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Mes créations et points de vue

Bon eh bien voilĂ , mon aventure d’auteur vient de se terminer… Pour mieux commencer.

Vous ne comprenez pas ? Normal. Alors, je vais donc vous conter mon histoire d’auteur, ou plutĂ´t, d’essayiste. Depuis plusieurs annĂ©es, des lambeaux d’une histoire traine dans ma tĂŞte, lambeaux qui Ă©taient flous, mais tous dirigĂ©s vers un seul but. Alors, un jour, vers 2007-2008 si je me souviens bien, je me dĂ©cide Ă  coucher tout cela sur papier, et Ă  le structurer pour en faire une histoire cohĂ©rente.

Et en passant, je me souviens avoir bloquĂ© sur l’histoire Ă  un moment, avant d’ĂŞtre “dĂ©bloquĂ©” par un crash disque qui m’a obligĂ© Ă  tout recommencer. Vers 2008, un nouveau blocage se fait sentir, mais, m’auto-motivant pour (enfin) finir le livre, je le termine en l’annĂ©e 2009, vers l’Ă©tĂ©. Après plusieurs relectures, remaniements et corrections, le manuscrit est enfin terminĂ©. Je l’ai nommĂ© GaĂŻana, en l’hommage au hĂ©ros de l’histoire.

Et lĂ  dĂ©buta la seconde galère : trouver un Ă©diteur. A ce moment, deux solutions s’offrent Ă  moi : soit je me base sur mes connaissances et j’envoie le manuscrit aux Ă©diteurs que je connais, soit je me renseigne sur le sujet.
Alors, bon. Vous, par exemple. Citez moi des maisons d’Ă©ditions. Allez, hop ! Combien vous en avez ? 5 ? 7 ? 10 ?
Je doute que ce soit plus. Eh bien, de mon cĂ´tĂ©, pareil. Et ne nous leurrons pas : les nouveaux auteurs ont très peu de chance d’ĂŞtre sĂ©lectionnĂ© par les grandes maisons d’Ă©dition. Je me suis donc procurĂ© Audace, et ai pu halluciner devant le nombre impressionnants de maisons d’Ă©ditions. Avant d’envoyer au hasard, il va falloir faire le tri. Cela m’a pris quelques temps, forcĂ©ment, quelques jours, le temps de tout noter, mais globalement, je pense que l’investissement Ă©tait rentable.
Alors, oui, l’on pourra noter que livre, datant de 2005, peut ĂŞtre obsolète pour quelques maisons d’Ă©ditions, mais en gĂ©nĂ©ral, les maisons d’Ă©ditions n’ont pas changĂ©. Avec plus de 1000 maisons d’Ă©ditions, difficile de ne tomber que sur des obsolètes.

Bref. Donc, cette Ă©preuve passĂ©e, en voici une autre : l’envoi des manuscrits Ă  proprement parler. Car, oui, mon ouvrage est plutĂ´t long, plus de 300 pages avec les paragraphes en 1,5 comme prĂ©conisĂ©. Donc, il va falloir imprimer tout cela, puis faire relier. Après quelques recherches, je trouve enfin un libraire qui fait les reliures (mine de rien, c’est assez rare)… Puis Ă  trouver un emballage adĂ©quat, puis Ă  payer les frais de port qui sont assez Ă©levĂ©s (plus de 10€ pour chaque envoi) puis… Attendre.

Eh oui. Car lĂ , nous rentrons dans le cĹ“ur du problème. En moyenne, il vous faudra attendre 2-3 mois pour espĂ©rer avoir une rĂ©ponse. Oui oui, seulement espĂ©rer, car, Ă  l’instar des lettres de motivation, la rĂ©ponse ne vient que rarement. Sur la dizaine d’Ă©diteurs, j’ai du avoir un taux de 30-40% de rĂ©ponses.

Donc, je rĂ©sume : tu Ă©cris un livre avec tout ce que t’as. Tu dois chercher les Ă©diteurs susceptibles d’apprĂ©cier et de publier ton ouvrage, tu dois imprimer (les maisons d’Ă©ditions qui acceptent les fichiers via internet sont très rares), relier, envoyer par la poste, attendre 2 mois dans le meilleur des cas, et enfin, tu as ta rĂ©ponse. Souvent nĂ©gative. Pas toujours, non ! J’ai eu deux rĂ©ponses positives. J’y reviendrais. Donc, tu reçois ta rĂ©ponse nĂ©gative, t’es bien dĂ©goutĂ© d’avoir attendu pour rien, et tu perds un temps Ă©norme Ă  devoir tout refaire. Car, ne nous leurrons pas : pour limiter les coĂ»ts, en papier, timbres, emballages, frais de port, on tente de limiter les envois, et puis, ce sera idiot d’envoyer Ă  100 maisons d’Ă©ditions en mĂŞme temps, si 50 acceptent, que feriez vous ? Alors, certes, on peut rĂŞver, mais quant mĂŞme.
Donc, tu reçois ta réponse négative, et en plus, on te demande de payer les frais de port si tu veux récupérer ton ouvrage. Si tu ne le fais pas, ton ouvrage sera détruit. Classe.
Alors, soit vous rĂ©cupĂ©rer votre ouvrage avec des frais de port et un temps d’attente plus ou moins long, soit vous devez tout rĂ©imprimez et relier, ce qui coĂ»te certainement la mĂŞme chose, au final. Bref.

Ah oui, donc. Les 2 rĂ©ponses positives. Premier Ă©diteur, première rĂ©ponse positive. La classe ! Un petit hic, cependant : on me demande 4600€ de participation aux frais. Eh oui, c’est un compte d’auteur.
Un compte d’auteur, c’est quoi ? C’est ça. “C’est donc l’auteur qui paie les frais d’impression et de publicitĂ© de son livre.”
Donc non seulement tu Ă©cris ton livre, tu paies les frais d’impression, et tu fais la publicitĂ© ? Et pour ça, on te reversera une misère pour tes droits d’auteurs. RentabilitĂ© ? NĂ©gative, mon capitaine ! A moins qu’en plus d’ĂŞtre un Ă©crivain nĂ©, vous ne soyez un vendeur de gĂ©nie. N’Ă©tant ni l’un, ni l’autre, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© passĂ©.

Le second, c’Ă©tait pareil au final, mais pour “seulement” 3000€. Youpi.
Comme je lui ai dit, mon but n’a jamais Ă©tĂ© de me faire publier contre vents et marĂ©es. Si aucun Ă©diteur n’a voulu de mon livre, c’est que mon ouvrage est mauvais, ou qu’il ne rentre pas dans les termes rentables que les maisons d’Ă©ditions se doivent d’avoir. Ou les deux.
“Le reproche le plus frĂ©quent Ă  l’encontre de l’Ă©dition Ă  compte d’auteur est d’ĂŞtre choisie par des auteurs n’ayant pas rĂ©ussi, ayant Ă©tĂ© refusĂ©s, ou n’ayant pas voulu passer par un Ă©diteur professionnel qui prend en charge les frais de publication et de publicitĂ©.”
C’est tout Ă  fait cela. Je ne veux pas ĂŞtre vaniteux, et surtout, je ne veux pas dĂ©pensĂ© une fortune pour faire croire que je suis un auteur publiĂ©.

Alors, j’allais laissĂ© tomber. Ah, oui, en passant, pendant GaĂŻana, j’avais Ă©cris un autre ouvrage, La vĂ©ritĂ© des gains online, qui s’appuyait sur mon expĂ©rience dans le domaine, que j’ai vendu en format E-book. Flop. J’ai Ă©cris un autre livre, se basant sur la publicitĂ©, que je n’avais pas terminĂ©, et un autre encore sur la nature. Et un autre plus gĂ©nĂ©raliste, mais ceux-ci n’ont pas Ă©tĂ© terminĂ©, pour des raisons et d’autres.
Bref, vu la galère que c’Ă©tait, je m’Ă©tais alors dit “bon ben, tiroirs !”.
Et, par un heureux hasard, voilĂ  que je tombe sur une vidĂ©o -ou un lien, je ne sais plus- qui parle d’Amazon Kindle. Amazon kindle, c’est quoi ? Une liseuse sans fil. En clair, c’est une sorte de tablette qui vous permet de lire de façon plus pratique et interactive qu’un livre classique. Et ça permet d’en stocker des centaines, pour une batterie qui dure plusieurs semaines.
Les liseuses, un peu dans la veine de l’I-pad, mais en beaucoup moins cher, sont vouĂ©s Ă  remplacer les livres dans un futur proche. Alors, soyons clairs : tout comme internet n’a pas remplacĂ© ni les journaux, ni la tĂ©lĂ©, ni la radio, les liseuses ne vont pas remplacer entièrement les livres.
DĂ©jĂ , parce que les livres existent en très très grande quantitĂ©, et que certains ont pris de la valeur. Ensuite, parce que beaucoup prĂ©fĂ©reront sentir la texture et l’odeur du papier. Et puis, mĂŞme si internet & co sont bien intĂ©grĂ©s de par chez nous, n’oublions pas que bien des pays et des gens n’ont pas accès Ă  toutes ces nouvelles technologies.

Mais quant même. Amazon Kindle se vend plutôt bien, très bien même, les e-book ne sont pas en reste, surtout aux États-Unis cela dit.
Donc, une progression de plus de 40% par an, ça reprĂ©sente quant mĂŞme beaucoup. Et puis, mĂŞme si le volume peut paraĂ®tre faible par rapport aux livres papiers, il faut bien comprendre que ce marchĂ© est nouveau et pas vraiment connu… Donc la marge de progression ne sera que croissante.

Mais au fait, pourquoi je vous parle de cela ? Cela fait dĂ©jĂ  plusieurs mois que je possède cette tablette, alors, pourquoi un lien parlant d’elle me ferait reprendre espoir pour mes livres ?
Eh bien, c’est très simple. Depuis peu, Amazon donne la possibilitĂ©… De rajouter nos Ĺ“uvres sur sa boutique. Si si. Et, en plus de pouvoir avoir accès Ă  la plate forme #1 des ventes, tout le reste n’est qu’avantages :

- fini la sélection des éditeurs
- fini les frais de port
- terminĂ© les dĂ©lais d’attente de 2 mois, en moins d’une semaine, votre livre est acceptĂ©
- A la poubelle les droits d’auteurs de 10% et les paiements qui s’effectuent une fois l’annĂ©e, lĂ , on peut choisir entre 30 et 70% de marge, pour un paiement en quelques semaines
- inutile d’aller chercher Ă  faire de la publicitĂ© : Amazon le fait Ă  votre place, par ses suggestions, ses nouveaux produits, ses commentaires, ses notes et ses Adwords qu’il gère lui-mĂŞme
- rien à gérer, pas de plainte, pas de retour, rien de rien

En conclusion… Eh bien, c’est très simple : cette plate forme gomme tout les inconvĂ©nients des maisons d’Ă©ditions. C’est bien simple : ça les rend obsolète, oui, carrĂ©ment.

Alors, on pourra m’objecter que la quantitĂ© va faire place Ă  la qualitĂ©, et lĂ , je vous rĂ©torquerai sans pitiĂ© que, pour les livres, c’est dĂ©jĂ  le cas depuis bien longtemps. J’ai pu lire des dizaines de livres, mangas, bd, mais aussi romans, policiers, etc qui sont bien mauvais. J’ai mĂŞme dĂ©jĂ  lu des livres très mal Ă©crits, mais Ă©ditĂ©s pour faire le buzz, clairement.

Alors, oui, ça supprime toute objectivitĂ© dans la sĂ©lection des livres, et ça pourra faire gonfler des chevilles qui n’en mĂ©ritait pas tant.
Mais, et alors ? Personne ne va rien y perdre. Si personne n’achète, rien ne sera gaspillĂ©, ni papier, ni temps. Et l’auteur verra bien que son livre est un flop. Sauf que cette fois, il pourra passer Ă  autre chose.

Alors, oui, effectivement, j’ai franchi le pas, et me voici maintenant auteur, mouahahahahaha !!!
Non, je plaisante. Comme dit prĂ©cĂ©demment, se faire Ă©diter juste pour se faire Ă©diter, ce n’est pas ma tasse de thĂ©, et mĂŞme si je suis, d’une certaine manière, satisfait de voir mes livres en commerce, ce n’est pas pour autant que je vais me prendre pour un auteur. Si mes livres atteignent les 2000 ventes, lĂ , on pourra commencer Ă  discuter. Car, 2000 ventes, ce sont les ventes moyennes des bouquins, qui est dĂ©jĂ  considĂ©rĂ© comme rentable pour les maisons d’Ă©ditions.

Et donc, voici mes ouvrages détaillés !

- La vérité des gains internet (2,68€) : vous avez envie de savoir si internet peut être rentable ? Cet e-book vous dévoile tout les secrets des recettes miracles censées vous rendre riche.

- GaĂŻana (2,99€) : un livre d’aventures/fantastique/contemporain.
Marc est un jeune homme comme les autres. Au dĂ©tail près qu’il se sent incompatible avec la sociĂ©tĂ©. En effet, rapidement, et malgrĂ© tout ses efforts, il ne se sentira jamais en phase avec le monde qui l’entoure, prĂ©fĂ©rant toujours la nature, l’environnement, la solitude.
Un jour, alors qu’il s’Ă©tait retirĂ© dans ce qu’il pensait ĂŞtre la nature, il rĂ©alise que les ĂŞtres humains ont conditionnĂ© la plupart des parcelles de forĂŞts publiques, et ne s’y sens pas autant Ă  l’aise qu’il n’espĂ©rait. Il va subir un douloureux mal de crâne, et va pratiquement sombrer dans le coma. Reprenant petit Ă  petit de cet incident, il va bien vite se retrouver Ă  nouveau en forĂŞt. LĂ , non seulement il entendra des voix, mais son mal de crâne reprendra, plus intense encore…
Un contact mental, profond, aura lieu en lui : un ĂŞtre qui se dĂ©crit comme l’âme de GaĂŻa va ainsi lui demander son aide, et pour ce faire, lui donnera des pouvoirs…

Est-ce vraiment GaĂŻa, notre Terre, qui l’a contactĂ© ? Que pourra faire Marc ? Quels pouvoirs a t-il obtenus ? Qu’en fera t-il ? Le voici devant un futur bien incertain.

- Le guide de la publicitĂ© (0,89€) : celui-ci, je l’avais commencĂ© il y’a quelques temps, et finalisĂ© Ă  90%. Pour une raison inconnue, je ne l’avais jamais terminĂ©. Je me suis donc attelĂ© Ă  la tâche pour le finaliser.
Ce guide va donc vous décrire toutes les méthodes pour faire de la publicité via internet, gratuitement ou moyennement argent.

VoilĂ  voilĂ , n’hĂ©sitez pas Ă  m’en dire ce que vous en pensez. Et si vous avez des livres que vous avez Ă©crit, n’hĂ©sitez pas Ă  utiliser cette plate forme pleine d’avenir, ça ne prend que quelques minutes pour vous inscrire et mettre en vente vos livres, quelques heures pour qu’ils soient validĂ©s !

Popularity: 7% [?]

Ça c’est du titre.
Oui, je vais vous parler de ces 2 Ĺ“uvres pour m’attirer un max de visiteurs parce que j’estime que les 2 mĂ©ritent un billet. Et je pensais dĂ©jĂ  en avoir fait pour Le Sanglot des cigales en fait. (edit : en fait, j’en avais bel et bien dĂ©jĂ  fait un ici mais il parle plus de l’anime donc on va faire comme si de rien n’Ă©tait)

Je vais donc commencer par le sanglot des cigales. HonnĂŞtement, je commence Ă  ne plus avoir d’idĂ©es, j’ai Ă©cris tellement de messages sur diffĂ©rents forums, mails et blog dessus… Bref.
Le sanglot des cigales est la traduction de Higurashi no Naku Koro ni. J’imagine que beaucoup de personnes connaissent ; c’est un anime sorti en 2006, qui a eu une saison 2 et mĂŞme des oav, mais pas grâce au succès, plutĂ´t pour clore la sĂ©rie toute entière.
En fait, Higurashi a Ă©tĂ© adaptĂ© d’un visual novel. Un visual novel, c’est une sorte de livre animĂ©, Ă  lire sur son pc. Tu lis le texte selon ton rythme, il est agrĂ©mentĂ© de fonds fixes ainsi que des personnages, pas forcĂ©ment super beau, mais le plus important Ă©tant leurs rĂ©actions, et tu as mĂŞme droit Ă  des musiques selon l’ambiance.

Pourquoi un visual novel ? Il faut savoir que l’auteur a dĂ©butĂ© la sĂ©rie en mĂŞme temps qu’un “vrai” travail, il Ă©tait seul, n’avait ni trop de temps ni trop de moyens, et, au Japon, un des meilleurs support Ă  ce moment reste le visual novel : inutile d’ĂŞtre pro ni d’ĂŞtre riche.
Et au fil des annĂ©es (2 chapitres par an), le succès fut grandissant… A tel point que l’anime est arrivĂ© et que l’auteur a quittĂ© son prĂ©cĂ©dent emploi.
Et un homme courageux, pbsaffran (c’est son pseudo hein), a entrepris de tout traduire tout seul. Mieux : il a Ă©tĂ© jusqu’Ă  demander toutes les autorisations prĂ©alables pour diffuser tout cela lĂ©galement. Car la plupart des projets de ce type sont faits par une team qui va par la suite diffuser son travail via internet ; lĂ , ce n’est pas le cas et il existe un produit concret.
Et voilĂ  Le Sanglot des cigales.

Comme pour l’Ĺ“uvre originale, il y’aura 4 dvds, chaque dvds contenant 2 chapitres. Le 1er tome est sorti fin novembre Ă  l’occasion d’une convention, et a Ă©tĂ© depuis repris dans quelques magasins (dont Tout d’Asie, bah oui, je prĂŞche pour ma paroisse hein). Le second devrait sortir cette annĂ©e (noter l’utilisation judicieuse du conditionnel).

Personnellement, je l’ai pris pour 2 raisons, Ă  la base : de une, j’ai adorĂ© la sĂ©rie et quelque chose qui la complète m’est bienvenue ; de deux, je voulais contribuer Ă  ce genre d’initiative, trop rares en France hĂ©las.
Mais une troisième composante arriva bien vite. En effet, je me suis rapidement fait happĂ© dans l’histoire, Ă  nouveau. Car oui, j’avais tout vu au niveau anime d’Higurashi, je connais donc la fin, la solution, les mystères, les personnages, tout quoi.
Mais malgrĂ© ça, en moins de 5 minutes, me revoici dans l’univers impitoyable d’Hinamizawa…
Je ne vais pas encore une fois dĂ©voiler l’histoire ici, ou du moins, pas en dĂ©tail.
En gros, vous prenez la place de Keiichi, un élève de collège banal, qui vient de déménager à Hinamizawa, petite ville pittoresque du Japon.
L’intĂ©gration, malgrĂ© du fait qu’il vienne de Tokyo, est rapide, et se lie d’amitiĂ© avec 4 copines : Rena, Mion, Rika et Satoko. Ils n’ont pas le mĂŞme âge puisque l’Ă©cole ne possède qu’une seule classe, mais leur complicitĂ© est Ă©norme.
Pendant près d’un mois, tout se passe sans aucune embuche. Mais un jour, au cours d’une conversation, Keiichi apprend qu’une tragĂ©die s’est dĂ©roulĂ©e dans le village : un meurtre par dĂ©membrement. Curieux, il voudra en apprendre plus, mais rĂ©alisera bien vite que mĂŞme ses meilleures copines ne veulent rien dire sur le sujet, ou ne peuvent rien dire….

Je vous rassure, le visual novel a la mĂŞme histoire que l’anime. C’est mĂŞme l’inverse :)
En fait, je suis littĂ©ralement tombĂ© sous le charme de ce vn (abrĂ©gĂ©e de visual novel, suivez un peu !). L’ambiance, malgrĂ© l’handicape de ne pas y’avoir d’animation, est au moins aussi poussĂ©e que dans l’anime, si ce n’est plus. Les musiques, bien qu’il n’y ait rien de chantĂ©, sont tout aussi captivantes que l’anime, voir meilleures, la sĂ©rie en est d’autant plus profonde et certaines parties du vn ne sont pas prĂ©sentes dans l’anime, nous immergeant d’autant plus dans la lecture.
En clair : fans de Higurashi, foncez. MĂŞme si vous n’ĂŞtes pas forcĂ©ment fan de la première heure, je vous assure que vous vous laisserez porter dans l’ambiance, le vn Ă©tant supĂ©rieur Ă  l’anime (ca y’est, je l’ai dit… Mais l’anime reste malgrĂ© tout excellent).
Et pour les personnes qui n’ont pas vu l’anime : laissez vous tenter par le visual novel. Et combien d’heures de “jeu”, allez vous me demandez ?
HonnĂŞtement, je pensais 5-10 heures Ă  tout casser. Comptez plutĂ´t 15-20 heures, rien qu’en lecture, je ne parle mĂŞme pas des mini jeux (qui ne sont pas forcĂ©ment très intĂ©ressant cela dit) : c’est vite rentabilisĂ©, convenez le.

Et pour conclure sur Le sanglot des cigales, qui n’est pas vraiment la traduction du titre originale (qui donnerait plutĂ´t du genre “Quand les cigales pleurent”), mais qui est beaucoup plus irrĂ©sistible grâce Ă  son “sang” bien mis en Ă©vidence, je ne peux que vous le conseillez. Que vous ayez vu l’anime ou non, que vous soyez Ă  fond dans l’univers manga ou non, je suis certain qu’une grande majoritĂ© ne pourront qu’aimer.

Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Le sanglot des cigales

Passons au roman de Suzumiya Haruhi. Mais si, cette sĂ©rie qui a fait fureur en 2006 (dĂ©cidĂ©ment) partout dans le monde sauf en France, oĂą le succès ne fut que mitigĂ© et portĂ© dans les cercles d’otaku les plus reculĂ©s (en tout cas au dĂ©but, ça s’est un peu plus agrandi depuis)… Donc, comme pour Higurashi, La mĂ©lancolie de Suzumiya d’Haruhi (Suzumiya Haruhi no Yuuutsu en vo), la sĂ©rie ne fut pas issue d’un manga, mais d’un autre support. Et naaaan, pas d’un visual novel non plus. Je l’ai dit juste avant, et c’est indiquĂ© dans le titre ! Oui, la sĂ©rie est issue d’un roman.
Pas d’un roman normalisĂ© comme chez nous, plutĂ´t d’un roman comme Les 12 royaumes ; Ă  comprendre, le roman est agrĂ©mentĂ© de quelques images.
Bref, le roman est sorti en 2009 (dĂ©cidĂ©ment, pareil qu’Higurashi), par les Ă©ditions Hachette, le 19 aoĂ»t 2009 pour ĂŞtre prĂ©cis.
Et ce fus un flop. Et la parution, après un seul tome, ne suivra plus.
Pourquoi ? C’Ă©tait si mauvais que ça ?
Les ventes, oui. Le reste, ça dépend.
Explications.

Je pense que plusieurs composantes sont Ă  mettre en cause.
La première, tout comme le vn d’Higurashi en fait (qui n’a pas bien marchĂ© non plus d’ailleurs), concerne la pub : inexistante. Certes, le fait de s’aventurer dans une zone inconnue en France peut faire peur et investir des milliers d’euros pour que rien ne ressorte au final ne serait pas forcĂ©ment judicieux, mais d’un autre cĂ´tĂ©, c’est un pari audacieux, et Ă  tout pari il faut un peu d’audace, que ni Abysse, ni Hachette n’ont eu (les Ă©diteurs respectifs de Le sanglot des cigales et du roman d’Haruhi).
En fait, pour les 2 Ĺ“uvres, j’ai appris par hasard leurs existences, pour le roman de Suzumiya, je ne l’ai appris que cette semaine, près d’un an après la sortie. Certes, je ne suis pas toutes les actualitĂ©s existantes non plus, mais j’en suis suffisamment pour me dire que l’aspect pub a vraiment Ă©tĂ© zappĂ©…
Mais Hachette a fait d’autres erreur, je pense.
Au niveau visuel déjà.

Voici la couverture originale (reprise aux USA) :
Roman Suzumiya

Voici maintenant la version française :
Roman Suzumiya

Je sais pas vous, mais moi, mĂŞme n’Ă©tant pas forcĂ©ment douĂ© concernant l’accroche aux couleurs, je trouve la couverture laide, limite repoussante.
Mais ce n’est pas tout. Le livre est mis dans la catĂ©gorie… Jeune fille, moins de 12 ans. Euh ?!
Loin de moi l’idĂ©e de systĂ©matiquement critiquer ce qu’Hachette a fait, mais j’estime que Haruhi, ce serait plutĂ´t tranche ado de type masculin, voir jeunes adultes.
Non pas que la série soit particulièrement compliquée ou bourrées de références, mais plutôt parce que son ambiance, globalement, fait partie de la japanimation.
Jugez plutôt : Kyon est un jeune homme qui débute le lycée. Orné du traditionnel uniforme, il se retrouve dans une classe dont beaucoup de têtes lui sont inconnues, même si il repère quelques anciens élèves de son collège.
C’est un jeune homme banal, qui n’a rien de spĂ©cial. Alors que le cours dĂ©bute, le prof donne rapidement la parole aux Ă©lèves pour qu’ils se prĂ©sentent. Les prĂ©sentations sont mollassonnes et d’une rĂ©gularitĂ© exemplaires. Vient son tour. Ayant appris son “texte” avant de se lancer, il passe sans trop de souci.
Vient le tour de sa voisine de derrière. Qui annonce fièrement qu’elle s’appelle Haruhi Suzumiya, et qu’elle ne parlera qu’avec des extraterrestres, homme venu du futur ou possĂ©dant des supers pouvoirs.
Dès lors, elle ne parlera avec quasiment personne, vivant recluse dans son coin, malgrĂ© ses excellents rĂ©sultats et son physique Ă  tout Ă©preuves. Mais un jour, Kyon lui parle de sa coupe de cheveux, qui change tout les jours. C’est Ă  ce moment prĂ©cis qu’une sorte de lien se crĂ©era entre lui et elle, pour le plus grand dĂ©sarroi de Kyon…

Oui, désolé, mon résumé est merdique.
Mais pour faire doublement clair : le 1er roman retranscrit TOUTE la saison 1 de l’anime, dans l’ordre (comprenne qui pourra).
Et si j’estime que le roman -et la sĂ©rie- est plus pour les ados masculins, c’est pour deux raisons. Premièrement, le hĂ©ros est un peu entourĂ© de filles, c’est plus typĂ© “shonen” que “shojo”.
Secondo, et c’est, je pense, le point important qu’Hachette aurait du ne pas oublier, c’est que nous ne sommes pas au Japon.
C’est con Ă  dire, je le conçois, mais le roman ne parle que de la vie scolaire de notre hĂ©ros. Et la scolaritĂ© française est bien diffĂ©rente : pas d’uniforme, pas de club, pas de dĂ©lĂ©guĂ©e qui a un rĂ´le important… Et ça ne s’arrĂŞte pas que la. Suzumiya possède aussi plein de rĂ©fĂ©rences de type ecchi que nous n’avons pas ici : le fantasme de la soubrette, de la lapine (vous avez bien lu), de la scène “je te prend la main”, etc.

Pour rĂ©sumĂ© ce que je veux dire, pour apprĂ©cier pleinement cette sĂ©rie, il faut dĂ©jĂ  avoir une certaine expĂ©rience en la matière, connaĂ®tre les mĹ“urs japonais et s’en dĂ©lecter.

Et pour finir dans les erreurs, Hachette a supprimĂ© toutes les images. Ce point n’est pas spĂ©cialement très important, mais je prĂ©fère le souligner : pourquoi vouloir se diffĂ©rencier de l’Ĺ“uvre originale ? Pour en faire quelque chose de plus normalisĂ© ?
Erreur je pense, vu que les non initiĂ©s ne pourront pas forcĂ©ment se retrouver dans le roman, reste les initiĂ©s, les fans, qui verront dans cet acte une sorte de profanation. Enfin, je suppose, personnellement, ce cĂ´tĂ© ci ne m’a pas vraiment dĂ©rangĂ©.

Voilà du côté des erreurs faites.
Mais au final, que vaut ce roman ? Eh bien, j’ai bien aimĂ©. Je suis mĂŞme déçu que sa suite ne verra pas de sitĂ´t le jour. En effet, la traduction y est excellente, avec en plus quelques notes pour mieux nous faire comprendre l’univers du Japon. C’est bien Ă©crit, agrĂ©able Ă  lire, plutĂ´t passionnant… Je l’ai lu en 2 jours, preuve que j’ai bien aimĂ©.
Car ne vous y trompez pas : mĂŞme si j’avais bien aimĂ© l’anime, je n’en suis pas un fan ultime, mon avis, de ce cĂ´tĂ©, est donc plus partiale qu’un autre, je pense.
Et malgrĂ© cela, j’ai vraiment bien aimĂ© et ça m’a fait plaisir de retrouver l’histoire de l’Ă©nergĂ©tique Haruhi, mĂŞme si je la connaissais dĂ©jĂ . Car comme dit plus haut, ce 1er roman est la retranscrition intĂ©grale de la 1ère saison. Pas de surprise de de cĂ´tĂ©.

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En conclusion de ce billet (qui va avoir plus de 2000 mots :o ), ces 2 Ĺ“uvres, Le sanglot des cigales et La mĂ©lancolie d’Haruhi Suzumiya, bien que pas très courant Ă  nos yeux de petits occidentaux, sont très bons, voir excellents. Je ne peux que vous conseillez de vous les procurez et de les lire, surtout si vous ĂŞtes fans des sĂ©ries qui ont Ă©tĂ© crĂ©es par la suite.
Bien sĂ»r, le cĂ´tĂ© “je connais l’histoire” pourra rebuter certaines personnes, mais je vous assure que vous y trouverez des nouveaux Ă©lĂ©ments, et rien que pour encourager ce genre de pratique, j’estime que tout fan d’animes ou/et ou de mangas se doit de le faire. Car en plus d’encourager ce genre de pratique, vous y dĂ©couvrirez une qualitĂ© exemplaire.
Il est Ă©vident que je n’encouragerais pas ce genre de pratique si la qualitĂ© finale est mauvaise ou pire encore, que la sĂ©rie originale soit mauvaise ^^

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