce, mĂŞme si vous avez vu l’anime. La relation de Keiichi-Satoko y est bien plus intense, profonde et riche que dans l’anime, et le cĂ´tĂ© horreur y est non seulement bien plus travaillĂ©, long, riche, mais aussi et surtout, mettra mal Ă  l’aise bien des personnes. La fin de cet arc est tout bonnement abominable, autant dans le sens dĂ©rangeant que monstrueux, mais je n’en dirais pas plus.

Le tome 4, lui par contre, fait environ 6 heures, je dirais… Dommage qu’il n’y ait pas indiquĂ© le temps passĂ© Ă  la lecture :/ Moi je me base sur un chapitre par jour environ, un chapitre faisant, environ lĂ  aussi, 30 minutes tout de mĂŞme. Mais j’avoue, sur la fin, j’en lisais plusieurs Ă  la suite :o)
Celles et ceux qui osaient me parler de prix Ă©levĂ©, ne peuvent plus rien dire : 20€ pour entre 30 et 40 heures de lecture, sans parler des bonus, et sans parler des Ă©ventuelles thĂ©ories que l’on peut mettre en place, je doute que grand monde puissent se plaindre.
Le tome 4, donc, est nommĂ© comme “interlude”. Au dĂ©part, j’avoue avoir eu un peu peur de cette appellation, pensant Ă  un pseudo chapitre HS qui n’ait rien Ă  voir avec la sĂ©rie, mais je me trompais lourdement. Pour celles et ceux qui ont vu l’anime, ce chapitre correspond tout simplement Ă  l’agent spĂ©cial, qui s’est rendu Ă  Hinazawa avant le commencement des meurtres…
Sauf que lĂ , exit les Ă©pisodes vite torchĂ© de l’anime : on a affaire Ă  une vĂ©ritable histoire, avec la petite Rika (miiiiii) mise en avant, et tout un pan de l’histoire rĂ©vĂ©lĂ©, ne laissant aucun doute sur un aspect bien sombre de l’histoire du village. LĂ  encore, je n’en dirais pas plus :o)

Plus globalement, par rapport Ă  l’anime (dĂ©solĂ© de revenir Ă  chaque fois lĂ  dessus, mais j’avais d’abord vu l’anime, et comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, difficile de parler du Sanglot des cigales sans spoiler), le visual novel est bien plus fouillĂ©, bien plus immersif. Je m’y attendais cela dit, c’est souvent le cas, mĂŞme lors de retranscription manga/anime, mais je ne m’attendais pas Ă  ce point. Et il est clair que ces chapitres 3 et 4 nous mettent une bien bonne tarte dans la poire.
Avec bien sĂ»r, des pans de l’histoire qui ne sont pas inclus dans l’anime, mais aussi des rĂ´les relativement diffĂ©rent pour quelques des personnages rencontrĂ©s. Par exemple, Irie, très peu prĂ©sent dans l’anime au dĂ©part, par exemple (mais je n’en dirais pas plus, encore une fois).

VoilĂ  voilĂ , donc au final, vous aurez compris que j’ai adorĂ©. Je remercie vraiment le crĂ©ateur (RyĂ»kishi 07, il garde un pseudo pour ne pas ĂŞtre trop connu) de la sĂ©rie et le traducteur (pbsaffran, lui on peut trouver son nom si jamais vous avez Ă  traduire quelque chose :p), qui continue de se dĂ©mener pour finir la traduction :)
Petite parenthèse pour parler de la traduction, justement. Eh bien, Ă  vue de nez, Ă  la hauteur des 2 premiers chapitres : excellent. Il reste 3-4 fautes que j’ai pu dĂ©celer, mais il me semble qu’il y’en a moins que dans le premier opus.
Petit bĂ©mol (rien de très grave cela dit) : j’ai trouvĂ© que les tome 3 Ă©tait assez “agressif” au niveau du langage, un peu trop de “gros mots”, un peu de variation aurait Ă©tĂ© bienvenue. Cela dit, vu le contexte, c’est un peu “normal”, et ça ne dure pas très longtemps, donc ce n’est qu’un dĂ©faut mineur en vu du reste qui a Ă©tĂ© accompli, mais je me devais de le signaler. Pas que je sois sensible sur le sujet, mais je trouve que ça ne correspond pas trop Ă  l’Ĺ“uvre, ça rend le passage un peu style “racaille” (”bâtard” notamment).
On me dira “oui mais Keiichi est jeune, c’est pour coller Ă  son âge”, oui, enfin, ne confondons pas “jeune” et “racaille”, je connais bien des jeunes qui ne traitent pas Ă  tout va ^^
Mais je me rĂ©pète : ce n’est pas long dans tout les cas, je fais juste mon chiant sur ce point prĂ©cis, mais la traduction est nickel le reste du temps, fouillĂ©e et tout et tout.

Cette Ĺ“uvre est tout bonnement gĂ©niale, que ce soit l’anime, mais bien plus le visual novel, innovant, original, attachant, le nombre de qualitatifs pour encenser Higurashi est long, mais il est clair que c’est une vĂ©ritable bouffĂ©e d’oxygène par rapport au nombre incalculable de sĂ©ries/mangas/Ĺ“uvres basĂ©s sur le mĂŞme modèle, le mĂŞme scĂ©nario, la mĂŞme intrigue. Ainsi, bon nombre de visual novel sont des vulgaires pseudos simulations de rencontres et autres Ĺ“uvres Ă  tendance Ă©rotique (si ce n’est pas carrĂ©ment pornographique) ; Le sanglot des cigales explose les prĂ©jugĂ©s Ă  l’encontre de ce support, en nous proposant un scĂ©nario bien plus novateur et complexe que bon nombre de films blockbusters, ou le seul intĂ©rĂŞt est de proposer le plus d’action possible, d’explosion, de cascades, et d’amour.
Ici, non seulement il n’y a pas vraiment d’action, pas vraiment d’amour, mais il y’a ce que refuse de montrer bien des Ĺ“uvres, par peur de choquer, pour avoir une audience (et des $) toujours plus large ; Higurashi, ce n’est pas ça. Il ose entrer de plein grĂ© dans le mystère, dans l’horreur, et tant pis pour les âmes sensibles.
Rien n’est gratuit, tout s’explique, et c’est surtout lĂ  la grande force d’Higurashi.

Je vous rappelle le site officiel du visual novel français : http://www.hinamizawa.fr/
Et sur ce, je finis par une petite salve d’images ; j’essaye de mettre le moins de texte pour ne rien gâcher :)

J’aime bien quand ils vannent Satoko :x
Le sanglot des cigales

Satoko et Rika
Le sanglot des cigales

Rika ressemble vraiment Ă  un chaton des fois :x
Le sanglot des cigales - Miaou

Un mafieux ? Nan nan ^^
Le sanglot des cigales

La prof, enfin visible ! Oui, elle ressemble fortement Ă  un personnage de Tsukihime :x
Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Shion a de grands atouts…
Le sanglot des cigales - Shion

o_O
Le sanglot des cigales

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Le voici le voilĂ , tout chaud tout cacao, le second opus de Le sanglot des cigales, alias Higurashi !
ce second opus contient les chapitres 1 Ă  4, et puis… Oh, si vous voulez savoir, zallez qu’Ă  voir sur la fiche produit, tout y est expliquĂ© !

Quant Ă  moi, je l’ai dĂ©butĂ©, j’ai lu un chapitre, et je compte bien en faire un avis lorsque je l’aurais fini.

Popularity: 17% [?]

Ça c’est du titre.
Oui, je vais vous parler de ces 2 Ĺ“uvres pour m’attirer un max de visiteurs parce que j’estime que les 2 mĂ©ritent un billet. Et je pensais dĂ©jĂ  en avoir fait pour Le Sanglot des cigales en fait. (edit : en fait, j’en avais bel et bien dĂ©jĂ  fait un ici mais il parle plus de l’anime donc on va faire comme si de rien n’Ă©tait)

Je vais donc commencer par le sanglot des cigales. HonnĂŞtement, je commence Ă  ne plus avoir d’idĂ©es, j’ai Ă©cris tellement de messages sur diffĂ©rents forums, mails et blog dessus… Bref.
Le sanglot des cigales est la traduction de Higurashi no Naku Koro ni. J’imagine que beaucoup de personnes connaissent ; c’est un anime sorti en 2006, qui a eu une saison 2 et mĂŞme des oav, mais pas grâce au succès, plutĂ´t pour clore la sĂ©rie toute entière.
En fait, Higurashi a Ă©tĂ© adaptĂ© d’un visual novel. Un visual novel, c’est une sorte de livre animĂ©, Ă  lire sur son pc. Tu lis le texte selon ton rythme, il est agrĂ©mentĂ© de fonds fixes ainsi que des personnages, pas forcĂ©ment super beau, mais le plus important Ă©tant leurs rĂ©actions, et tu as mĂŞme droit Ă  des musiques selon l’ambiance.

Pourquoi un visual novel ? Il faut savoir que l’auteur a dĂ©butĂ© la sĂ©rie en mĂŞme temps qu’un “vrai” travail, il Ă©tait seul, n’avait ni trop de temps ni trop de moyens, et, au Japon, un des meilleurs support Ă  ce moment reste le visual novel : inutile d’ĂŞtre pro ni d’ĂŞtre riche.
Et au fil des annĂ©es (2 chapitres par an), le succès fut grandissant… A tel point que l’anime est arrivĂ© et que l’auteur a quittĂ© son prĂ©cĂ©dent emploi.
Et un homme courageux, pbsaffran (c’est son pseudo hein), a entrepris de tout traduire tout seul. Mieux : il a Ă©tĂ© jusqu’Ă  demander toutes les autorisations prĂ©alables pour diffuser tout cela lĂ©galement. Car la plupart des projets de ce type sont faits par une team qui va par la suite diffuser son travail via internet ; lĂ , ce n’est pas le cas et il existe un produit concret.
Et voilĂ  Le Sanglot des cigales.

Comme pour l’Ĺ“uvre originale, il y’aura 4 dvds, chaque dvds contenant 2 chapitres. Le 1er tome est sorti fin novembre Ă  l’occasion d’une convention, et a Ă©tĂ© depuis repris dans quelques magasins (dont Tout d’Asie, bah oui, je prĂŞche pour ma paroisse hein). Le second devrait sortir cette annĂ©e (noter l’utilisation judicieuse du conditionnel).

Personnellement, je l’ai pris pour 2 raisons, Ă  la base : de une, j’ai adorĂ© la sĂ©rie et quelque chose qui la complète m’est bienvenue ; de deux, je voulais contribuer Ă  ce genre d’initiative, trop rares en France hĂ©las.
Mais une troisième composante arriva bien vite. En effet, je me suis rapidement fait happĂ© dans l’histoire, Ă  nouveau. Car oui, j’avais tout vu au niveau anime d’Higurashi, je connais donc la fin, la solution, les mystères, les personnages, tout quoi.
Mais malgrĂ© ça, en moins de 5 minutes, me revoici dans l’univers impitoyable d’Hinamizawa…
Je ne vais pas encore une fois dĂ©voiler l’histoire ici, ou du moins, pas en dĂ©tail.
En gros, vous prenez la place de Keiichi, un élève de collège banal, qui vient de déménager à Hinamizawa, petite ville pittoresque du Japon.
L’intĂ©gration, malgrĂ© du fait qu’il vienne de Tokyo, est rapide, et se lie d’amitiĂ© avec 4 copines : Rena, Mion, Rika et Satoko. Ils n’ont pas le mĂŞme âge puisque l’Ă©cole ne possède qu’une seule classe, mais leur complicitĂ© est Ă©norme.
Pendant près d’un mois, tout se passe sans aucune embuche. Mais un jour, au cours d’une conversation, Keiichi apprend qu’une tragĂ©die s’est dĂ©roulĂ©e dans le village : un meurtre par dĂ©membrement. Curieux, il voudra en apprendre plus, mais rĂ©alisera bien vite que mĂŞme ses meilleures copines ne veulent rien dire sur le sujet, ou ne peuvent rien dire….

Je vous rassure, le visual novel a la mĂŞme histoire que l’anime. C’est mĂŞme l’inverse :)
En fait, je suis littĂ©ralement tombĂ© sous le charme de ce vn (abrĂ©gĂ©e de visual novel, suivez un peu !). L’ambiance, malgrĂ© l’handicape de ne pas y’avoir d’animation, est au moins aussi poussĂ©e que dans l’anime, si ce n’est plus. Les musiques, bien qu’il n’y ait rien de chantĂ©, sont tout aussi captivantes que l’anime, voir meilleures, la sĂ©rie en est d’autant plus profonde et certaines parties du vn ne sont pas prĂ©sentes dans l’anime, nous immergeant d’autant plus dans la lecture.
En clair : fans de Higurashi, foncez. MĂŞme si vous n’ĂŞtes pas forcĂ©ment fan de la première heure, je vous assure que vous vous laisserez porter dans l’ambiance, le vn Ă©tant supĂ©rieur Ă  l’anime (ca y’est, je l’ai dit… Mais l’anime reste malgrĂ© tout excellent).
Et pour les personnes qui n’ont pas vu l’anime : laissez vous tenter par le visual novel. Et combien d’heures de “jeu”, allez vous me demandez ?
HonnĂŞtement, je pensais 5-10 heures Ă  tout casser. Comptez plutĂ´t 15-20 heures, rien qu’en lecture, je ne parle mĂŞme pas des mini jeux (qui ne sont pas forcĂ©ment très intĂ©ressant cela dit) : c’est vite rentabilisĂ©, convenez le.

Et pour conclure sur Le sanglot des cigales, qui n’est pas vraiment la traduction du titre originale (qui donnerait plutĂ´t du genre “Quand les cigales pleurent”), mais qui est beaucoup plus irrĂ©sistible grâce Ă  son “sang” bien mis en Ă©vidence, je ne peux que vous le conseillez. Que vous ayez vu l’anime ou non, que vous soyez Ă  fond dans l’univers manga ou non, je suis certain qu’une grande majoritĂ© ne pourront qu’aimer.

Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Passons au roman de Suzumiya Haruhi. Mais si, cette sĂ©rie qui a fait fureur en 2006 (dĂ©cidĂ©ment) partout dans le monde sauf en France, oĂą le succès ne fut que mitigĂ© et portĂ© dans les cercles d’otaku les plus reculĂ©s (en tout cas au dĂ©but, ça s’est un peu plus agrandi depuis)… Donc, comme pour Higurashi, La mĂ©lancolie de Suzumiya d’Haruhi (Suzumiya Haruhi no Yuuutsu en vo), la sĂ©rie ne fut pas issue d’un manga, mais d’un autre support. Et naaaan, pas d’un visual novel non plus. Je l’ai dit juste avant, et c’est indiquĂ© dans le titre ! Oui, la sĂ©rie est issue d’un roman.
Pas d’un roman normalisĂ© comme chez nous, plutĂ´t d’un roman comme Les 12 royaumes ; Ă  comprendre, le roman est agrĂ©mentĂ© de quelques images.
Bref, le roman est sorti en 2009 (dĂ©cidĂ©ment, pareil qu’Higurashi), par les Ă©ditions Hachette, le 19 aoĂ»t 2009 pour ĂŞtre prĂ©cis.
Et ce fus un flop. Et la parution, après un seul tome, ne suivra plus.
Pourquoi ? C’Ă©tait si mauvais que ça ?
Les ventes, oui. Le reste, ça dépend.
Explications.

Je pense que plusieurs composantes sont Ă  mettre en cause.
La première, tout comme le vn d’Higurashi en fait (qui n’a pas bien marchĂ© non plus d’ailleurs), concerne la pub : inexistante. Certes, le fait de s’aventurer dans une zone inconnue en France peut faire peur et investir des milliers d’euros pour que rien ne ressorte au final ne serait pas forcĂ©ment judicieux, mais d’un autre cĂ´tĂ©, c’est un pari audacieux, et Ă  tout pari il faut un peu d’audace, que ni Abysse, ni Hachette n’ont eu (les Ă©diteurs respectifs de Le sanglot des cigales et du roman d’Haruhi).
En fait, pour les 2 Ĺ“uvres, j’ai appris par hasard leurs existences, pour le roman de Suzumiya, je ne l’ai appris que cette semaine, près d’un an après la sortie. Certes, je ne suis pas toutes les actualitĂ©s existantes non plus, mais j’en suis suffisamment pour me dire que l’aspect pub a vraiment Ă©tĂ© zappĂ©…
Mais Hachette a fait d’autres erreur, je pense.
Au niveau visuel déjà.

Voici la couverture originale (reprise aux USA) :
Roman Suzumiya

Voici maintenant la version française :
Roman Suzumiya

Je sais pas vous, mais moi, mĂŞme n’Ă©tant pas forcĂ©ment douĂ© concernant l’accroche aux couleurs, je trouve la couverture laide, limite repoussante.
Mais ce n’est pas tout. Le livre est mis dans la catĂ©gorie… Jeune fille, moins de 12 ans. Euh ?!
Loin de moi l’idĂ©e de systĂ©matiquement critiquer ce qu’Hachette a fait, mais j’estime que Haruhi, ce serait plutĂ´t tranche ado de type masculin, voir jeunes adultes.
Non pas que la série soit particulièrement compliquée ou bourrées de références, mais plutôt parce que son ambiance, globalement, fait partie de la japanimation.
Jugez plutôt : Kyon est un jeune homme qui débute le lycée. Orné du traditionnel uniforme, il se retrouve dans une classe dont beaucoup de têtes lui sont inconnues, même si il repère quelques anciens élèves de son collège.
C’est un jeune homme banal, qui n’a rien de spĂ©cial. Alors que le cours dĂ©bute, le prof donne rapidement la parole aux Ă©lèves pour qu’ils se prĂ©sentent. Les prĂ©sentations sont mollassonnes et d’une rĂ©gularitĂ© exemplaires. Vient son tour. Ayant appris son “texte” avant de se lancer, il passe sans trop de souci.
Vient le tour de sa voisine de derrière. Qui annonce fièrement qu’elle s’appelle Haruhi Suzumiya, et qu’elle ne parlera qu’avec des extraterrestres, homme venu du futur ou possĂ©dant des supers pouvoirs.
Dès lors, elle ne parlera avec quasiment personne, vivant recluse dans son coin, malgrĂ© ses excellents rĂ©sultats et son physique Ă  tout Ă©preuves. Mais un jour, Kyon lui parle de sa coupe de cheveux, qui change tout les jours. C’est Ă  ce moment prĂ©cis qu’une sorte de lien se crĂ©era entre lui et elle, pour le plus grand dĂ©sarroi de Kyon…

Oui, désolé, mon résumé est merdique.
Mais pour faire doublement clair : le 1er roman retranscrit TOUTE la saison 1 de l’anime, dans l’ordre (comprenne qui pourra).
Et si j’estime que le roman -et la sĂ©rie- est plus pour les ados masculins, c’est pour deux raisons. Premièrement, le hĂ©ros est un peu entourĂ© de filles, c’est plus typĂ© “shonen” que “shojo”.
Secondo, et c’est, je pense, le point important qu’Hachette aurait du ne pas oublier, c’est que nous ne sommes pas au Japon.
C’est con Ă  dire, je le conçois, mais le roman ne parle que de la vie scolaire de notre hĂ©ros. Et la scolaritĂ© française est bien diffĂ©rente : pas d’uniforme, pas de club, pas de dĂ©lĂ©guĂ©e qui a un rĂ´le important… Et ça ne s’arrĂŞte pas que la. Suzumiya possède aussi plein de rĂ©fĂ©rences de type ecchi que nous n’avons pas ici : le fantasme de la soubrette, de la lapine (vous avez bien lu), de la scène “je te prend la main”, etc.

Pour rĂ©sumĂ© ce que je veux dire, pour apprĂ©cier pleinement cette sĂ©rie, il faut dĂ©jĂ  avoir une certaine expĂ©rience en la matière, connaĂ®tre les mĹ“urs japonais et s’en dĂ©lecter.

Et pour finir dans les erreurs, Hachette a supprimĂ© toutes les images. Ce point n’est pas spĂ©cialement très important, mais je prĂ©fère le souligner : pourquoi vouloir se diffĂ©rencier de l’Ĺ“uvre originale ? Pour en faire quelque chose de plus normalisĂ© ?
Erreur je pense, vu que les non initiĂ©s ne pourront pas forcĂ©ment se retrouver dans le roman, reste les initiĂ©s, les fans, qui verront dans cet acte une sorte de profanation. Enfin, je suppose, personnellement, ce cĂ´tĂ© ci ne m’a pas vraiment dĂ©rangĂ©.

Voilà du côté des erreurs faites.
Mais au final, que vaut ce roman ? Eh bien, j’ai bien aimĂ©. Je suis mĂŞme déçu que sa suite ne verra pas de sitĂ´t le jour. En effet, la traduction y est excellente, avec en plus quelques notes pour mieux nous faire comprendre l’univers du Japon. C’est bien Ă©crit, agrĂ©able Ă  lire, plutĂ´t passionnant… Je l’ai lu en 2 jours, preuve que j’ai bien aimĂ©.
Car ne vous y trompez pas : mĂŞme si j’avais bien aimĂ© l’anime, je n’en suis pas un fan ultime, mon avis, de ce cĂ´tĂ©, est donc plus partiale qu’un autre, je pense.
Et malgrĂ© cela, j’ai vraiment bien aimĂ© et ça m’a fait plaisir de retrouver l’histoire de l’Ă©nergĂ©tique Haruhi, mĂŞme si je la connaissais dĂ©jĂ . Car comme dit plus haut, ce 1er roman est la retranscrition intĂ©grale de la 1ère saison. Pas de surprise de de cĂ´tĂ©.

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En conclusion de ce billet (qui va avoir plus de 2000 mots :o ), ces 2 Ĺ“uvres, Le sanglot des cigales et La mĂ©lancolie d’Haruhi Suzumiya, bien que pas très courant Ă  nos yeux de petits occidentaux, sont très bons, voir excellents. Je ne peux que vous conseillez de vous les procurez et de les lire, surtout si vous ĂŞtes fans des sĂ©ries qui ont Ă©tĂ© crĂ©es par la suite.
Bien sĂ»r, le cĂ´tĂ© “je connais l’histoire” pourra rebuter certaines personnes, mais je vous assure que vous y trouverez des nouveaux Ă©lĂ©ments, et rien que pour encourager ce genre de pratique, j’estime que tout fan d’animes ou/et ou de mangas se doit de le faire. Car en plus d’encourager ce genre de pratique, vous y dĂ©couvrirez une qualitĂ© exemplaire.
Il est Ă©vident que je n’encouragerais pas ce genre de pratique si la qualitĂ© finale est mauvaise ou pire encore, que la sĂ©rie originale soit mauvaise ^^

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Car oui, il faut le dire : Umineko est moins bien qu’Higurashi. Mais pourquoi ? C’est d’autant plus Ă©tonnant puisque les auteurs sont les mĂŞmes, et que, logiquement, ils devraient ĂŞtre beaucoup plus rodĂ©s sur l’intrigue.

Mais pour commencer, il faut mentionner les points où Umineko est supérieur à Higurashi.
Le premier point, le plus flagrant, c’est, forcĂ©ment, le graphisme. Enfin on a droit Ă  des personnages dignes de ce nom, qui font plus “vrai” qu’Higurashi. Après, l’on pourra critiquer le choix des costumes, qui va de pire en pis il faut bien l’admettre, mais ça reste “classieux”. A peu près.

Lucifer

Le second point, c’est qu’Umineko va beaucoup plus loin qu’Higurashi, Ă  certains points de vue : de 4 suspectes, on passe Ă  18. LĂ , on ne peut pas dire qu’ils ont fait dans la demi-mesure, et tant mieux.

Passons aux points Ă©quivalents… Comment ça, vous attendiez d’autres points supĂ©rieurs Ă  Higurashi ? DĂ©solĂ©, je n’en ai pas d’autres sous la main… Les points Ă©quivalents, ou plutĂ´t, LE point Ă©quivalent, c’est… *roulements de tambours* les musiques ! Oui, bien que d’une ambiance totalement diffĂ©rente, que ce soit pour Umineko ou Higurashi, les musiques sont sublimes et collent parfaitement Ă  chaque ambiance.
Higurashi a mis dans le mille pour chacune des saisons, Umineko, que ce soit l’opening ou l’ending, tape aussi dans le mille, ambiance retranscrite garantie.

Bien, passons au gros de l’article, c’est Ă  dire, le pourquoi qu’Umineko est moins bien qu’Higurashi, et je rajoute “en anime”. Car il se peut que le Visual novel soit meilleur qu’Higurashi, ou Ă©quivalent niveau qualitĂ©, mais je ne peux en aucun cas comparer le Visual novel, puisque, de un, je n’ai lu que 2 chapitres pour Higurashi (disponible Ă  la vente en français je rappelle), et de deux, je n’ai pas lu une seule ligne d’Umineko.
Ceci dit, j’ai eu quelques Ă©chos comme quoi le Visual novel est beaucoup plus profond.

On en arrive au problème principal. Higurashi (vous m’excuserez par ailleurs de ne pas mettre Ă  chaque fois le titre en entier) fut la copie conforme du Visual novel -ou presque. Umineko saute apparemment pas mal d’Ă©tapes, ce qui lui vaut une histoire moins creusĂ©e. Un comble, quand on sait qu’il y’a 4 fois plus de suspects potentiels.
Seulement, alors qu’Higurashi se basait sur un arc, une histoire centrĂ©e sur un personnage, ici, impossible Ă  refaire, ou alors il aurait fallu plus de 40 Ă©pisodes rien que pour la saison 1.
Et on en arrive directement au second problème, Ă  savoir, et c’est logique, des personnages beaucoup moins fouillĂ©s en profondeur qu’Higurashi. Ben oui, on a pas le temps de s’attacher vraiment. A part Ă  Maria, qui Ă©nerve plus qu’autre chose au dĂ©but ou Ă  Battler, qui m’Ă©nerve aussi avec son cĂ´tĂ© je sais tout, et qui finalement ne creuse vraiment pas beaucoup, le reste des personnages n’est que survolĂ©s.

Le dernier gros problème d’Umineko, ce sont les parts de mystère et d’horreur, totalement absents, qui manquent cruellement Ă  la sĂ©rie.
Par rapport Ă  Higurashi, car, c’est normal, on a tendance Ă  comparer Ă  Higurashi, le mystère est absent. Pourquoi ? Car dans Higurashi, on ne sait rien, au dĂ©part. Le mystère y est diluĂ©, avec, au dĂ©but, 2-3 infos sur Yashiro-sama, mais rien de plus. A aucun moment, on ne sait si cette lĂ©gende est vraie ou non. A aucun moment, on ne voit Yashiro-sama. Et, comble du mystère, personne ne sait, pas mĂŞme les personnages.
Umineko, dès le premier Ă©pisode, on nous apprend l’existence de BĂ©atrice, et très rapidement, tout le monde va se rallier Ă  sa croyance. Pire : elle va apparaĂ®tre. Et on va nous balancer moults effets magiques, discrĂ©ditant tout aspect rĂ©el et sĂ©rieux de la sĂ©rie.
Le seul rempart, Ă  ce moment, c’est Battler. Mais lĂ  aussi, il y’a un souci : il s’oppose Ă  la croyance uniquement pour s’opposer. Il n’a absolument rien avec lui, pas d’indice, pas de preuve, rien.

Vous allez me dire, Ă  ce moment “oui mais les preuves, c’est toi qui doit les chercher”. Certes. Le concept est le mĂŞme qu’Higurashi finalement, mais franchement, alors qu’Higurashi faisait dans le rĂ©aliste tout le long, Umineko tombe rapidement dans le grotesque. Et personnellement, ça ne me donne pas du tout envie de chercher. En fait, je me suis creusĂ© les mĂ©ninges, mais qu’au premier arc. Après, plus envie. Actuellement, que je sache ou non la fin ne me dĂ©range absolument pas. Je la regarderais certainement, mais en aucun cas je la regarderais avec passion.
Non, parce qu’entre les illusions, les personnages apparues d’on ne sait oĂą, les armes magiques, les chambres closes, les serviteurs, les bunny girls (fallait oser), les sorcières et j’en passe, rien de tout cela ne me semble vraiment rĂ©el.

Car dans Umineko, dès le second Ă©pisode, on te le dit, on te l’assure mĂŞme : les sorcières et la magie existent !! Et on te le rabâche tout le temps, ce qui, personnellement, ne me donne pas envie de prouver le contraire. Dans Higurashi, on voulait connaĂ®tre le fin mot de l’histoire, le pourquoi du comment, car ça impliquait tout un village, toute une rĂ©gion au passĂ© mystĂ©rieux. Umineko, c’est une affaire d’une famille riche, 18 clampins, sur une Ă®le qui plus est.

Reste alors l’espoir que l’on puisse s’attacher Ă  un personnage, par peur ou par passion. Ben, non. La seule avec qui j’aurais pu m’attacher, c’est Maria (son cĂ´tĂ© kawaii), seulement, elle tombe rapidement dans le concept “soulante”, Ă  gueuler tout le temps et Ă  croire BĂ©atrice Ă  fond.
Les autres personnages sont de toutes façons anecdotiques. Battler m’Ă©nerve, Jessica n’a que peu de personnalitĂ©, Georges est fidèle au poste de gars Ă  lunettes (c’est Ă  dire, anodin). Reste les adultes, dont on ne sait que très peu de choses, et les domestiques, Shania, j’aimais plutĂ´t bien jusqu’au fameux Ă©pisode oĂą elle rencontre BĂ©atrice et lui fait vĹ“u de pouvoir aimer sans contrainte, la discrĂ©ditant de beaucoup Ă  mes yeux. Et puis, finalement, elle reste assez plate. Au niveau de la personnalitĂ© hein, sa poitrine ne l’Ă©tant pas vraiment ;)
Le dernier, Kanon, au dĂ©but je pensais que c’Ă©tait une nana. Puis, une fois que je me suis aperçu de mon erreur, j’ai rapidement appris Ă  le dĂ©tester cordialement, il ne sert absolument Ă  rien, et sa fâcheuse habitude de se traiter de meubles ne donne finalement qu’une seule envie : de l’encastrer dans un meuble, justement.
Mentionnons aussi le fait que dans Higurashi, beaucoup des personnages avaient des tics verbaux : Rena, Ă  rĂ©pĂ©ter la fin de phrase, Rika, ses Nipaah, Satoko, ses Nii Nii, etc. Cela renforçait le cĂ´tĂ© mignon des personnages et leur charisme, et, globalement, dans n’importe quel anime, c’est le cas.
Mais il y’a des exceptions. Ainsi, Umineko n’a plus qu’un personnage qui a un tic verbal : Maria. Et elle le fait tellement souvent qu’il Ă©nerve plus qu’autre chose.
Cela dit, je ne vais pas trop insister sur ce point, Ă  l’origine, les tics verbaux (notamment les “desu”) sont couramment utilisĂ©s par les enfants ; Umineko n’a qu’un seul enfant, c’est donc dans la logique des choses qu’on a pas Ă©normĂ©ment de tics verbaux, mais c’est c’est un peu dommage.
Bref, beaucoup de personnages, mais aucun, Ă  mes yeux, qui n’atteint n’importe quel personnage d’Higurashi.

Et le côté horreur ? Disparu. A pu. Pfiouuuu~
Le cĂ´tĂ© horreur, il y’en a deux en rĂ©alitĂ©, en gĂ©nĂ©ral : l’horreur pur, avec par exemple une dĂ©fenestration, avec morceaux de cervelles qui giclent, par exemple, et l’horreur d’ambiance, avec par exemple des monstres cachĂ©s dans la brume, pensez Ă  Silent Hill ou Alien.
Higurashi, ça mixait un peu les deux : l’horreur d’ambiance, avec des scènes extrĂŞmement froides, lĂ , le meilleur exemple reste Rena et son fameux “USO DA” :

mais aussi l’horreur pure et dure, avec des scènes de tortures assez dures.
Umineko, l’horreur d’ambiance, il va falloir rapidement l’oublier, puisque les scènes de “pĂ©tage de plomb” lorgnent plus du cĂ´tĂ© grotesque. Reste l’horreur pure ? Bip biiiiiip ! Bien qu’il y’ait des scènes crues, elles sont… CensurĂ©es. Gloups. Pas que je sois adepte de la chair et du sang, pas du tout, mais pour l’ambiance gĂ©nĂ©rale de la sĂ©rie, c’est totalement absurde de censurer ce genre de passage.
Et finalement, il ne reste pas grand chose Ă  l’horreur.
Et mĂŞme, finalement, il ne reste pas grand chose Ă  la sĂ©rie. L’envie de savoir si la magie existe ? MĂŞme pas, puisque, logiquement, elle n’existe pas, et si elle existerait bien, dans l’anime, l’anime en lui mĂŞme n’a plus de fondement. Savoir qui est le coupable ? Et comment tout ça est possible ?
Oui, ne reste que ces 2 questions, mais dont je n’ai pas spĂ©cialement envie de connaĂ®tre les rĂ©ponses ^^

Bref, Umineko, globalement, m’a déçu. Peut ĂŞtre que lors des rĂ©ponses, je serais bluffĂ©, c’est probable, mais il n’en reste pas moins que l’univers d’Umineko ne m’intĂ©resse pas autant que celui d’Higurashi. L’univers, les personnages, les mystères. C’est pourquoi je prĂ©fère me souvenir du studio 7th, la fabuleuse sage qu’est Higurashi et mettre de cĂ´tĂ© Umineko, mĂŞme si, pour le moment, Umineko n’est pas encore fini.

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